Visite du parc géothermique de Wai-O-Tapu, des profondeurs de la Nouvelle-Zélande dans les Waitomo Caves, du célèbre village des Hobbits et des beautés du nord de l’île du Nord

Visite du parc géothermique de Wai-O-Tapu, des profondeurs de la Nouvelle-Zélande dans les Waitomo Caves, du célèbre village des Hobbits et des beautés du nord de l’île du Nord

C’est bel et bien notre dernier article sur les joyaux de la Nouvelle-Zélande et on va vraiment mettre le paquet parce qu’il y a énormément à découvrir, vous le verrez bien assez tôt. À peine nous avons quitté les chutes d’Huka Falls aux portes de la région de Waikato, nous continuons légèrement au nord vers LA région géo-thermale au doux nom de Wai-O-Tapu. Et on observe déjà ce changement d’atmosphère au vu des nombreuses fumerolles qui émanent des sols, rien que ça c’est déjà très impressionnant, un vrai sauna extérieur.

Doux nom mais une fois arrivés dans le parc, on était un peu comme ça :

Oui, parce que ce genre d’endroit, c’est réputé pour sentir les œufs pourris :D. Ce parc, qu’on appelle le Yellowstone de Nouvelle-Zélande, est situé sous deux plaques tectoniques qui se chevauchent et qui créent ainsi une activité volcanique intense. Le point négatif de ce parc, c’est son prix de 33 $NZ par personne soit 20€. Nous avons eu la chance de trouver une petite réduction sur le site Backpackerdeals, c’est pas énorme mais nous paierons finalement 34€ pour nous 2.

Avant de commencer la visite et parce qu’il fait pas très beau, nous décidons de nous poser dans une auberge pour 2 nuits, exactement à la Wai-O-Tapu Tavern qui fournit douche et électricité pour 20 $NZ la nuit par véhicule. Voilà donc notre 6ème camping payant (si je compte bien).

Après avoir bien glandé, rechargé les batteries, tout ça tout ça, nous profitons d’un rayon de soleil en cette journée pluvieuse pour nous rendre à la Kerosene Creek qui fournit des piscines naturelles à une température super agréable. L’endroit est assez convoité mais vaut tout de même un petit passage. Avant de s’y rendre, on voit tout autour des bassins avec toujours ces petites fumées qui annoncent une eau plutôt agréable…

Comme annoncé plus haut, nous allons le lendemain au parc géo-thermal vers 9h-9h30. On nous conseille d’ailleurs de nous rendre dans un premier temps au geyser Lady Knox, qu’ils activent tous les matins vers 10h15, pour ça il faut reprendre la voiture. Bon c’est pas gênant, mais c’est pas pratique… Les gens commencent à affluer, nous sommes dans un genre d’amphithéâtre où il commence à être difficile de trouver une place et nous faisons face à un monticule blanc d’où sort une légère fumée. On trouve l’activité un peu surfaite, il s’avère que des prisonniers ont découvert le geyser de façon inattendu car ils voulaient laver leurs vêtements dans l’eau et c’est en y laissant un peu de lessive que le geyser s’est manifesté. D’ailleurs, après que le guide ait déposé un carré de lessive naturelle dans le cœur du monticule, une grosse éruption s’active durant plusieurs secondes. Très difficile d’apprécier ce moment qui n’est finalement même pas naturel au vu du monde, nous partons donc avant que les gens ne fassent de même…

Nous retournons donc dans le parc principal pour découvrir les nombreux bassins aux couleurs aussi dingues les uns que les autres. Le sentier aménagé est parfait pour nous guider et par chance il n’y a pas trop de monde, en réalité c’est tellement étendu que nous n’avons pas cette impression d’entassement que nous avons pu constater au niveau du geyser.

Au milieu du parc, on retrouve la pièce maîtresse Champagne Pool avec son liseré orange qui fait le tour du bassin. Ce dernier mesure 60 mètres de long mais surtout 60 mètres de profondeur. En réalité, le plus surprenant c’est que sa température est de 75°C, donc la baignade est fortement proscrite, mais ce bassin contient également des minéraux tels que l’or, l’argent, l’arsenic, le mercure, …  Super photogénique en tout cas !

Il faut consacrer au moins 1h-1h30 au parc, et juste avant que la boucle soit bouclée, nous passons devant un bassin à la couleur surréaliste, un vert pétant ! Ce dernier est dû à la présence de l’arsenic, toujours est-il que c’est tellement fluo que ça pique les yeux ^^.

Avant de finalement quitter le parc géo-thermal, nous allons visiter la dernière activité qu’est la Mud Pool, comme son nom l’indique, c’est une piscine de boue. Bon baignade interdite comme partout dans la zone, mais des gargouillis et des éclaboussures en pagaille.

Nous nous écartons un peu des odeurs de soufre pour aller vers des lieux encore plus incroyables. Sur la route, nous nous arrêtons à Tapapa et plus précisément aux Blue Springs. Une balade nous mènera devant une petite rivière qui sinue entre les collines, une rivière aux couleurs folles ! À savoir que 70% des bouteilles d’eau du pays proviennent de cette source. Il s’agit normalement d’une randonnée de 3 heures mais si vous vous garez au Leslie Road Car Park, il ne vous suffira que de quelques minutes pour atteindre les 800 mètres qui séparent le parking de ce joli spectacle.

Nous souhaitions réserver notre visite chez les Hobbits pour le lendemain, mais le site web de l’activité étant complètement HS, nous réservons auprès d’un prestataire (l’erreur car le lendemain matin, ils nous disent qu’il n’y a plus de place, ils nous proposent d’autres horaires mais la communication avec eux est compliquée car ils sont basés… en Allemagne, GÉNIAL !). Bref, en attendant leur retour, nous passons la nuit à la Jones Landing Reserve, face au lac Arapuni. Très agréable comme endroit avec beaucoup de place pour se poser et un coucher de soleil comme on les aime :D.

Finalement, ce prestataire nous mènera en bateau avec les horaires, nous nous occuperons comme nous pouvons en attendant d’avoir un horaire valide pour aller à Hobbiton (nous repasserons tout compte fait par le site officiel…). Bref, dans l’attente de cette visite, nous réservons nos places dans un parc animalier afin de voir l’animal endémique de la Nouvelle-Zélande : le Kiwi ! Nous nous rendons donc à Otorohanga Kiwi House and Native Bird Park mais afin de ne pas payer plein tarif, nous passons par Bookme. Nous paierons 12 $NZ par personne au lieu de 24 donc c’est assez avantageux.

Malheureusement, nous n’avons pas de photos à vous montrer car le Kiwi est un animal nocturne, nous les apercevrons d’ailleurs dans des salles obscures. Ces animaux ne ressemblent vraiment à aucun autre et c’est assez surprenant de rencontrer un animal que nous ne connaissions pas. De la taille d’une poule, il ne vole pas et a un bec sacrément long, voici une vidéo pour que vous voyez à quoi il ressemble (d’ailleurs ils ont eu de la chance de l’apercevoir en plein jour !).

Ce parc promet également une diversité au niveau des oiseaux, ces tadornes ou canards du paradis que nous avions aperçu à maintes reprises que ce soit dans les champs ou en pleine mer. Un couple vraiment inséparable ! Ou ci-dessous (à gauche), ce fameux pigeon des bois ou kereru qui est sacrément impressionnant ! Au milieu, la perruche à couronne jaune ou kakariki que nous n’avions pas vu à l’état sauvage ou encore le martin-pêcheur sacré (les polynésiens le qualifiaient de sacré parce qu’ils croyaient qu’ils étaient des oiseaux saints capables de contrôler les vagues :))

Nous avons également réussi à obtenir notre photo de rhipidure à collier ou fantail (sa queue est en éventail), il est assez vif donc nous sommes contents de l’avoir eu. Nous retrouvons également un lézard endémique de la Nouvelle-Zélande, le tuatara qui est en pleine discussion avec un kakariki ^^.

Avant de trouver un point de chute pour la nuit, sans mauvais jeu de mots, nous allons visiter la chute Bridal Veil ! (L’humour, point trop n’en faut…)

Depuis le parking, il vous faut 10 minutes pour atteindre le haut de la cascade et 10 autres minutes pour arriver en bas. Pas mal d’escaliers mais ça se fait bien ! Plusieurs points de vue, que ce soit d’en haut, au milieu ou en bas, et puis vous connaissez notre adoration pour les cascades : celle-ci est magnifique 😀 ! On s’est même fait un petit plaisir en drône car l’endroit s’y prêtait !

Suite à cette micro balade dans ce maxi décor, nous redescendons vers la ville d’Oparau et passons la nuit à côté de l’Oparau Roadhouse. En effet, le propriétaire des lieux fournit une aire pour que les voyageurs de passage y dorment que ce soit en van, en bus ou en tente. Qui plus est, c’est 100% gratuit, alors dans ces cas-là, nous ce qu’on fait c’est que l’on prend un petit déjeuner dans son café ! Ce qui est tout à fait normal car il était vraiment sympa :). En plus, on a eu le droit à un superbe coucher de soleil, niché sur le haut d’une colline, un champ de vaches en face de nous (après il y avait aussi des dindons à une certaine heure de la soirée… lol). C’était magnifique !

Nous poursuivons la boucle, nous avons enfin notre date pour la visite du village des Hobbits, il suffit maintenant de combler les 2 jours qui suivent et ce ne sera pas compliqué ! Nous réservons déjà le lendemain pour la visite des grottes de Waitomo en mode spéléo. Nous trouvons une bonne affaire toujours sur le site Bookme en bénéficiant d’une réduction de 100 $NZ sur 5h d’activité ! Au final, nous paierons 300 $NZ pour 2 au lieu de 500 $NZ soit 175€. Nous en aurons pour notre argent, vous le verrez. Avant cette journée inoubliable, nous nous rendons aux Marokopa Falls sur notre chemin. Une nouvelle cascade pour notre plus grand plaisir 🙂 !

Et pour l’après-midi, nous nous poserons à la Mangaokewa Reserve qui sera notre sleeping spot et nous irons nous balader dans les alentours pour passer le temps tout en découvrant ce qui nous entoure. La nuit-même, nous aurons un léger avant-goût de notre expédition dans les grottes car nous apercevons déjà quelques vers luisants dans la végétation.

Le lendemain, c’est parti pour les Waitomo Caves. Nous passons par l’une des nombreuses entreprises qui effectue ce genre d’activité dans la région (il y a plus d’une centaines de grottes visitables), celle-ci se nomme Kiwi Cave Rafting. Arrivés à l’accueil, nous serons un groupe de 4, très bien et nous faisons 15 minutes de voiture pour nous rendre dans les vestiaires en pleine vallée. Après avoir enfilé nos superbes déguisements, le guide nous explique les équipements et puis c’est parti ! Et on ne se moque pas de nos dégaines de clown s’il vous plaît ! Soyez matures…

Première “épreuve”, la descente en rappel dans une ouverture d’une trentaine de mètres dans les entrailles de la Terre. Nous sommes un peu déçus par les photos du guide mais tout est dans la tête ! Une fois en bas, les pieds dans l’eau fraîche, nous agrippons notre bouée et remontons le léger cours d’eau jusqu’à n’y voir que les ténèbres. Le guide nous fait découvrir la faune souterraine et alors que nous nous asseyons dans un silence absolu et que le plafond s’illumine timidement, ce dernier fait un tapage qui nous fait sursauter grâce à un claquement entre sa bouée et l’eau sous ses pieds. Ainsi, le plafond prend une dimension toute autre, les vers luisants s’illuminent de manière éclatante. Nous sommes bouche bée, vraiment ! Il suffit juste de profiter de l’instant…

Lors de cette activité, nous naviguerons sur cette bouée au gré du courant, nous nous faufilerons dans des ouvertures rocheuses quitte à se retrouver les pieds en l’air. Nous avons même refusé de traverser un endroit par peur d’y rester coincé et pourtant nous ne sommes pas claustro. Voici un petit florilège de cette escapade mémorable.

Nous étions dans le noir pour voir ses vers luisants, mais je pense que nous faisions cette tête, franchement ^^ !

On ne vous mentait pas quand on vous disait que cet article serait riche en merveilles. D’ailleurs, prochaine étape : Hobbiton ! L’activité n’est pas donnée car c’est 79 $NZ par personne (soit 46€) pour une heure de visite guidée, ajouté à ça une petite collation à la taverne des Hobbits mais pour des fans comme nous, c’était impossible de manquer ça…

Nous serons surpris par le nombre d’anecdotes dont regorge ce lieu, tout ça nous redonne envie de se refaire les 2 trilogies ! Pour la première trilogie, les quelques quarante quatre façades des habitations qu’on appelle “Hobbit hole” étaient entièrement faites en polystyrène, ce n’est que lors de la réalisation de la seconde trilogie que le décor a été complètement refaçonné avec du vrai matériel si je puis dire.

Il y a un vrai souci du détail, c’est surprenant ! Et le soleil nous gâte alors malgré ce système de visite en groupe, à la chaîne qui plus est, nous apprécions la visite jusqu’à atterrir dans la fameuse taverne Green Dragon. Si vous souhaitez plus de photos de cet endroit, n’hésitez-pas à jeter un oeil dans le Portfolio ;).

Next step, la fameuse péninsule de Coromandel, un petit joyau dans cette île du Nord qui en recèle beaucoup. Cela dit, c’est très différent de l’île du Sud comme vous avez pu le constater au travers de nos articles. En chemin, nous faisons une brève escale aux chutes d’Owharoa, une nouvelle cascade parmi tant d’autres.

En attendant notre petit road-trip sur la péninsule, nous nous arrêtons dans la ville de Ngatea. La ville permet aux voyageurs comme nous de se poser pour la nuit juste derrière la bibliothèque, de façon gratuite évidemment. C’est parfait. Nous reprenons la route le lendemain matin qui est, soit dit-en-passant, hyper apaisante. Nous avons la mer sur notre gauche, les falaises sur notre droite, nous nous laissons tout simplement emporté par ce décor. Les Waiau Falls étaient dans notre todolist mais à part une zone totalement délaissée où règnent en maîtres coqs et cochons noir (hyper affectueux), la cascade ne vaut pas le déplacement vu sa petitesse…

La visite continue dans un décor encore plus sympathique, à Wyuna Bay ! L’eau est d’un bleu exceptionnel et c’est d’un calme olympien. Beaucoup d’habitations aux alentours et on se dit que les gens qui vivent ici sont très chanceux. Nous prendrons de la hauteur pour nous rendre compte à quel point il doit être bon de vivre dans ce coin :).

Nous poursuivons vers les 2 attractions phares de la péninsule de Coromandel, nous réservons Cathedral Cove pour le coucher de soleil, en attendant, nous nous rendons à Hot Water Beach, une des nombreuses curiosités de la Nouvelle-Zélande. Qu’a-t’elle de particulier ? À première vue, rien comparé aux autres plages. Mais avec 700 000 visiteurs par an sachant que la Nouvelle-Zélande n’est pas la destination farniente par excellence, on se demande pourquoi ! En réalité, à quinze mètres de profondeur sous le sable, deux fissures souterraines laissent filtrer une eau vraiment très chaude donc si vous voulez vous faire un spa naturel, il suffit de creuser !

Par chance, nous arrivons au bon moment car il faut y être idéalement 2h avant ou après la marée basse. C’est pas forcément compliqué de trouver les sources surtout qu’il y a pas mal de monde. Nous avons creusé à 3 endroits avant de trouver le bon mais comme nous n’avions pas de pelle, il nous est impossible de creuser plus profond car l’eau nous brûle littéralement les mains. Complètement fou ! Outre le fait qu’il y ait du monde, c’est un incontournable car on ne voit ça nul part ailleurs (enfin je pense !).

Allez, faisons place maintenant à un véritable décor de cinéma : Cathedral Cove. Depuis le parking, une balade d’environ 1 heure vous mènera jusqu’au clou du spectacle. Mais avant d’y arriver, nous déambulons le long de la côte avec des points de vue à couper le souffle. C’est une fois arrivés au bout que je me rends compte que cet endroit est un lieu de tournage du film “Le Monde de Narnia : le prince Caspian“. Bref, voyez plutôt comme c’est sympa.

Je me suis même amusé à effectuer une petite composition colorée suite à une exposition longue car c’était vraiment un bel endroit.

Les couleurs étaient tout autant magnifiques à mesure que le soleil disparaissait et que nous marchons en direction de la voiture.

Nous retournerons dans la ville de Ngatea pour passer la nuit avant de finir notre périple sur la pointe nord de la Nouvelle-Zélande. C’est à ce moment précis que nous avons eu un gros coup de blues. Nous savons pertinemment que le retour en France est proche donc nous avons une certaine hâte de rentrer donc même si les décors sont toujours aussi beaux à voir, nous avons conscience de bâcler la fin de ce trip et c’est d’ailleurs pour cela que nous abandonnons l’idée d’aller jusqu’au Cape Reinga, le point le plus au nord de la Nouvelle-Zélande.

Bref, nous vous montrons tout de même les dernières beautés du coin. Mais avant tout, légèrement au nord d’Auckland, la capitale économique du pays qui compte plus d’1/4 de la population du pays, nous prenons une douche plus que bienvenue à la Bibliothèque Te Atatu Peninsula Community Center & Library. C’est gratuit et si vous avez besoin d’internet, la WiFi est nickel ;). Beaux comme des sous neufs, nous remontons la côte jusqu’au Puhoi Pub Hotel & Stables. Nous y sommes allés car il est atypique (des milliers de traces de visiteurs sont accrochées aux murs comme des billets, des cartes d’identité, …) et parce qu’il est toujours bon de se détendre autour d’un verre ;).

C’était un peu compliqué de trouver un endroit où dormir par ici parce que les aires de camping gratuites sont uniquement autorisées aux vans autonomes (pas comme le notre). Nous tentons tout de même une nuit à Snells Beach, nous nous lèverons un peu plus tôt pour éviter de nous faire prendre par les rangers. Nous avons bien fait de dormir ici car nous voulions à tout prix faire le marché du village de Matakana et il n’est situé qu’à quelques kilomètres. Pour les amateurs de bons produits et de belles couleurs, ce lieu vous plaira. Il y a évidemment un stand de crêpes et de galettes, à croire que ces bretons sont partout…

Nous vous présentons tout de même deux belles cascades avant de clôturer cet article. Whangarei Falls se situe à 1h30 au nord de Matakana et les Rainbow Falls à 1h10 au nord des Whangerei Falls.

Nous n’aurons malheureusement pas le temps de visiter Auckland de la meilleure des manières. Nous y passerons tout de même mais en grande partie pour ramener des souvenirs à la famille et aux amis ! Avant notre départ du pays, nous trouverons tout de même un super spot près du centre-ville pour dormir. Il s’agit en réalité d’une petite île qui s’appelle Herald Island, nous nous garerons près du port (nous remercions un employé de la ville qui nous aura donné ce tuyau). Nous sommes enfin prêts, la voiture est nettoyée de fond en comble.

Le lendemain, je décide de déposer Janaïna, dans un premier temps, à l’aéroport avec les bagages. Je dépose le véhicule de location à Lucky Rentals et malgré le petit choc que nous avons eu sur le bas de caisse lorsque nous avons pris le ferry pour traverser les deux îles, on ne nous facture aucun surplus. Ouf ! C’est un soulagement.

Finalement, ils me reconduisent au Terminal. C’est parfait. Malgré notre petit blues en fin de parcours, nous aurons vécu des choses complètement insensées. Tout le monde nous vendait la Nouvelle-Zélande comme une merveille à elle seule et c’est tout à fait ça ! Une diversité hors du commun, des paysages qui ne se ressemblent jamais et toujours plus d’animaux endémiques et magnifiques. C’est vraiment la tête pleine de souvenirs que nous quittons ce pays.

Mais ça nous donne tout de même encore plus envie de découvrir le monde. Alors, restez connectés, nous revenons bientôt !

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Débarquement dans la capitale Kiwi, balade sur un des plus beaux trekkings du monde et reprise des visites aux portes de la région de Waikato

Débarquement dans la capitale Kiwi, balade sur un des plus beaux trekkings du monde et reprise des visites aux portes de la région de Waikato

L’écriture du blog prend du retard donc on s’excuse dans un premier temps ! Après 3 heures de traversée où le mal de mer s’invitera peut-être pour certains (pour nous c’était pas loin), nous rejoignons notre véhicule garé dans le ferry et débarquons enfin dans la capitale de la Nouvelle-Zélande : Wellington. Surnommée “Windy Welly” car le vent est, paraît-il, toujours prêt à se montrer, nous décidons dans un premier temps de déambuler dans les rues car Jaja voulait faire un peu de shopping. Bah oui, en même temps, c’est son anniversaire :). Et ensuite, nous irons dîner avant de trouver notre prochain lieu où dormir.

Cuba Street et les rues qui la traversent fourmillent de magasins et de restaurants donc nous n’aurons aucune peine à nous occuper pour l’après-midi et la soirée. Nous sommes samedi donc ça grouille dans les rues, qui plus est, il semblerait y avoir un match de rugby entre la Nouvelle-Zélande et… bah la France tiens ! Bon, j’ai regardé le match vraiment très brièvement car nous nous prenions une petite fessée. Nous atterrissons finalement au restaurant “Ombra“, considéré comme le second meilleur restaurant italien de Wellington (que nous n’avons pas forcément trouvé dément…).

Nous dormirons à Ngatitoa Domain à 25 kilomètres au nord de Wellington, pas forcément tout près mais nous n’avons trouvé que cet endroit sachant qu’il est normalement pas autorisé pour notre type de véhicule. Nous tentons le coup !

 

Au réveil, il y a toujours ces petits oiseaux qui s’animent autour de nous et même si nous vous l’avions présenté dans le précédent post, revoici le tui (considéré aussi intelligent que le perroquet car il peut reproduire les voix humaines). Autant vous dire que c’est un réveil matin tout particulier. Nous retournons sur nos pas en direction de Wellington afin d’en découvrir un peu plus. Nous commençons par déambuler dans le marché dominical qui se tient sur le port de Wellington, si vous aimez les étals colorés et les bonnes odeurs, c’est quelque chose à ne pas rater. Et comme la pâtisserie française et le bon fromage nous manque, on s’est dit qu’on trouverait peut-être notre bonheur, ce qui était le cas !

Après avoir déjeuner toujours dans ce marché aux milles odeurs, nous partons pour une virée culturelle au musée Te Papa (qui signifie en maori “Lieu des trésors de cette Terre”), musée national retraçant l’histoire de la Nouvelle-Zélande. Nous ne sommes pas des grands fans de musée à la base, mais celui-ci est très intéressant et aborde des thèmes très différents les uns des autres comme l’histoire du pays, sa géographie, la géologie (vous pourrez pénétrer dans une petite maison où l’on simule un tremblement de terre) mais aussi la faune locale ! Qui plus est, il est gratuit ;).

Pour la faune locale, nous y verrons de nombreuses espèces dont certaines disparus comme le moa (à gauche), espèce d’oiseaux inaptes au vol (décidément en Nouvelle-Zélande…) qui ressemble un peu à l’émeu. Il pouvait mesurer jusqu’à 3,6 mètres de haut mais au XIIIème siècle, à l’arrivée des maoris, la chasse intensive a rapidement entraîné leur extinction. Nous verrons également un autre oiseau endémique, le kiwi (à droite). Sensiblement aussi grand que la poule, il est maintenant en voie d’extinction à cause de l’importation des prédateurs tels que le rat, le chat, l’opossum…

Au musée Te Papa, on peut y apercevoir de nombreuses curiosités tel que le cal(a)mar géant. Exposé dans du formol, il fait la taille d’un mini-bus (3,5 mètres de long) et pèse 350 kg. C’est assez intrigant surtout quand on sait que ce spécimen peut atteindre 14 mètres… #flippant

Endroit qui nous a frappé également, c’est l’exposition de la bataille de Gallipoli, un affrontement de la Première Guerre Mondiale qui opposait l’empire Ottoman des troupes françaises et britanniques dans l’actuelle Turquie. Beaucoup d’explications mais aussi des représentations archi-réalistes de personnages et de scènes de la guerre.

Après cette expo qui retrace des heures sombres, Jaja est prête à découvrir une dernière exposition sur les traditions maories (on dirait une vraie exploratrice). De jolis documentaires, de très belles photos et des sculptures qui nous offre en détail la beauté de l’art maori.

Nous consacrons la fin de l’après-midi pour des visites extérieures cette fois, et nous nous rendons au jardin botanique de Wellington. Franchement, nous ne l’avons pas trouvé folichon. En même temps, nous avions connu les jardins de Singapour, ou même de Rio de Janeiro… et ce n’est vraiment pas pareil. Ce que nous avons retenu, c’est sûrement le jardin des roses qui exhalent de très bonnes odeurs.

Le truc un peu couillon, c’est que nous découvrons qu’il y a un funiculaire qui part du centre-ville pour remonter aux jardins. Le tarif est de 4,5€ par personne pour l’aller-retour. Dommage que nous ne nous étions pas renseigné car ça aurait apporté un peu plus d’authenticité à cette balade.

Nous retournons une derrière fois dans les rues du centre, histoire de découvrir les arts dissimulés ici et là.

Les journées passent vite une nouvelle fois, nous partons au nord direction Waikanae car le lendemain, c’est à mon tour de réaliser mon petit caprice. Après Jaja et son piercing, je me fais tatouer (pour la seconde fois) ! Nous dormons à Otaki Beach, légèrement au-dessus de Waikanae où le tatoueur habite. Je suis tombé sur sa page Facebook en chinant un peu, il ne s’agit pas d’un salon à proprement parlé, il a aménagé un local dans son jardin où il exerce depuis plus de 10 ans maintenant ! Bon, il a tout de même fallu 3 heures de souffrance (je vais pas vous mentir) mais aujourd’hui, je suis content du résultat.

Après avoir repris mes esprits suite à ce tatouage, nous roulons bien plus au Nord pendant 3 bonnes heures. Nous pénétrons donc rapidement dans la région de Wanganui où l’attraction phare ici, c’est la randonnée Tongariro Alpine Crossing, reconnue comme la plus belle de Nouvelle-Zélande. Avant de s’y attaquer, nous allons prendre une bonne nuit de repos au Kaimanawa Roadside Camping, à savoir qu’à 18h il est déjà bien blindé.

Sachez que bien avant notre arrivée, il était possible de garer sa voiture d’un bout à l’autre de la randonnée (oui car ce n’est pas un circuit) et donc de revenir par ses propres moyens à votre point de départ. Ensuite, un système de navette a été mis en place pour qu’à la fin de la randonnée, vous puissiez retourner à votre véhicule, il faut tout de même débourser 23€ par personne et ce n’est pas négligeable. Donc nous nous sommes dis que nous allons, comme la plupart des blogueurs un peu économes, montés jusqu’au point le plus intéressant et rebrousser chemin. Sauf que dorénavant, il n’est possible de rester que 4 heures dans le parking de départ (le Mangatepopo Carpark) et que monter jusque là-haut, admirer, et redescendre, ça ne prend pas 4 heures (en tout cas pour des amateurs comme nous :D).

Donc il a fallu faire un choix… Nous prenons alors le départ un peu plus au Sud près du Whakapapa Visitor Center, et nous empruntons donc le Tongariro Northern Circuit qui rejoint le Tongariro Alpine Crossing 9 kilomètres plus tard (3 heures théoriques mais que nous atteindrons au bout de 2h).  Nous foulons des roches noires, le décor est vraiment volcanique et c’est là que nous commençons l’ascension, au détour de Soda Springs mais aussi des uniques toilettes !

Sur notre droite, point culminant de notre randonnée à 2291 mètres d’altitude, le volcan Ngauruhoe qui n’est autre que la Montagne du Destin dans la trilogie du film « Le Seigneur des Anneaux ». Geek comme nous sommes, nous avons le sourire même si les cuissots prennent un petit coup. Bah oui, on a déjà 13 kilomètres et 250 mètres de dénivelé dans les pattes ! Après avoir bien grimpé, 300 mètres de dénivelé de plus sur 2 kilomètres, nous arrivons au South Crater, de quoi se reposer tout en continuant de marcher. Par chance, il n’y a pas trop de monde, juste un peu devant nous sur la deuxième grosse ascension qui se profile. C’était la plus compliquée dans le sens où l’on grimpe sur une pente très caillouteuse.

Allez, on se tient les coudes car la glissade est fortement déconseillée ^^ et on grimpe à mesure que le froid nous enveloppe ! Les mollets nous tirent mais nous résistons, encore un plat avant l’ascension finale jusqu’au Red Crater situé à plus de 1900 mètres d’altitude. Et c’est là que nous découvrons enfin ce que nous avons vu plusieurs fois qu’en photo, les Emerald Lakes, ces 3 étendues d’eau d’un bleu clair hallucinant accompagnées de fumerolles qui laissent deviner la chaleur sous nos pieds. Nous nous posons, le cul sur les pierres légèrement chaudes mais avec un froid glacial et nous admirons le spectacle quelques minutes.

Voilà, ça fait 5h30 que nous marchons, il est temps de redescendre, j’invite Jaja à amorcer la descente tandis que je fais un peu de drone pour immortaliser ce moment.

Autant vous dire que les 2 heures de plus que nous avons fait durant l’aller, nous les sentons sur le retour malgré un chemin très plat. Et puis la pluie s’est invitée sur les derniers kilomètres donc c’est toujours moins agréable. Toujours est-il que, même si nous sommes légèrement épuisés, c’est fiers que nous nous coucherons car nous aurons fait 36 kilomètres en moins de 9 heures !

Mais bon, avant de s’endormir, il faut trouver un endroit où poser le van. Nous remontons plus au Nord, et nous passons la bordure de la région de Waikato. Ce dernier camping n’apparaît plus sur les applications Campermate ou WikiCamps NZ, mais il était situé à Taupo, en bordure du lac, sur Ferry Road exactement. Pas sûr encore une fois de pouvoir s’y poser mais nous nous faisons tout petits et respectons la nature comme il se doit. Tous les campements situé à l’est du lac n’étaient autorisés qu’aux vans self-contained, encore une fois, c’était pas pour notre poire. Toujours est-il que nous avons une vue d’enfer sur le lac et un coucher de soleil digne de ce nom !

Nous accordons notre lendemain à une marche plus apaisante. Pour info, nous sommes aux portes d’un parc géothermique, on vous réserve la suite au prochain post mais pour vous mettre légèrement en appétit, voici un endroit bien sympathique.

Nous vous conseillons dans un premier temps d’aller voir la chute Huka Falls depuis le parking de la Huka Falls Walkway, soit 3 kilomètres. Vous verrez que la rivière Waikato paisible au départ vient finalement s’engouffrer dans un goulot d’étranglement, en résulte un courant de plus en plus violent et une chute que l’on pourrait qualifier d’horizontale. Ce qui ne nous échappe pas, c’est la couleur incroyable de l’eau qui est due à une forte teneur en oxygène. Malgré cette eau magnifique, il est fortement déconseillée de s’y baigner… mais ça c’est une question de bon sens !

Et donc ce qu’on vous conseille sur le trajet retour, toujours sur ce même chemin, c’est de faire une petite baignade dans le Spa Thermal Park au bord de la rivière Waikato. Vous ne pouvez pas le manquer, de légères fumées émanent de petits bains naturels donc n’oubliez pas votre maillot de bain et détendez-vous !

Cette journée n’est pas finie, mais cet article l’est ! On vous laisse d’autres surprises pour la suite, donc restez connectés :).

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Visite de la West Coast, des beautés du parc d’Abel Tasman et embarquement sur le ferry vers l’Île du Nord

Visite de la West Coast, des beautés du parc d’Abel Tasman et embarquement sur le ferry vers l’Île du Nord

Malgré les innombrables beautés que recèle la Nouvelle-Zélande, il faut parfois se rendre à l’évidence, il n’est pas facile de toutes les visiter que ce soit à cause d’imprévus (comme au nord de Kaikoura ou plus récemment pour le trekking de Roys Peak) mais surtout à cause des conditions météorologiques. Et cette partie de l’île que nous nous apprêtons à découvrir est plutôt réputée pour son côté pluvieux… Nous le découvrirons bien assez tôt malheureusement.

Mais avant toute chose, nous quittons la région de l’Otago pour rejoindre celle de la West Coast et pour tomber sur une balade agréable au doux nom de Blue Pools Walk. En effet, la rivière est d’un bleu incroyable car elle résulte de la réfraction de la lumière sur cette eau issue de la fonte des glaces. Voyez plutôt :

Il est possible durant les mois d’automne et d’hiver d’y observer des truites arc-en-ciel et brunes qui viennent du lac Wanaka pour finalement pondre en haut de la rivière Makarora. C’était la parenthèse animale :). En tout cas, l’eau semble très fraîche, ce qui n’empêche pas certaines personnes de s’y jeter depuis le pont suspendu… C’est tentant, mais ce sera pour la prochaine fois ^^.

Nous continuons vers la côte sur la route Haast Pass Highway qui est vraiment un plaisir pour la conduite. Entre les falaises et la rivière, plusieurs arrêts vous invitent à découvrir de très beaux spots et cette fois-ci, nous nous arrêtons au Fantail Falls. Bref arrêt mais joli endroit.

La prochaine, c’est Thunder Creek Falls, plus impressionnante en terme de hauteur. Le point négatif de cet endroit, c’est les sandflies par centaine qui viennent vous dévorer en bas de la chute. Nous prenons tout de même le temps de contempler cette belle cascade malgré les coups de pression de ces petites bêtes.

Les nuages sont présents en nombre, nous avons de la chance parfois quand le soleil vient percer cette couche cotonneuse, comme par exemple au Roaring Billy Falls. Nous rejoignons la rivière par un petit chemin en pleine forêt, toujours bordée par des fougères argentées. La vue sur la rivière bleutée et la cascade en fond est super sympa à observer, Jaja aura le courage de faire un saut dans la rivière jusqu’à hauteur de cuisses, pendant que je m’amuserais à ricocher comme un gosse.

1h15 plus tard, alors que le vent souffle de plus en plus fort, nous faisons un arrêt à Bruce Bay car à cet endroit s’y trouvent de nombreux galets marqués par beaucoup de voyageurs qui passent par là. Nous savons que Marion et Freddy, des amis qui étaient en tour du monde, y sont passés quelques mois plus tôt mais malgré avoir cherché pendant plusieurs minutes, aucun signe de leur galet :(. Au moins, nous aurons essayé !

Il est temps désormais de trouver un endroit où crécher, Bruce Bay est malheureusement fortement sujet aux rafales de vent, nous progressons donc vers les glaciers avec la pluie qui vient s’ajouter à la tombée de la nuit. Nous trouverons une petite aire légèrement en bord de route en dehors de la ville de Fox Glacier pour passer la nuit et la pluie ne cessera de frapper le toit de la voiture.

 

Le réveil est tout aussi merdique, il fait froid et humide. La pluie n’a pas cessé, nous nous dirigeons donc vers un café et nous y passerons la matinée. La pluie est tellement intense que nous ne voyons pas à 100 mètres, et le pire c’est que ça a l’air de perdurer au vu des prévisions météo… C’est donc avec une grande déception que nous continuons vers le nord avec une grosse dose d’espoir mais nous savons que ce n’est pas gagné !

Le prochain point d’intérêt se nomme Hokitika, le coin est connu pour ses gorges d’un bleu clair et laiteux, un peu comme celles que nous avions vu au Rakaia Gorge (vu dans le premier article de la Nouvelle-Zélande). Nous faisons d’abord une escale sur la plage d’Hokitika où l’on retrouve une sculpture au nom de la ville, toujours entre les gouttes de pluie !

Le jour passe malgré le mauvais temps, nous trouvons une nouvelle aire sur le bord de la route entre Hokitika et Kumara Junction. Il y a du passage mais c’est mieux que rien. Réveil toujours aussi pénible avec la pluie, nous tentons tout de même la visite des gorges d’Hokitika qui se situent à 30 minutes de la côte et une nouvelle fois, grosse déception. Les eaux sont grises comme vous le voyez, alors que ça devrait ressembler à ça.

Retour en ville pour décider de la suite des événements, ça ne sert à rien d’attendre que le beau temps arrive, il faut aller le chercher… Nous allons donc vers Arthur’s Pass, endroit où nous souhaitions nous rendre lorsque nous sommes partis de Christchurch (de la côte est) mais cette fois-ci, par chance, il devrait faire beau le lendemain. Nous décidons donc de trouver où dormir sur le chemin. Kapitea Reservoir sera parfait pour nous. Nous aurons le droit à la visite de wekas, soir et matin, une autre espèce d’oiseaux qui ne volent pas comme son cousin le kiwi, endémique de la Nouvelle-Zélande.

Constamment accompagnés de cette pluie, nous traversons la petite ville d’Arthur’s Pass. Nous n’avons plus d’eau alors nous rejoignons le seul endroit où il est possible de se fournir à Castle Hill. Il est difficile d’apprécier les paysages alentours avec cette météo alors pourvu que demain soit différent… Nous irons dormir au pied des montagnes, au Lake Pearson Campsite, et attendons patiemment le retour des beaux jours.

De la nuit au lendemain matin, gros contraste et c’est là qu’on se dit que les réveils en Nouvelle-Zélande sont complètement dingues et inattendus !

Avant toute aventures sur les chemins de randonnée d’Arthur’s Pass, nous nous dirigeons vers Castle Hill pour immortaliser ce très beau soleil face aux montagnes qui nous avait manqué mine de rien :D.

Et une fois que l’on prend un peu de hauteur, c’est complètement fou. Pour la petite histoire, Aragorn, Legolas et Gimli poursuivaient les Orks ayant capturé Merry et Pipin dans le Seigneur des Anneaux. En réalité, cet endroit a beaucoup été filmé lors des 2 trilogies, et nous comprenons totalement, c’est très photogénique !

Nous profitons de cette clémente matinée pour nous dégourdir les jambes, et nous foulerons l’Arthur’s Pass Walking Track pour commencer. 3,5 kilomètres pour rejoindre le lookout qui n’est pas des plus magiques mais une bonne balade tout de même.

Après le déjeuner, nous irons voir la cascade Devil’s Punchbowl qui se trouve à 30 minutes du parking. De loin, un panorama mélodieux s’impose à nous avec la végétation et la montagne qui se trouve au dos de la cascade, comme si elle la surveillait. De près, c’est une démonstration de la puissance de la nature !

Bon, nous n’allons pas vous mentir, le temps s’est dégradé sans crier garde… Une fois de plus, les prévisions nous rattrapent de ce côté de l’île. Nous ne cherchons pas à rester une nuit de plus si c’est pour être sous la pluie, nous bougeons donc au nord en pleine après-midi vers notre prochain point d’intérêt, les Pancake Rocks and Blowholes. En chemin, nous allons vers notre 5ème camping payant, le Rapahoe Bay Holiday Park pour 15 $NZ par personne, soit 17€ pour nous deux. Les propriétaires sont très sympathiques, une énorme salle à manger est mise à disposition avec une cuisine toute équipée. Les douches sont impeccables et les emplacements face à la mer sont plus que bienvenues car tout de même à l’abri du vent. Avant de profiter de la soirée, nous nous dirigeons vers Motukiekie Beach pour profiter du coucher de soleil, le drone a fait le reste.

Nous nous habituons au confort et aux commodités, et il est difficile de partir de cette endroit. Malgré tout, nous allons au nord vers les Pancakes Rocks and Blowholes, c’est hyper touristique mais nous nous fondons dans la masse. Nous nous enfonçons à travers une petite forêt qui comprend des nikaus, des palmiers qui ne sont pas sensés exister à une latitude aussi basse (on dit merci au courant chaud provenant d’Australie), avant d’émerger dans la zone côtière où l’on croit pertinemment que l’homme a quelque chose à voir dans la création de cet empilement de couches calcaires. J’aurais plus pensé aux mille-feuilles qu’aux pancakes, toujours est-il que le paysage est fascinant. Chaque couche correspond à un dépôt de sédiment, et 30 millions d’années, c’est le temps qu’il aura fallu pour créer ses falaises atypiques.

Nous aurions aimé faire la Truman Track à proximité mais cette dernière est fermée à cause des conditions météo… Nous roulons alors encore plus au Nord, en croisant les Maruia Falls situé sur la Maruia River. Franchement, vous pouvez vous en passer ;). Autre balade que nous aurions apprécié faire, c’est la Pinchgut Track pour monter au sommet du mont Roberts à Saint Arnaud. Le temps était toujours aussi dégueulasse alors nous avons laissé tomber l’idée… Mais si vous passez par là, je pense que cette randonnée vaut le coup d’œil ! Nous referons le plein de premières nécessités dans la ville de Motueka où nous retrouvons partiellement le soleil. Nous poserons le bolide à la W F Moss Scenic Reserve pour la nuit.

Le soleil nous fait enfin de l’œil dès notre réveil, nous allons profiter de l’air marin à Marahau pour une balade le long des digues et de la plage. Rien de bien exceptionnel, mais de la clarté et un peu de chaleur, c’est ce que nous recherchions étant donné les derniers jours quelque peu chaotiques. À l’écriture de ce post, je me rends compte que nous sommes passés à côté du Split Apple Rock entre Marahau et Kaiteriteri, une roche de granite qui ressemble à une pomme coupée en deux. Pas indispensable mais ça peut tout de même être sympa.

Qu’à cela ne tienne, nous continuons notre périple vers le Riwaka Resurgence qui offre un environnement reposant avant le déjeuner. Riwaka est décrit comme un lieu sacré pour les maoris, l’eau de cette rivière est scientifiquement considérée comme une résurgence car l’eau sort de l’impressionnante montagne de Takaka. En effet, pas de cascade visible, juste un orifice à même la roche d’où jaillit un courant, on se demande vraiment d’où ça provient…

Nous nous baladerons également à Grove Track avant de rejoindre le parc national  d’Abel Tasman, c’est moins de 30 minutes de marche, pas exceptionnel mais si vous voulez des photos, ça se trouve dans le portfolio ! Nous nous aventurons ensuite aux chutes de Wainui, c’est juste 4 kilomètres aller/retour, soit 1h20 et c’est assez agréable.

Nous sommes finalement à une des entrées de la fameuse Abel Tasman Coast Track, randonnée longue de 60 kilomètres. Nous ne sommes malheureusement pas dans le mood pour la faire entièrement, nous décidons donc d’y faire simplement un petit bout de chemin. Nous nous rendons compte que nous sommes en pleine marée montante donc ce sera compliqué car le chemin passe sur la plage et nous ne sommes pas du tout préparés. Nous profitons tout de même des paysages, de la faune locale (des hérons, des tadornes ou canards du paradis, la femelle à la tête blanche et le mâle à la tête noire, d’étoiles de mer, …) et ça nous suffit :).

Nous remarquons que les journées passent à une vitesse hallucinante, nous avons l’impression d’avoir tout et rien vu en même temps. Sentiment de non satiété et pourtant, nous avons vu beaucoup de choses ! Le retour jusqu’à notre prochain endroit où dormir est toujours accompagné d’une faune qu’on découvre chaque jour. Cette fois, il s’agit du pukeko ou poule sultane, on en trouve des dizaines dans les pâturages ! Mais nous découvrirons également une maison perchée complètement folle avec une sculpture de dragon en bois.

Nous passerons la nuit sur l’aire voisine de la rivière Yalata. Très bon endroit dans le sens où vous n’êtes qu’à quelques minutes de Te Waikoropupu Springs ou les Pupu Springs pour les hippopotomonstrosesquippedaliophobes (ceux qui ont peur de prononcer des mots trop longs ^^). Cet endroit est également une source sacrée pour les maoris, en témoignent les deux totems à l’entrée du parc. Il est également interdit de s’y baigner ni même de la toucher. Sachez que ces sources sont considérées comme les plus pures et les plus claires au monde. C’est vrai que c’est très impressionnant.

Nous nous rapprochons encore plus de la Golden Bay, baie la plus au Nord de l’ïle du Sud et nous réservons les 3 heures qui suivent à la randonnée Knuckle Hill Track. Petit parking donc très rare que vous y croisiez du monde et pour l’atteindre il faut s’aventurer une quinzaine de minutes sur de la gravel road, ça peut en décourager certains. Nous marchons une heure sur une côte progressive entourée de végétations, assez simple. Nous y croiserons une chèvre que Jaja aura du mal à quitter car elle nous suivait comme un petit chien. Et s’ensuit une grimpette carrément boueuse jusqu’au sommet où le vent nous balaye sans se poser de questions. Heureusement, la vue est très agréable mais nous ne tiendrons pas longtemps !

Nous arrivons finalement à un endroit magnifique qui nous l’a bien rendu, Wharariki Beach. Au moment où nous y sommes allés, c’était vraiment pas juste une plage. Nous traversons d’abord les plaines gorgées de soleil et remplies de moutons et d’agneaux, nous atteignons enfin les dunes où le souffle du vent repousse les grains de sable dans un ballet linéaire. Le soleil se met finalement à redescendre, toujours cette danse du sable sur nos pieds nus gelés et au loin, un rocher très photogénique qui semble flotter sur l’eau. Vraiment un incontournable de l’île du Nord.

Nous dormirons une nouvelle fois près de la rivière Yalata. Par manque de temps, nous décidons d’abréger notre visite du parc national d’Abel Tasman. Nous nous dirigeons cette fois-ci vers le ferry qui nous mènera sur l’île du Nord. Nous repassons par Motueka où nous profiterons de ce soleil pour prendre une prise de vue en hauteur de l’épave Janie Seddon.

Nous oublions Nelson à regret car nous devons prendre le ferry le lendemain midi. Nous avancerons donc vers Cable Bay où nous prendrons un peu de hauteur, les paysages valent vraiment le coup d’œil et par chance, les oiseaux endémiques sont de sortie (le tui, un chanteur hors pair, la caille californienne avec sa jolie houpette et le carpophage/pigeon de Nouvelle-Zélande qu’on appelle ici kereru).

Endroit où dormir qui aurait été impeccable pour un départ le lendemain à Picton, d’où part le ferry, c’était le Collins Memorial Reserve. Malheureusement, nous sommes arrivés un peu tard et comme il n’y a que 12 emplacements, autant vous dire que c’est pris d’assaut ! Nous descendons un peu vers le Wairau Diversion qui n’est normalement accessible qu’aux vans self-contained. C’est au matin, en plein petit-déjeuner, qu’un gars du DoC (Département de Conservation qui s’occupe des parcs nationaux et de certains camping) nous le rappellera mais il a été gentil car nous avons éviter la contravention.

À Picton, rien à signaler, nous avions déjà payé notre traversée en ferry via la société de location. Ah si, j’ai rayé tout le bas de caisse de l’aile gauche de la voiture. On verra finalement si nous allons pas nous faire baiser par la société de location Lucky Rentals… Ce sera la surprise de fin de voyage. En attendant, on se donne rendez-vous de l’autre côté, sur l‘île du Nord. La bise à vous tous et encore merci de nous lire !

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À la rencontre des côtes néo-zélandaises, entre cascades et fjords majestueux

À la rencontre des côtes néo-zélandaises, entre cascades et fjords majestueux

Suite à nos aventures au plus près des montagnes, nous allons rejoindre une nouvelle fois les côtes de ce pays qui s’avère absolument surprenant afin de découvrir, cette fois, la région d’Otago et du Southland ! Avant de traverser la frontière régionale, nous faisons un arrêt archi-rapide sur le site d’Elephant Rocks dans la ville d’Island Cliff. Il y a très longtemps, les sables calcaires se sont accumulés au fond de la mer avant de se transformer en roches. Puis, l’activité sismique de la région a fait remonter ces derniers à la surface. Le vent, la pluie et les courants se sont occupés de sculpter ces roches. Dorénavant, les moutons paissent entre ces monticules. L’endroit est situé en pleine prairie et aura même servi de décor dans la trilogie “le Monde de Narnia“. Malheureusement, il fait moche alors nous ne pouvons apprécier cet endroit comme il le mérite.

Bon, nous venons de vous le dire, comme le temps n’est absolument pas de la partie, nous nous rendons assez tôt dans notre deuxième camping payant, le Herbert Forest Camping Ground (nous paierons 25$NZ pour deux, soit 14€). Cet endroit était vraiment parfait, le propriétaire est une crème. Nous avions un coin cuisine assez grand pour nous poser mais aussi des douches (oui, la douche est un luxe !). Le temps était vraiment pourri alors nous profitons pleinement de cet abri pour trier les photos, mais aussi pour ne rien faire car même si nous aimons bouger et découvrir, il est bon de ne rien faire parfois. Nous serons quasiment seuls dans ce camping, personne ne nous dérangera, ah si un faisan est venu nous voir, curieux comme jamais (nous en verrons d’ailleurs un grand nombre sur la route !).

La journée d’après est ensoleillée, par chance, nous rejoignons donc la plage de Koekohe pour apercevoir les fascinantes Moeraki Boulders. D’innombrables théories ont émergé depuis la découverte de ces boules géantes visibles à même le sable. Selon la légende, des navigateurs maoris auraient échoué lors d’une tempête, les restes du canoë et les survivants auraient été changé en pierre. Les gens évoquent même une espèce extraterrestre qui aurait déposé ces œufs qui n’auraient pas survécu au climat. D’autres suggèrent des œufs de dinosaure, théorie pas si farfelue car un squelette de mosasaure et de plésiosaure ont été découvert à proximité. Bref, aussi énigmatique que surprenant, nous nous amuserons à nous photographier devant ces roches. Nous en trouverons même une qui ressemble étrangement à l’étoile de la Mort dans Star Wars (G33k bonjour !).

Après cette courte mais indispensable étape, nous nous rendons à la Moeraki Esplanade Reserve. Nous espérions trouver des manchots à œil jaune mais nous ne verrons que des… moutons. Quand on pense qu’ils sont 40 millions en Nouvelle-Zélande pour 4,6 millions d’habitants (source de 2014), c’est impossible de les louper ! Ils ont beau être peureux, ils sont mignons comme tout :).

Nous progressons ensuite vers Katiki Point et Shag Point où il est normalement également possible d’observer ces fameux manchots. Toujours pas de chance pour nous, mais nous verrons beaucoup de phoques, ce sera notre lot de consolation.

Notre route nous mène 60 kilomètres plus au sud, à Dunedin, la capitale de l’Otago. Cette ville est la deuxième plus grande ville de l’île du Sud après Christchurch et la cinquième de tout le pays. Sa fondation par un groupe d’écossais en 1848 reste visible au vu de son ambiance et de son architecture victorienne et edouardienne. La gare ferroviaire de Dunedin est le bâtiment historique le plus représentatif de ces origines.

Outre ces distinctions historiques, Dunedin peut se targuer d’avoir la rue la plus pentue du monde. D’accord, y’a pas de quoi se vanter mais en tout cas, ça a piqué notre curiosité.

Une chose est sûre, nous n’aimerions pas y habiter, surtout tout là-haut ^^.

Dunedin est une ville vivante, et nous remarquerons que nous ne sommes pas les seuls voyageurs. Nous recherchions un endroit gratuit où se poser pour la nuit dès 18h et l’unique spot pour les vans non-self contained (qui ne sont pas autonome en matière d’hygiène, en gros), ce que nous sommes, était plein à craquer. Il s’agissait du Ocean View Recreation Reserve. Donc si vous n’avez vraiment pas le choix, il faut que vous vous y preniez assez tôt et que vous vous en fichiez d’être serrés comme des sardines.

Autre endroit que nous avons apprécié près de Dunedin, c’est Tunnel Beach. Depuis le parking, il vous faudra descendre un chemin assez raide mais le panorama en vaut vraiment la peine. Les genêts apportent un côté breton à l’endroit, d’ailleurs beaucoup d’endroits en Nouvelle-Zélande nous rappelleront la Bretagne.

Autre immanquable, le Nugget Point Lighthouse ! Les Catlins nous réserve vraiment de belles choses, en témoigne ce cap avec ces rochers qui émanent des eaux.

Nous dormirons au “Catlins Lake Road Side Stop“, sur un petit espace verdoyant après avoir roulé sur quelques kilomètres de gravel road. Bel endroit pour un coucher de soleil romantique.

Les Catlins se caractérisent également par des cascades plus ou moins impressionnantes. La première que l’on trouve sur la route s’appelle Purakaunui Falls. Mignonne comme tout, une petite balade de 10 minutes vous y mènera.

La prochaine se nomme MacLaren Falls, elle est la plus haute de la région et il faut 20 minutes à pied pour l’atteindre depuis le parking. Les chemins à travers la forêt sont agréables et nous présentent la flore locale. Si on devait résumer la Nouvelle-Zélande à une plante, ce serait la fougère arborescente ou argentée. Reconnaissable parmi tant d’autres, cette plante qu’on nomme “Ponga” en maori est d’ailleurs l’emblème des All Blacks. Les nombreuses forêts que nous traverseront en comptent par milliers et c’est vraiment comme si nous marchions sur les traces des dinosaures, un vrai décor jurassique.

Les Kiwis (nom que l’on donne aux Néo-Zélandais à cause de l’animal endémique de l’île), cela dit, ont beaucoup d’humour. Nous nous étions renseigné sur l’endroit donc nous n’avons pas été piégé mais ils ont installé un panneau où est inscrit “Niagara Falls (NZ)“. Beaucoup de curieux y vont et finalement tombent sur une rivière totalement ridicule. Les saligauds !

Nous nous sommes rendus ensuite à une randonnée quelque peu boueuse d’une durée de 3 heures théorique mais que nous avons bouclé en 2h30. Il s’agit de la Waipohatu Waterfall Walk d’une distance de 6,5 kilomètres. Excepté la boue, c’était un bel endroit avec à mi-parcours 2 cascades sympathiques, et puis un chemin une nouvelle fois jonché de fougères argentés.

Avant de terminer la journée où nous nous réservons le site Curio Bay pour observer les manchots, nous nous rendons à Slope Point, le point le plus au sud de l’Île du Sud de la Nouvelle-Zélande. Il y a plus d’une dizaine de kilomètres de gravel road pour l’atteindre. Bon, rien de bien exceptionnel vous me direz mais nous n’étions plus qu’à 4800 bornes du pôle Sud.

L’endroit est particulièrement soumis aux vents puissants, en témoigne les arbres qui poussent plus à l’horizontal qu’autre chose.

D’ailleurs ce vent, nous le subirons de manière glacial en attendant que les manchots à yeux jaunes reviennent de leur pêche. Nous avions beaucoup trop d’avance par rapport au coucher de soleil alors c’était long et vraiment froid. Qui plus est, nous ne verrons qu’un seul manchot qui est d’ailleurs très très loin de nous. Nous l’avons quand même eu et malgré le froid, nous aurons bien ri de sa démarche maladroite et de ses petits sauts pour monter les roches.

Après s’être bien pelé les miches, nous nous rendons sur l’aire Waikawa Recreation Reserve pour y passer la nuit avant de reprendre la route vers les fjords magiques des Milford Sound.

Sur la route, nous nous arrêtons dans l’une des villes les plus australes du monde, Invercargill, pour nous ravitailler. Nous ne trouvons rien de bien intéressant alors nous continuons vers notre 3ème camping payant, le Holt Park (20$NZ pour 2, soit à peu près 12€) qui est géré par des particuliers. Un bloc avec cuisine, douche et buanderie est proposé en face d’un terrain de rugby. La journée est plutôt agréable alors nous nous y reposons et faisons notre popote (lessive, tri des photos, vidéos et même bronzage). Nous nous y reposons car le lendemain, nous avons prévu d’effectuer un bout de la Kepler Track, circuit de randonnée emblématique de la Nouvelle-Zélande d’une distance de plus de 60 kilomètres. Dans un premier temps, nous aurions aimé l’effectuer dans son intégralité, mais dormir dans une “Hut” sur le chemin de randonnée revient à 65 $NZ par personne, soit 80€ pour deux et malheureusement notre budget ne nous le permet pas. Nous décidons donc d’aller jusqu’au mont Luxmore depuis le parking Kepler Track Carpark, théoriquement une randonnée de 13h aller/retour.

Nous partons un chouïa tard étant donné la distance que l’on souhaite parcourir, mais nous mettrons les bouchées double ! 1h30 théorique pour atteindre le premier point Brod Bay mais que nous bouclons en 1h. En effet, c’est du plat et le cadre est sympa car nous progressons toujours entre les fougères arborescentes et longeons le joli lac Te Anau. La suite du chemin est tout autre, c’est une ascension de 3h30 théorique qui nous attend mais que nous effectuerons en 2h45 avec une pause déjeuner au bord des falaises de calcaire. Sur la route, nous rencontrerons enfin le seul perroquet qui vit en montagne, le Kéa. Nous l’attendions depuis un moment et voilà qu’un groupe de 4 kéas se trouvent en face de nous. On aurait dit un groupe de randonneurs qui descendait la Kepler Track, en tout cas, ils ne sont pas farouches du tout.

Nous atteignons finalement les hauteurs et la vue est tout simplement dingue ! Le lac qui caresse le flanc des falaises, c’est juste fou. Nous continuons notre marche jusqu’à la “Luxmore Hut” encore quelques minutes, la “Hut” se situe à 1085 mètres d’altitude. Nous croiserons même un mec qui fait l’ascension en courant, de quoi nous foutre clairement les boules ^^. En tout cas, c’est l’occasion de faire une pause et de relâcher les muscles.

Nous poursuivons avec toujours cet objectif d’atteindre le sommet du mont Luxmore qui culmine à 1472 mètres. Pour cela, encore quelques kilomètres où ça grimpe lentement, où le vent glacial souffle sans ménagement mais surtout où le paysage nous ravit.

À quelques mètres du sommet, Janaïna décide de se reposer tandis que je grimpe jusqu’au pic du mont Luxmore. Autant vous dire que c’est superbe, je suis seul au monde devant cette immensité. Enfin non, pas si seul car un kéa est en train de grignoter les autocollants de quelques barres de fer posées là… Et c’est lorsque je redescends que je m’aperçois qu’il m’attend auprès de Janaïna. Quel curieux celui-là !

Il se fait déjà tard, presque 17h00, nous nous activons donc pour tenter de boucler la descente avant la tombée de la nuit. Alors que nous nous rapprochons gentiment de la voiture, nous sentons que nos jambes commencent à devenir lourdes et que la fatigue est bien présente. Il est maintenant 20h45 lorsque nous atteignons la voiture, nous aurons marché 34 kilomètres et nous en sommes plutôt fiers ! Cependant, nous avons une flemme intergalactique pour cuisiner, nous ferons donc quelque chose de rapide ! Et prenons la route en direction des fjords car il nous est impossible de dormir sur le parking de la Kepler Track. La route est très sombre, nous croiserons deux opossums sur l’asphalte dont un que nous avons failli percuter, nous nous arrêterons vite fait sur le parking d’un début de randonnée près du lac Mistletoe car la fatigue nous gagne et c’est mieux ainsi.

Nous nous lèverons tôt afin de ne pas nous faire embêter par les rangers, et le spectacle au réveil est sacrément beau.

La route pour rejoindre les Milford Sound est superbe, nous nous enfonçons dans les montagnes que nous traversons parfois dans de longs tunnels à voie unique.

Afin de découvrir les fjords de Milford Sound comme il se doit, nous avons réservé une croisière de 2 heures en bateau depuis le site Bookme, qu’on pourrait comparer à Groupon chez nous. Nous paierons donc 40 $NZ par personne soit une activité à 46€ pour nous 2. Ce fjord encerclé par les montagnes présente un point culminant à 1692 mètres d’altitude, le Mitre Peak qu’on ne peut pas manquer à moins que la météo soit capricieuse. Pour nous, le temps est plus que clément :).

Cette croisière, c’est l’occasion d’aller au plus près des fjords, de l’embouchure de la mer de Tasman, de découvrir des lions de mer en pleine séance de bronzage, des dauphins si vous êtes chanceux, de prendre un petit coup de brumisateur lorsque le capitaine du bateau nous conduit au plus près des cascades, en somme d’en prendre plein les yeux et de créer une nouvelle fois un souvenir qu’on n’oubliera pas de si tôt.

Sur le trajet du retour, nous nous arrêterons à Chasm Falls, 5 à 10 minutes à pied suffisent pour y parvenir depuis le parking. Le plus dingue à cet endroit, c’est ces rochers sculptés par la puissance des eaux et de la cascade. Un peu plus loin sur la route, nous voyons un arbre couché sur la rive du lac, un bon terrain pour des enfants comme nous.

Avant de reprendre la route vers la célèbre ville de Queenstown (située à 3 heures de Milford Sound), le fief des sports extrêmes de la Nouvelle-Zélande, nous déjeunons sur une aire de repos où de maigres cascades déferlent sur les flancs de montagnes, une nouvelle fois accompagnés d’un kéa.

Nous trouvons un superbe coin où dormir, au pied du Lac Wakatipu, le plus grand lac de Nouvelle-Zélande affichant 80 kilomètres au compteur. Nous partageons ce vaste endroit avec des voyageurs mais aussi avec des gipsy qui vont de villes en ville afin de présenter des spectacles et des repas. Nous n’avons pas pris de photos mais ces derniers possèdent des petites maisons mobiles plus incroyables et farfelues les unes que les autres.

Nous nous baignerons dans le lac malgré la fraîcheur des eaux, heureusement le soleil était clairement au rendez-vous.

Si vous souhaitez faire du jetboat , rendez-vous à Arthurs Point. Vous effleurerez les falaises sur ce bateau qui génère sa puissance simplement grâce à l’eau sur lequel il navigue. L’activité coûte minimum 76€, (nous sommes donc passés à côté… mais vous pouvez vous renseigner toujours sur le site Bookme pour la réserver) mais avons pu l’observer car nous sommes curieux.

Pour le déjeuner, tous les blogueurs voyage nous ont vendu ce restaurant qu’est le Fergburger alors nous avons fait les moutons mais nous n’avons pas été déçus. Les burgers sont très bons mais il faut s’armer de patience pour être servis (l’attente vaut largement le coup) ! Nous déambulerons dans le centre-ville afin de faire descendre tout ça et nous comprenons tout de suite l’engouement qu’ont les gens pour Queenstown. Ce lac, cet arrière-plan montagneux, ça grouille de partout !

Nous foulerons les allées des jardins de Queenstown, très fleuries en cette période mais aussi où se joue une activité plutôt insolite, le disc golf. Ce jeu est basé sur les règles du golf sauf que l’on utilise un frisbee qu’il faut déposer dans un filet métallique, il faut avoir un sacré lancer car au vu des essais de certains, ça a l’air vraiment galère.

Nous pesons le pour et le contre, mais nous laissons Glenorchy pour une prochaine fois, ville dans la continuité de la route de Queenstown. S’y trouve plusieurs endroits où ont été tourné des scènes du Seigneur des Anneaux, mais d’après certains il faut vraiment se projeter pour reconnaître l’endroit. Bref, nous poursuivons vers le fameux site de Wanaka, un peu plus au nord.

Sur la route, nous passerons dans la vallée de Cardrona qui est connue pour sa clôture de soutiens-gorge. À multiples reprises, les fermiers les ont enlevés, ce qui, au contraire, fit parler de l’endroit et ramena encore plus de soutiens-gorge ;). Pas d’explication quant à l’arrivée des premiers soutiens-gorge, toujours est-il que maintenant s’y trouve une petite boîte aux lettres recueillant des contributions pour la fondation néo-zélandaise du cancer du sein (NZBCF).

Arrivés à Wanaka, nous projetons de dormir dans notre 4ème camping payant, le Luggate Albion Cricket Club Campground. Beaucoup d’avis négatifs sur cet endroit car le propriétaire est un vieux grincheux fini mais si vous respectez les règles, vous apprécierez votre nuit. Surtout quand elle ne vous coûte que 3€ par personne avec un coin douche et quelques ports USB si vous souhaitez charger vos téléphones et tablettes.

Nous discutons avec un voyageur suisse et planifierons nos visites de demain sachant que la météo est sensée se gâter dès le début d’après-midi. C’est avec une grande déception que nous apprenons sur le site du département de la conservation (ceux qui s’occupent des parcs et de la nature néo-zélandaise) que la randonnée phare de Wanaka, la Roys Peak Track de 16 kilomètres aller/retour, est fermée à cette période pour cause d’agnelage, c’est-à-dire de la mise bas des agneaux. Déception, car ça avait l’air vraiment top, regardez par ici sur le blog d’amis blogueurs.

Dans tous les cas, le lendemain, nous allons dans un premier temps voir l’arbre le plus photogénique de Wanaka situé au bord du lac du même nom.

Finalement, comme consolation de la randonnée Roys Peak que nous ne pouvons faire, nous faisons celle qui se nomme Diamond Lake & Rocky Mountain. Pas aussi impressionnant, mais nous avons tout de même apprécié le final. L’ascension est progressive et nous passons dans un premier temps devant le Diamond Lake. Puis deux chemins s’offrent à vous,  le chemin est et le chemin ouest (qui vous permettront de faire une boucle). Nous empruntons le chemin ouest sans vraiment choisir et atteignons enfin le sommet après quelques efforts. Et quel vue ! Un panorama à 360° sur le lac, et derrière nous des montagnes qui semblent caresser le ciel. Finalement, une belle alternative :).

Voilà, voir de si belles choses à la suite en si peu de temps, autant vous dire qu’on y prend goût. On vous réserve tout de même encore plein d’autres surprises. Alors soyez patients, la suite arrive bientôt !

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Arrivée à Christchurch, découverte de Kaikoura et du plus haut sommet de la Nouvelle-Zélande

Arrivée à Christchurch, découverte de Kaikoura et du plus haut sommet de la Nouvelle-Zélande

Bienvenue en Nouvelle-Zélande ou Kia Ora comme on dit par ici :D. Dans ce pays, nous avons réappris à visiter au gré de la météo, ce n’est pas comme en Australie où il fait quasiment toujours beau et chaud. En effet, les premières impressions lorsque l’on sort de l’avion sont, comment dire, fraîches ! Après 4 mois où les températures avoisinaient les 40°C, c’est un sacré choc thermique que nous vivons car il fait plus ou moins 5°C. Comme nous avions un peu de retard au départ, nous arrivons à 1h45 du matin au lieu de 00h50 et comme nous dormons dans un AirBnB, il faudra être discrets lorsque nous rentrerons dans la propriété qui nous accueille. À notre grande surprise, il n’est pas nécessaire que nous achetions une carte prépayée chez l’opérateur de téléphonie Spark (propre à la Nouvelle-Zélande) car notre opérateur australien Vodafone se trouve également ici. Nous avons notre forfait jusqu’au 27 octobre donc nous envisagerons d’acheter une carte pour 1 mois à la clôture de celui-ci. Bref, nous nous rendons en taxi chez nos hôtes (nous paierons 26$NZ soit 15€ pour 15 minutes de course, sûrement un tarif de nuit) et tâchons de faire aucun bruit pour ne pas les réveiller. Malheureusement, comme nous enchaînons les très courtes nuits depuis 2 jours, nous nous réveillerons qu’à 10h et ne pourrons croiser nos hôtes Astoria et Shannon mais tout était en place pour que nous nous sentions à la maison.

Oh et j’allais oublier, à l’arrivée dans notre chambre, se trouvait une petite surprise : le drone Mavic Pro que nous avions commandé depuis l’Australie. Nous avons hâte de le faire voler ce petit bijou ! Donc une fois réveillés, nous irons en Uber cette fois-ci rejoindre la compagnie de location Lucky Rentals par laquelle nous sommes passés pour retrouver notre van ou plutôt notre monospace Toyota Estima. Pour 44 jours de location, il faut compter 2700$NZ (c’est-à-dire 1640€) dont 235$NZ qui correspond au prix du ferry qui relie les 2 îles (pour 2 passagers et une voiture). Malgré le fait que la voiture semble plus petite que notre Dundee australien, à l’intérieur c’est hyper cosy et très spacieux. La prise en main n’est pas compliquée d’autant que nous sommes habitués désormais à la conduite à gauche.

Nous partons donc à la découverte de la région de Canterbury, et pour notre première virée avec notre van, nous allons direction un restaurant très connu à Christchurch, le C1 Espresso où ils vous servent vos plats (et surtout des frites) dans des tubes à air comprimé. Qui ne rêve pas de se faire livrer des frites à sa table à plus de 100 km/h ? Nous sommes comme des gosses mais cela dit, nous mangerons des plats de très bonne qualité !

Nous ne nous attarderons pas à Christchurch, mais ce sera une nouvelle raison de revenir. Avant de quitter la ville, nous allons directement dans un salon de piercing ! C’est le petit caprice de Janaïna qui m’en parle depuis l’Australie, alors comme nous sommes dans une ville jeune et vivante, nous décidons de faire son piercing au nez dans le coin. Une fois la chose bouclée, nous décollons vraiment de Christchurch direction le Nord et plus précisément Kaikoura (Kai signifie aliment et Koura écrevisse).

En réalité, nous ne voulions visiter Kaikoura qu’à la fin de notre virée dans le sud de l’île mais il s’avère que la route Picton (ville au nord de l’île du Sud) > Kaikoura est fermée depuis le tremblement de terre de magnitude 7.8 du 15/11/2016 (suite à des glissements de terrain) et que l’un des seuls moyens pour rejoindre la ville est d’y aller depuis Christchurch. C’est donc tout naturel que nous commençons par cette étape. En chemin, nous irons faire un peu de shopping dans un supermarché Countdown (même logo que les supermarchés Woolworths d’Australie mais nom différent) histoire que nous ne manquions de rien. Les routes sont quelques peu montagneuses et les dernières lueurs du jour laissent place à la nuit noire. Une chance ici, nous ne craignons plus les kangourous la nuit ^^ mais il faut tout de même faire attention aux animaux sauvages qui peuvent surgir d’une minute à l’autre. Nous pensons d’ailleurs apercevoir un petit kiwi sur la route (petite oiseau qui ne vole pas, endémique de la Nouvelle-Zélande qui a sensiblement la taille d’une poule) et l’éviterons de justesse (après avoir vu de vrais kiwis, ce n’en était définitivement pas un). La route n’est pas des meilleures car il y a beaucoup de travaux à cet endroit, et que nous traversons finalement les montagnes donc ça monte, ça descend et ça serpente un chouïa : pour avoir un ordre d’idée, nous mettrons 3 heures pour faire 150 kilomètres. Nous dégusterons pour dîner le doggy bag que nous avions emporté suite à notre repas du midi au C1 Espresso et nous installerons sur une aire de camping gratuite à 15 kilomètres au Nord de Kaikoura, le Meat Works Campsite. Dans la nuit, nous réservons l’activité phare de Kaikoura, l’observation des baleines ! Et ce dès le lendemain matin.

En attendant, on s’arme de nos bonnets et on constate une nouvelle fois que la nuit est fraîche comparée à l’Australie. Mais il est plus facile de combattre le froid que l’humidité et les nuits à 30°C de Kununurra. Sachant que notre excursion démarre à 10h30, nous nous levons bien avant mais la pluie est sacrément intense… et le temps n’est vraiment pas de la partie. Nous réussissons à décaler l’excursion à demain, même heure et attendrons que la pluie cesse pour pouvoir sortir et déjeuner. En attendant, nous nous emmitouflons dans nos draps et ne nous réveillerons qu’à 11h ^^. Au moins, il ne pleut plus, lol. Nous petit-déjeunerons finalement au Kaikoura Lookout, histoire d’avoir une belle vue sur ce qui nous entoure.

Malheureusement, les nuages masquent le panorama (nous aurons l’occasion de voir ce que ça donne sans nuages) mais la vue reste tout de même magnifique. Nous passerons l’après-midi près de la mer, et déambulerons sur la Peninsula Walkway pour être au plus près des côtes mais surtout au plus près des otaries et des phoques. Le face à face avec ces bêtes est garanti dans le coin et nous en verrons vraiment beaucoup. Rien qu’au parking, on en remarque un qui fait la sieste sur la passerelle. Pour des raisons de sécurité, il est conseillé de rester à 10 mètres de ces derniers mais certains semblent vraiment inoffensifs. Nous nous en approcherons tout de même, avec précaution bien entendu, d’autant plus que celui sur la passerelle fait la sieste et qu’il ronfle sacrément.

La Peninsula Walkway longe dans un premier temps le haut des falaises et redescend sur les bords de mer. Nous verrons plus d’une dizaine de phoques et d’otaries que ce soit dans l’eau ou affalés sur les rochers, nous tâcherons d’éviter de les déranger lorsqu’ils sont en pleine sieste mais n’hésiterons pas à nous approcher d’eux car ils sont aussi curieux que nous.

La balade est plaisante, nous découvrons également de nouvelles espèces d’oiseaux et c’est vraiment un bonheur pour nous qui les aimons tant. Le truc malheureux, c’est qu’on y trouvera quelques phoques morts à même les rochers et par conséquent quelques ossements. Bref, nous décidons d’aller un peu plus au nord que notre campement pour rejoindre les Ohau Falls. Il semblerait que des bébés otaries viennent faire trempette au pied des chutes d’eau. Malheureusement, cette route est close suite au tremblement de terre alors soyez prévenus ! Nous retournerons donc à notre campement de fortune en croisant les doigts pour que le lendemain soit beau et ensoleillé.

Nous nous levons donc et il s’avère que la magie de Kaïkoura opère. D’un côté la mer, de l’autre les montagnes enneigées et c’est un vrai plaisir de se réveiller avec un paysage pareil !

Nous rejoignons la compagnie qui gère les croisières à la découverte des baleines “Kaikoura Whale Watching” sauf que cette dernière nous annonce que les baleines ne seront malheureusement pas observables aujourd’hui (ils ont fait une première reconnaissance en hélicoptère) donc nous remettons une nouvelle fois l’activité au lendemain. Nous profiterons de la journée pour faire voler le drone pour la première fois et pour prendre d’autres clichés que ce soit au Lookout ou à la Peninsula Walkway.

Nous avons de la chance, l’aube nous réserve des couleurs incroyables sur les montagnes que nous ne manquons pas d’immortaliser avec le drone. Cette fois-ci, le lendemain, l’activité a bien lieu et une navette nous amène au port pour aller à bord du bateau nommé l’Aoraki (nom maori du plus haut sommet de la Nouvelle-Zélande, le fameux mont Cook). Nous naviguerons plus d’une heure sans observer le moindre mouvement, uniquement des goélands, des puffins ou encore des otaries qui barbotent.

Mais voilà qu’enfin une baleine pointe le bout de son nez à la surface, un cachalot plus précisément (on l’appelle sperm whale en anglais, en effet, lors de sa découverte, les gens pensaient que le liquide blanchâtre présent dans sa tête était du liquide séminal. En réalité, il s’agit de spermaceti, un organe qui selon certains aide à la flottabilité, et d’autres aide à l’écholocation). Elle nous gratifie enfin de sa présence et nous admirons à quelques mètres d’elle ce spectacle avant qu’elle ne rejoigne le fond des océans.

Après 10 minutes passées à reprendre son air, la voilà qui nous quitte déjà, en quelques mots, c’est le clou du spectacle :D.

De retour au port, nous avons une vue magnifique avec un florilège de couleurs. Un dernier cadeau avant de quitter Kaïkoura.

Nous mettons donc cap vers Akaroa, ville au sud de Christchurch. L’endroit a été fondé par des colons français en 1840, mais en réalité, l’unique tentative de colonisation de la Nouvelle-Zélande par la France, Akaroa donc, s’est soldée par un échec. Mais nous le verrons, cette tentative aura laissé des traces qui ne sont pas prêtes d’être effacées. Nous dormirons à Catons Bay sans trop savoir si nous sommes autorisés à dormir ici mais personne ne viendra nous déranger. Avant que la nuit ne tombe, nous irons discuter avec un fermier qui apprend à un de ses chiens de berger à rassembler les moutons. Il nous expliquera combien il était difficile d’être fermier, ce que nous doutons pas une seconde. Il nous demande d’où nous venons et aussitôt après avoir répondu que nous venons de France, il nous demande s’il n’y a pas trop “d’immigrés ou de musulmans”… Encore une fois, après l’Australie, nous remarquons que les gens à travers le monde sont complètement trompés par l’image que les médias véhiculent. Nous préférons éluder la question et passons à autre chose avant de dîner.

Nous progressons vers la ville et la route que nous empruntons est très agréable avec des vues magnifiques, une nouvelle fois. Comme nous le disions juste au dessus, la particularité d’Akaroa, c’est cette influence française. Des noms de rues à la française, des boucheries aux couleurs bleu, blanc, rouge, et j’en passe. Voilà quelques clichés pour vous donner un aperçu :

Nous nous rappelons encore être passés devant ce restaurant, “Ratatouille” où la musique qui sortait de l’établissement était “Ma préférence” de Julien Clerc. C’était assez drôle :). Nous nous baladerons également au French Market qui se déroule tous les samedis, nous aurons même le droit à une “braderie” gérée par l’organisme Lions que nous avions déjà trouvé en Australie et plus particulièrement à Margaret River. De quoi acheter des ustensiles manquants ou encore des polaires pour se protéger des prochaines journées où il ne fera pas très chaud ^^.

Akaroa apporte une belle singularité au paysage néo-zélandais mais aussi nous rappelle à quel point la France, la famille et les amis nous manquent !

Nous nous dirigerons ensuite vers Arthur’s Pass mais au vu de la météo qui semble vraiment capricieuse, nous décidons d’y revenir que lorsque nous serons sur la côte Ouest. Du coup, nous poursuivons la route en direction d’un lieu de tournage du fameux film le Seigneur des Anneaux : le Mont Sunday (rien à voir avec la glace). Mais d’abord, sur le chemin, nous passerons par un endroit magnifique, Rakaia Gorge. Les eaux sont d’un bleu époustouflant à cause de la fonte des glaciers. Nous ferons un petit arrêt pour faire voler le drone.

1h de route plus tard, nous arrivons à notre hôtel gratuit plein air ^^, le lac Clearwater. Etant donné que nous sommes vendredi, quelques locaux viennent y passer le week-end, c’est donc le moyen de discuter avec eux, car ils sont souvent curieux de savoir d’où nous venons et où nous allons. Un petit feu de camp nous accompagnera alors que la nuit tombe. L’endroit était vraiment parfait avec les montagnes qui nous entouraient, un incontournable si vous visitez le Mont Sunday.

Le jour d’après, nous sommes prêts pour gravir le Mont Sunday, il s’agit en fait d’une grosse colline perdue au milieu d’une vallée donc ce sera du gâteau pour l’ascension :). C’est donc sur cette colline qu’a été érigé la ville d’Edoras, la capitale du Rohan dans le film le Seigneur des Anneaux. Pour atteindre le sommet, il vous faudra traverser la vallée dont un pont suspendu où nous y apercevrons la phrase “You shall not pass” (“Vous ne passerez pas”, célèbre avertissement de Gandalf le Gris face au Balrog dans le premier volet de la saga).

Une fois là-haut, autant vous dire qu’il faut vous accrocher. Le vent souffle sans s’arrêter donc impossible de faire voler le drone. Mais le panorama est dingue et nous profiterons de la vue un moment (en jouant les acrobates).

Il est temps pour nous de nous décrasser (oui, on est un peu cracra après 3 jours sans vraies douches) et de recharger les batteries de nos appareils électroniques. À proximité de notre prochaine destination, le lac Tekapo, on ne trouve rien de moins cher que le Musterer’s High Country Accomodation. Nous aurons un site sans électricité et avec douche pour 20$ pour 2 (soit 12€). Nous y trouverons des animaux de la ferme dont des alpagas, touffus et hyper curieux. Nous nous doucherons à peine arrivés, après avoir fait le tour de ce petit camping. Malheureusement, il n’y a qu’une douche et une toilette dans le même local, pour la roulotte et les différents sites avec ou sans électricité. Et alors que nous préparons le repas du soir, la propriétaire vient nous engueuler parce que nous avons mis trop de temps dans les douches alors que nous y sommes restés que 20 minutes. Bref, pas de bonjour mais une réprimande, autant vous dire qu’on ne vous conseille pas cet endroit rien que pour l’accueil.

Le lendemain, avant de rejoindre le fameux lac Tekapo, Janaïna dira au revoir aux alpagas mais se fera aussi attaquer par l’énorme chèvre. Oui depuis, le coin cuisine, j’entends : “Bébéééééé”. J’ai bien ri à l’idée de la voir poursuivie par la chèvre, mais aussi par l’alpaga le plus mignon, qui ne demandait qu’à jouer.

Le lac Tekapo est un incontournable donc si vous êtes de passage, n’hésitez pas. Surtout que les chemins de randonnée ne manquent pas. Entouré d’un paysage de montagnes pittoresques, le lac Tekapo fait parti d’une zone déclarée comme une réserve de ciel noir de l’UNESCO. Ainsi, l’activité évidente dans ce village de vacances est sans aucun doute l’observation des étoiles. Pour nous, les nuits étant nuageuses, nous n’aurons pas la chance d’observer le ciel étoilé. Nous profiterons donc de quelques parcours de randonnée. Nous marcherons le long du lac sur la Peninsula Walkway Tekapo. 4 kilomètres balayés par une douce brise, un lac bleuté sous nos pieds et des montagnes vertigineuses comme toile de fond, c’était vraiment agréable.

Endroit également très photogénique, au bord du lac, c’est l’église du bon berger (“Church of the good Sheperd“), l’une des églises les plus photographiée au monde. Si vous arrivez à passer à travers les bus de touristes, vous serez chanceux !

Nous profiterons de l’après-midi pour faire une seconde randonnée et pour atteindre le sommet du Mont John à 1031 mètres d’altitude. Nous partirons depuis le parking de Tekapo Springs, en traversant les forêts de pin mais surtout en appréciant la grimpette où l’air frais ne cesse d’emplir nos poumons. Dommage que le temps se soit gâté, car une fois au sommet, nous avons eu du mal à y rester tant le vent était puissant mais surtout glacial. Malgré tout, bel endroit. Par contre, nous ne visiterons pas la station d’observation de l’université de Canterbury, mais libre à vous d’y jeter un œil.

La nuit commence à tomber, nous progressons vers le lac Pukaki cette fois. Ce sera l’un des meilleurs camping gratuit que nous trouverons dans l‘île du Sud. Malgré des toilettes… pestilentiels, la vue est juste magique. Peut-être que la magie opère grâce à ces couleurs ambrées qui viennent se poser sur le haut des montagnes, toujours est-il que c’est plaisant même avec un froid qui ne nous ménage pas.

Le jour d’après, notre réveil est accompagné d’une vue imprenable sur un lac transparent et un mont Cook plus lumineux que jamais. C’est le point culminant de la Nouvelle-Zélande avec 3754 mètres.

Cette montagne s’érige au pied du glacier Tasman, c’est d’ailleurs là que nous commencerons la visite. Il faut savoir qu’il est le plus grand glacier de la Nouvelle-Zélande avec 29 kilomètres de long, mais aussi que le lac qui fait face au glacier n’existait pas il y a 30 années de ça. En réalité, aujourd’hui, le lac glacier s’agrandit chaque année et il faut croire que le glacier disparaîtra d’ici quelques décennies. Pas besoin de vous rappeler pourquoi. La balade pour l’atteindre n’est pas compliquée, en fait, quasiment tous les chemins de la zone sont accessibles à tous. Une fois arrivés, nous sommes surpris par le bleu laiteux du lac et par les quelques glaciers qui tentent de résister face au réchauffement climatique.

Sur ce cliché où Jaja joue à Super Mario, on peut apercevoir le front du glacier qui s’impose entre le lac et le versant de la montagne.

Nous consacrerons l’après-midi à une randonnée célèbre et convoitée, la Hooker Valley Track. C’est plus une balade qu’une randonnée, il faut compter à peu près 3 heures pour faire l’aller-retour. Nous l’effectuerons en 4 heures car nous croiserons Simon et Amandine, des backpackers lillois, que nous avions rencontré en Australie, une première fois à Margaret River, puis à Coral Bay et enfin à Kununurra. À croire que nous traçons la même route. D’où une heure de plus car nous nous sommes racontés nos expériences respectives.

Après avoir traversé 3 ponts suspendus, croisé une végétation luxuriante et longé les rivières créées par la fonte des neiges, nous arrivons au glacier Hooker, long de 11 kilomètres. Là aussi, quelques glaciers font de la résistance sur le lac et malgré la situation alarmante, le décor est incroyable.

Nous n’avons pas le temps pour effectuer d’autres randonnées car il fait nuit très tôt. De la pluie est prévue pour le lendemain, alors nous nous dirigeons vers la région d’Otago et du Southland. Avant d’y parvenir, nous dormirons sur une aire de camping gratuite à Omarama, l’Ahuriri Bridge Campsite.

La suite de nos aventures arrive bientôt. Alors restez connectés !

Et si vous n’avez toujours pas jeté un œil à notre vidéo complète sur l’Île du Sud, la voici :

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