Le Northern Territory, vie de cow-boy autour du symbole de l’Australie

Le Northern Territory, vie de cow-boy autour du symbole de l’Australie

À première vue, vous répondez toujours présents ! Ça tombe bien, nous avons beaucoup de choses à vous raconter… Voilà, après ce second séjour à Bali, où mes parents ont fait un bout de chemin avec nous, nous voilà de retour pour notre seconde année en Australie. Notre van étant toujours à Kununurra, nous débarquons à Darwin chez nos anciennes hôtes HelpX qui n’ont pas hésité une seule seconde à nous reprendre.

Nous resterons 5-6 jours chez elle à effectuer des tâches particulièrement sommaires donc ça nous laisse pas mal de temps libre. Pique-nique sur la côte, pêche et même une soirée Opéra au Waterfront de Darwin où Claire jouera de son instrument : le violon.

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Après ces quelques jours, nous prenons la direction de cette ville qui nous a permis de décrocher notre second visa grâce à une expérience très sympathique en ferme, Kununurra. De quelle manière ? Comme nous l’avions fait la première fois dans l’autre sens, en stop ! Claire a l’amabilité de nous déposer en dehors de Darwin pour nous faciliter un peu la tâche. Ah et j’oubliais, Alison nous a fait une super pancarte.

 

On est parés !

Pour commencer, notre premier chauffeur nous amène un peu plus loin à Noonamah et un autre nous prend à peine déposés pour nous laisser à Adélaïde River. Après un moment de flottement où il n’y a pas grand chose autour à part une roadhouse, Tim nous conduit 490 kilomètres plus loin à Timber Creek. Et là, plus de trafic ! Il n’est que 16 heures donc c’est dommage de s’arrêter en si bon chemin mais c’est le jeu… Le problème, c’est que nous ne savons pas où dormir car l’unique “hôtel” de la ville nous propose une nuit à 150$.

Heureusement que nous pouvons compter sur la générosité des français. Ils sont à 2 vans et nous proposent une tente et un matelas avant de reprendre la route le lendemain. Gros coup de bol ! Nous passerons finalement une agréable soirée à partager nos différentes expériences et impressions sur l’Australie.

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Nous nous levons de bon matin et laissons derrière nous le groupe de français sans qui nous serions bien dans la merde. 15 minutes après s’être posés sur le bord de la route, notre dernier chauffeur nous conduit jusqu’à l’Ivanhoe Cafe où la voiture est entreposée.  Mais dans un premier temps, avant de la retrouver, on s’accorde un bon petit déjeuner dans l’établissement de nos anciens patrons.

Malgré les quelques difficultés qu’il a pour démarrer, Dundee semble en très bon état. Il faut quand même qu’on lui redonne un coup de propre dans notre ancien lieu de résidence, l’Hidden Valley Caravan Park. C’est très bizarre d’y retourner sachant que tous les copains sont partis !

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Plein de courses et plein d’essence fait,

voilà qu’on refait le chemin dans l’autre sens. C’est parti !

Nous devons maintenant amener notre Dundee au garage afin de changer la courroie de distribution, pour cette raison, nous retournons à Darwin. C’est une opération qui coûte un bras, donc on est prêts à se sortir les doigts du cul. Avant toute chose, en chemin nous nous arrêtons dans la ville de Katherine pour barboter dans les Hot Springs.

Un bel endroit où se ressourcer dans des eaux claires et chaudes

d’autant plus que l’endroit est gratuit.

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Ensuite, nous prenons la direction des beautés de la région de Douglas (nous n’imaginons pas encore ce que cette région nous réserve !). Dans un premier temps, les chutes Robin Falls. Une petite balade de 15 minutes suffit à l’atteindre. Malheureusement, très peu d’eau mais c’est l’occasion de se rafraîchir. Pour ceux qui passent par là, sachez qu’l est possible de dormir sur le carpark.

Dernier arrêt qu’on s’accorde avant de revenir à Darwin, le Litchfield National Park qui se trouve à plus au moins 2 heures. D’ailleurs, l’entrée du parc est gratuite et la route est bitumée, donc tout le monde peut y avoir accès. Sans oublier qu’on y trouve beaucoup de spots pour se baigner.

Au vu de la chaleur, ce n’est pas de refus de faire trempette !

Nous y verrons d’énormes termitières puis effectuerons la boucle des Florence Falls avec à mi-parcours une piscine naturelle. Ni une ni deux, on s’y jette pour se rafraîchir malgré les panneaux indiquant la possible présence de crocodiles ! Tout le monde s’y baigne donc on ne craint rien apparemment.

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Buley Rockhole figure également sur la liste des endroits où il est possible de se baigner. Il s’agit en réalité de plusieurs trous d’eau et d’un flux constant qu’on pourrait qualifier de “cascades”. Toujours est-il qu’il est bon de se prélasser même si l’endroit est très prisé.

Fin d’après midi, nous prospérons vers Tolmer Falls. Ici, pas de bassin, uniquement une passerelle d’où l’on peut l’admirer. Tout simplement pour préserver l’habitat des chauve-souris qui vivent dans la grotte en bas de la chute. Dans ce genre de situation, on est content d’avoir le drone.

Avant que le soleil ne se couche, nous finissons la découverte du parc avec les Wangi Falls. Le meilleur pour la fin, même si malheureusement il est impossible de s’y baigner. Le point de vue est parfait, surtout à cette heure de la journée car il n’y a absolument personne. Nous y resterons un moment et nous nous poserons finalement au Finiss River Crossing pour la nuit. Nous retournerons chez nos hôtes le lendemain.

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De retour à Darwin, on profite des spécificités de la ville, de son marché de nuit à Mindil Beach. Le coucher de soleil est particulièrement sympa mais il y a beaucoup de monde.

 

 

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On profite également de la générosité de nos hôtes, évidemment en leur rendant la pareille. Janaïna préparera un festin pour l’anniversaire d’Alison et elle sera même amenée à faire 2 autres gâteaux d’anniversaire pour la fille d’une invitée (elle recevra un petit billet pour l’occasion).

C’est déjà ça de pris !

Comme on vous le disait, on cherche un job et Alison et Claire font absolument tout pour nous dégoter quelque chose parce qu’on fait chou blanc pour le moment. Elles en parlent à tout leur entourage et elles font le maximum pour nous aider ! Grâce à Tania, un de leurs amies, nous distribuerons des flyers dans tout Darwin pour un événement propre à l’art aborigène. ça nous prendra plus ou moins 1 jour et demi et nous en tirerons 400$ pour 2.

Alison et Claire me propose également de détruire une dalle en béton dans leur jardin contre un billet. Chose dingue car nous sommes hébergés en échange de travaux chez eux. Il n’est normalement pas question d’argent. Claire m’achètera l’équipement pour me protéger dont une paire de chaussure (dont je me servirais pour la suite du voyage). Plus généreux, tu peux pas ! Mise à part le fait que ce soit bruyant et poussiéreux, il m’aura fallu quelques après-midi pour tout casser et pour apporter les gravats à la déchetterie.

Elles me fileront 560$ donc c’est super !

Nous financerons donc une grande partie du changement de la courroie de distribution grâce à ces deux petits boulots. À côté de ça, nous déposons des CVs dans les restaurants du centre de Darwin pour mettre toutes les chances de notre côté. Malgré l’essai réussi de Janaïna dans un bar à huîtres, c’est l’annonce publiée sur Gumtree (notre fameux leboncoin australien) qui nous mènera vers notre prochaine aventure.

Même si nous n’avions pas en tête d’effectuer un nouveau travail en ferme, cette expérience que l’on nous propose en cattle station (station d’élevage) est l’occasion rêvée de vivre typiquement à l’australienne. Janaïna sera engagée pour préparer les repas aux différents travailleurs et moi j’effectuerais un peu de tout mais surtout du travail avec le bétail !

Même pas peur

Avant de décoller de Darwin, on effectue la vidange de la voiture et le remplacement des filtres puis on récupère notre nouveau kit de panneau solaire / batterie / convertisseur à la Poste (acheté 580$ sur eBay). J’allais oublier ! Nous assisterons au match France – Australie dans un bar bondé du quartier de Nightcliff. Ambiance sympathique et puis c’est cool de voir les Australiens râler.

Bref, bienvenue à la Douglas Station, notre maison pour le prochain mois.

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Changement radical de décor, nous débarquons sur ces terres qui paraissent infinies et nous faisons la connaissance du patron Tony qui nous sert à accent sacrément appuyé ! On fait la rencontre des collègues, des deux chiens, des dizaines de poules et des chevaux du champ d’à côté.

Finis les réveils tardifs

C’est 5h debout maintenant et plus tôt pour Jana qui doit préparer les petits déjeuners. Avec les gars, on part directement sur les “yards”, là où le bétail est rassemblé, trié, vacciné, … Mon rôle quand nous sommes à cet endroit, c’est d’assurer un flux ininterrompu de vaches, taureaux, génisses, veaux à Trent, Erb et le boss (mes principaux collègues). Je les bouge d’enclos en enclos pour les amener dans un ultime “couloir” où ils sont finalement immobilisés pour recevoir leur traitement. Dès le premier jour, j’assiste au décornage de certaines bêtes. C’est rude et faut avoir le cœur bien accroché. Je ne m’attendais pas non plus à autre chose, c’est un travail parfois difficile…

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On apprendra au fil des discussion que le patron n’effectue que de l’import / export. Il a acheté 1500 km² de terres pour 8 millions de dollars et aujourd’hui, elles en valent 24 millions… Il a 8000 bêtes au total.

C’est complètement dingue

Le travail de Jaja consiste principalement à remplir nos ventres de ces mets les plus succulents. Dès 4h30 du matin, elle préparait le petit déjeuner. Elle nous préparait les p’tits sandwichs du midi et des gâteaux tous aussi bons que les autres. Et le soir, elle devait faire le dîner. Je connais très bien la cuisine de Janaïna, mais pour les loulous de la ferme qui ne se nourrissent que de pain et de viande, autant vous dire qu’ils se sont régalés (c’était un vrai déchirement pour eux quand nous devions partir, ils voulaient à tout prix qu’elle reste, mais moi je pouvais partir ^^). Elle a eu minimum 5 bouches à nourrir, maximum 14 !

Elle s’occupait également des poules, des chiens lorsqu’ils n’étaient pas au travail avec moi, des chevaux, et faisait en sorte que l’endroit où nous vivions respire la propreté. C’était notre Maman à tous pour 1 mois et une semaine

Moi quand je le dis, ça fait archi chelou.

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Outre le travail avec le bétail, il m’arrivait de participer à ce qu’on appelle familièrement le mustering. C’est le rassemblement des bêtes soit dans les yards (pour les traiter) soit dans leurs enclos respectifs qui peuvent se trouver à perpet. On utilise des buggys, des quads mais aussi des hélicoptères, rien de plus banal me direz-vous. Dans les grandes lignes, j’ai aussi fait de la mécanique (alors que je déteste ça), du fencing (rétablir les clôtures barbelés qui sont cassées), rapatrier un buffle sauvage dans nos enclos (c’était de la pure folie…), déposer des blocs à lécher de 100 kg chacun dans les enclos avec un camion sans frein ^^ ou encore faire des contre feu pour éviter que le feu principal ne se répande ailleurs.

Malgré les horaires importants (12 heures par jour), c’était moins éprouvant physiquement que pour le ramassage des courges / citrouilles. Cela dit, il faut avoir le cœur accroché parce que les gars du bush ne font pas dans la demie-mesure (abattage de bétail blessé à la carabine, décornage des vaches, castration des veaux…).

Intervilles, ça vous dit quelque chose ?

Je ne me suis pas fait ménager par le bétail non plus, entre les attaques des taureaux ou des vaches énervées, des coups de sabot des veaux. J’ai eu des sacrés coups d’adrénaline…

Mais on a aussi eu notre lot de surprise avec notre première rencontre avec un python à tête noire, avec un crocodile d’eau douce que j’ai pu apercevoir le dernier jour près de la rivière où nous dormions et avec un p’tit tour en hélicoptère grâce à notre patron !

Il y a tellement à raconter qu’il est difficile de synthétiser tout ça ! Heureusement, nous sommes tombés sur des personnes adorables qui ont fait de ce mois passé une expérience hors du commun et mémorable.

C’est ça, c’était comme on l’imaginait

 

Malgré le fait que nous soyons isolés, nous avons profité de nos quelques weekends pour nous changer les idées. À peine à 20 minutes de notre station d’élevage, il y a des sources chaudes, les Douglas Hot Springs ! C’était pas grand chose mais ça a le mérite de nous détendre et surtout à deux pas de notre “maison”.

Pour ne pas trop s’éloigner de notre vie de cowboy, nous avons également assisté à un rodéo ! Sport complètement stupide mais nous étions curieux de voir ça de plus près. Nous nous sommes mis dans l’ambiance, chemises à carreaux et chapeau de cowboy pour Jaja. Le show se déroule plusieurs fois par mois à Noonamah (à 30 minutes de Darwin) et les places sont à 30$ par personne.  Maintenant que nous avons conscience de la force de ses vaches et de ses taureaux, on imagine à quel point c’est difficile de les monter, mais aussi idiot, faut l’avouer ! D’ailleurs, on assistera à 3 grosses blessures en direct, on peut vous dire que ce n’était pas des pauvres foulures au poignet…

Même si c’est attractif, on se disait… mais pourquoi ?

 

Durant un weekend, nous nous sommes également lancés à la poursuite du crocodile d’eau de mer qu’on appelle ici “saltwater crocodile”. Bon, lancés à la poursuite est un bien grand mot parce que nous sommes passés par un organisme… En effet, nous n’arrivons pas à en dénicher dans la nature, c’est pourquoi nous avons pris cette décision.

Estimés à 100 000 crocodiles d’eau de mer dans la région du Northern Territory et pouvant atteindre plus de 6 mètres, ça en fait d’eux une certaine curiosité. Je vais pas vous mentir, j’en ai fait des cauchemars !

Bah oui, en Australie, tout veut te tuer…

Nous sommes passés par l’organisme Adelaïde River Cruises. Assez sympa, dans le sens où vous les voyez de près, mais ça coûte tout de même 45$ par personne et ça ne dure qu’une heure. Le fait qu’on les appâte avec de la viande de buffle rend ça également moins authentique mais bon, c’est comme ça. On ne va pas faire les rabats-joie, ça reste des crocodiles qui, s’ils en avaient l’occasion, nous boufferaient tout cru !

Avant de partir à la conquête de l’Uluru situé à plus ou moins 2000 kilomètres de l’endroit où nous sommes, on termine les différentes visites du nord de l’état. Le parc national de Kakadu est notre prochaine étape, et pas des moindres. En plus d’être l’un des plus gros parc national d’Australie, il n’est pas donné. Oui, 40$ par personne. Ce parc est connu pour abriter une multitude d’espèces animales typiques mais aussi des peintures anciennes aborigènes. Nous avons traversé le parc de bout en bout, depuis la ville d’Humpty Doo, nous avons rejoins Pine Creek.

Entre deux, plusieurs endroits plus ou moins sympathiques à visiter.

Nous avons foncé vers la seule ville qui se trouve à l’intérieur du parc, Jabiru. Ville minière et base centrale pour tout ce qui est découverte des marécages. Nous y avons juste mis de l’essence pour rejoindre Ubirr, une galerie à ciel ouvert d’art rupestre aborigène. Avant de s’y rendre, on s’arrête à Cahills Crossing, ces fameuses routes qui font office de passage d’un côté à l’autre d’une rivière. Cette traversée de rivière est considérée comme la plus dangereuse d’Australie et pour cause, de nombreux crocodiles d’eau de mer y guettent la moindre personne qui ose franchir cette route à pied… Nous regarderons juste de loin le spectacle en en remarquant quelques uns qui sont immobiles en bord de rivière ou qui nagent discrètement !

Comme nous le disions précédemment, nous rejoignons Ubirr qui propose un petit circuit d’un kilomètre à la découverte de peintures rupestres disséminées ici et là sur les roches rouges.

Et si vous souhaitez une magnifique vue sur les plaines inondables du Kakadu, grimpez jusqu’au Nadab Lookout. L’ascension n’est pas très difficile et ne vous prendra que quelques minutes.

C’est plutôt sympa

Nous nous cherchons ensuite un endroit où dormir pour la nuit, le Malabanjbanjdju Campground fera l’affaire car il est sur notre route. Il faut compter $6 par personne pour la nuit et il n’y a que peu d’emplacements donc c’est assez calme. Il fera juste une chaleur de pute folie et on sait d’ores et déjà qu’on passera une nuit… humide !

Ce qui est plutôt sympathique pour le lendemain, c’est qu’en direction de Yellow Water (où se trouve les excursions à la rencontre des crocodiles qu’on zappera), il y a le Cooinda Lodge où vous pouvez profiter de la piscine extérieure et des douches.

Etant donné la nuit que nous venons de passer, c’est absolument bienvenu.

Même si nous zappons l’excursion à Yellow Water, nous nous y rendons pour observer la faune du coin. De gros cormorans se font dorer la pilule et un unique crocodile pas loin guette dans les eaux troubles. On arrivera à filmer une super scène avec ce même crocodile en pleine chasse, c’était hallucinant.

 

S’ensuit la découverte des attractions au départ de Cooinda,  on se lance alors sur ces routes non goudronnées qu’on appellent ici “corrugated roads” et c’est un vrai calvaire. Il est préférable d’avoir un 4×4 et quand bien même vous aurez l’impression que votre véhicule fait une crise d’épilepsie car la route forme des sortes de vaguelettes insupportables. D’ailleurs notre panneau solaire fixé sur le toit devra être refixé plus tard…

Heureusement, le chemin pour atteindre les Jim Jim Falls, hautes de 250 mètres est super agréable. Même si la cascade est inexistante en raison de la saison sèche, le paysage est splendide et la lumière qui pénètre le canyon est éblouissante. Jugez par vous-mêmes.

Tout ce chemin, nous l’avons parcouru pour accéder à la fois à Jim Jim Falls et Twin Falls mais il semblerait que l’accès à Twin Falls soit fermé. Nous utilisions l’application du parc national pour obtenir les infos mais il semblerait qu’ils aient oublié de mentionner celle-là. Ça fait chier surtout quand tu te tapes des routes de merde.

Avant que le soleil ne se couche, nous effectuons une dernière balade sur la Barramundi Gorge Trail qui mène à la Maguk Falls. Elle n’est pas impressionnante mais elle aura le don de vous rafraîchir une nouvelle fois.

 

Et puis c’est toujours l’occasion de découvrir la faune locale.

Nous privilégions une aire de camping proche de notre visite de demain, le Gungurul Campground. Et cette visite, c’est les Gunlom Falls, accessible après une trentaine de kilomètres sur de la route non goudronnée. Il y a possibilité de nager au bas de la chute, dans ce qu’ils appellent la “Plunge Pool”, cependant nous avons privilégiez les hauteurs. Après 1 petit kilomètre qui grimpe un chouïa, nous découvrons pleins de petits bassins. On a décidé de ne pas faire voler le drone parce que c’était un endroit assez calme et petit et je sais que le bruit du drone peut parfois agacer. On profite juste de l’endroit qui surplombe les terres infinies du parc national !

C’était notre dernière étape du parc national de Kakadu et si on devait vous donner notre impression, on vous dirait qu’on a été un peu déçus. On nous l’avait peut-être trop vendu sur les blogs… C’est à cet instant que l’on se rappelle des paroles de Tony, notre ancien patron de la cattle station : Kakadu, ici on l’appelle Kakadon’t parce que c’est loin et il n’y a pas grand chose à voir. Bon, nous avons quand même vu des choses magnifiques, on ne va pas se mentir.

Sans doute que nos attentes étaient trop élevées

Nous terminons la journée par le parc national de Nitmiluk qui se trouve à 3 heures au sud de Gunlom Falls. L’attraction phare, les chutes d’Edith Falls. Nous y arrivons alors que le soleil amorce sa descente alors nous avons la chance d’éviter la foule de touristes et d’assister à un joli spectacle sur les falaises qui entourent les bassins. En effet, nous décidons simplement de nous rendre au bassin principal, ce qui nous empêche pas de visiter les “Upper Pools” avec le drone.

On peut dire qu’on est des feignasses

Janaïna voulait à tout prix se rendre jusqu’à la cascade et pour moi qui pense toujours qu’il y a des crocodiles partout, je regarde toujours derrière moi si je ne me fais pas suivre ^^. Tout s’est finalement bien passé. Et puis ça nous a rafraîchi étant donné les chaleurs du moment.

La nuit commence à tomber, nous sommes proches de la ville de Katherine que nous connaissons déjà. Ça tombe plutôt bien car il nous faut changer notre batterie de voiture qui commence à nous lâcher ! En effet, depuis notre départ de la cattle station, difficile de rédémarrer le van. Nous sommes obligés de demander aux personnes dans la même zone que nous s’ils peuvent nous aider à chaque fois que nous arrêtons le moteur. Le hic, c’est que nous arrivons un samedi soir et que rien n’est ouvert le weekend. Nous nous posons donc au Northbank Caravan Park qui fournit un emplacement sans électricité pour $20. L’endroit n’est pas magnifique mais c’est uniquement pour attendre jusqu’à lundi car il n’y a pas de free camp dans le coin.

Nous retournerons aux Katherine Hot Springs que nous avons déjà mentionné plus haut et nous irons au Frank Streten Park où il est possible de se détendre près de la rivière. Finalement, nous irons à la Katherine Gorge qui fait partie du parc national Nitmiluk. Il est possible de rejoindre Edith Falls sur une randonnée de 66 kilomètres, mais étant donné la température actuelle, nous nous cantonnons à un petit circuit d’1,8 kilomètres avec à mi-chemin le Burawei Lookout. Le personnel du Visitor Centre nous avait indiqué qu’il était assez inutile d’aller plus loin car les cascades qu’on trouve plus loin ne sont pas alimentées en eau, donc c’est pas ouf quoi…

Dès le lundi matin, nous nous rachetons une nouvelle batterie pour la somme de $150, non prévue dans le budget bien évidemment.

 

Mais au moins nous sommes de retour sur la route !

 

Malgré toute cette route qui nous attend pour atteindre le fameux et célèbre rocher Uluru, nous sommes enthousiastes comme jamais. Après tout il n’y a que 1650 kilomètres de désert… Heureusement, il y a quelques arrêts intéressants sur la route. On vous prévient tout de suite, il n’y en a pas des milliers. Premièrement, les sources de Mataranka. Dans ce genre de situation plutôt désertiques, on s’y jette sans hésiter ! En plus, c’est un magnifique endroit… Deux choix de baignades, les Mataranka Thermal Pool (il faut passer par un camping donc venez-y tôt le matin sinon ce sera blindé) ou les Bitter Springs. Petite préférence pour le second car il a un côté plus naturel.

Nous camperons à Mataranka pour la nuit

Le lendemain, nous poursuivons notre chemin jusqu’aux Devils Marbles, à 660 kilomètres au sud. Entre deux, rien de bien excitant. Nous nous arrêterons pour faire le plein ou pour manger.  Enfin arrivés, nous remarquons ces amas de granit rose arrondis. Nous apprendrons que ces rochers se trouvent sur les terres ancestrales des peuples Warumungu, Kaytetye, Alyawarra et Warlpiri. D’ailleurs, ils ont baptisé cette endroit “Karlu Karlu” qui signifie littéralement “blocs rocheux arrondis”.  C’est plutôt un bel endroit même si je vous entends déjà dire… “C’est des cailloux quoi”.

410 kilomètres nous séparent de la “grande ville” d’Alice Springs que nous décidons de zapper tellement nous avons hâte d’être à l’Uluru. Nous passerons en premier lieu vers les beautés du parc national du West MacDonnell. En effet, pleins de beaux endroits en perspective ! L’Ellery Creek Big Hole sera notre première découverte et pas des moindres. Nous y sommes pour le coucher de soleil, il n’y a personne et encore une fois, les jolies couleurs de fin de journée nous régalent.

On était un peu comme ça

Pour la nuit, nous nous arrêtons sur le Neil Hargrave Lookout, un superbe endroit pour admirer le coucher de soleil. Nous ferons la rencontre de deux jeunes américains et partagerons la soirée ensemble. Nous avons beaucoup discuté du voyage, de la France et des Etats Unis, autant vous dire qu’il y avait des choses à dire. Nos chemins se croiseront simplement car ils partent dans l’autre sens. Au moins, nous repartons avec quelques conseils en poche pour la suite de l’aventure vers l’Uluru.

La suite de la découverte du parc se trouve à Ormiston Gorge pour nous. On se dégourdira les jambes sur le circuit d’une heure et demie qui mène jusqu’au Ghost Gum Lookout. On longera les falaises rougeoyantes puis on redescendra du côté des nombreux trous d’eaux à même le sable pour boucler la boucle. On fera également la rencontre d’un couple de perruche à collier jaune en pleine discussion maritale.

 

Trop mignon

 

Maintenant, afin de se rendre à Kings Canyon, un point d’intérêt à ne pas manquer lorsqu’on est si proche de l’Uluru, il faut emprunter la Mereenie Loop Road. Les Américains nous avaient prévenu qu’il s’agissait de la route la plus courte car elle nous évite de faire marche-arrière.  Le truc, c’est que c’est une route non goudronnée encore une fois bien dégueulasse et qu’il faut un permis pour la traverser… Nous n’avons pas compris pourquoi nous devions payer étant donné que c’était une route à chier non entretenue mais bon, ce n’était que $5. Il est possible de se le procurer à ces endroits :

  • – Au Visitor Centre
  • – Au Glen Helen Resort
  • – A la Hermannsburg Petrol Station
  • – Et finalement au Kings Canyon Resort

S’ensuit 2 heures de secousses intenses qui risquent une nouvelle fois de nous détacher le panneau solaire. Heureusement, nous y sommes arrivés sans encombres. Et puis notre spot pour dormir, le Ginty’s Lookout, était absolument magnifique.

1 heure de route plus tard après notre campement, nous voilà enfin au Kings Canyon. On opte pour la randonnée nommée Kings Canyon Rim Walk de 6 kilomètres jugée difficile. Nous marchons au milieu des dômes de grès jusqu’à atteindre le sommet du canyon avec un panorama de folie. Les vues depuis les promontoires accidentés sont incroyables. Il s’agit d’une randonnée théorique de 3-4 heures, nous la terminerons en 2h30 en marchant à allure modérée et en faisant même un petit arrêt drone.

Et pour atteindre le grand final de cette aventure dans l’état du Northern Territory, il nous faut encore parcourir à peu près 300 kilomètres. Nous avons trouvé un très bon campement gratuit à l’entrée de la ville de Yulara pour être certain de ne pas rater le lever de soleil le lendemain. L’entrée du parc est de $25 par adulte et vous accordera l’accès pendant 3 jours consécutifs.

Finalement, nous qui hésitions à venir (à peu près comme tout voyageur ici en Australie étant donné les distances), nous avons été surpris. Surpris par cette atmosphère pleine d’énergie, par ce calme qui pèse malgré la masse de touristes et par la beauté de ce simple rocher. Son nom géologique exact, c’est l’inselberg, c’est-à-dire une “montagne-île”. Voyez plutôt, les photos sont peut-être plus parlantes :

Après cet instant où l’on se sent comme privilégié, nous nous rendons au pied de l’Uluru pour effectuer la balade tout autour. Il s’agit d’une marche facile de 10,4 kilomètres. C’était assez sympa de le voir sous tous les profils avec ses différentes aspérités causées par les millions d’années d’érosion. Et puis on se sent vraiment tout petit parce qu’il culmine quand même à plus de 850 mètres !

Dans les caves sculptées, on retrouve même des traces des enseignements aborigènes. On s’imagine très bien les anciens qui apprennent les rudiments de la chasse aux enfants, c’est juste fou.

En pleine après-midi, on se gare tout de suite au meilleur endroit pour observer le coucher de soleil. Après la petite sieste avec la vue sur le rocher, on se prépare un petit festin à la hauteur de ce que nous avons sous les yeux. Mettre les petits plats dans les grands comme on dit.

Encore une fois, des couleurs hallucinantes et une ambiance mystique qu’on adore !

Nous dormirons au même endroit que la veille car le lendemain nous irons découvrir l’autre beauté du parc national, le Kata Tjuta. Il s’agit cette fois-ci d’un groupe de formation rocheuse, exactement de 36 dômes sur une distance de 20 kilomètres.  Nous décidons également de faire une randonnée, celle-ci d’ailleurs se nomme Valley of the Winds Walk, et en effet, c’est plutôt venteux. D’une distance de 7,4 kilomètres, elle nécessite un peu plus d’efforts par endroit mais elle est super agréable.

Au retour de notre balade, nous avons la chance d’apercevoir des dromadaires sauvages. Les Européens les ont introduit en Australie au 19ème siècle et voilà qu’aujourd’hui ils vagabondent dans tout le pays. Ils étaient évalués à 1 million en 2010, donc autant vous dire que sur un aussi vaste territoire, nous avons la chance d’en apercevoir !

Nous avons vécu beaucoup de choses dans cet état de l’Australie, de l’insensé, du dangereux, des longues heures de route et des paysages encore une fois à couper le souffle. Voilà encore des endroits dont nous nous souviendrons encore longtemps. Notre prochaine étape, c’est de rejoindre l’état du Queensland et plus particulièrement Cairns, c’est juste situé à 2584 kilomètres. C’était certainement les plus longs de notre roadtrip car il n’y a pas grand chose à voir.

En attendant, on vous laisse sur cette curiosité qu’on a vu sur la route, ça se passait à Wycliffe Well, où l’on retrouve dans toute la station essence des milliers de représentations d’extraterrestre. À croire qu’ils sont passés par ici…

Bisous tout le monde !

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De Broome à Darwin, saison à Kununurra et fin du premier visa / Partie 2

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Et voilà comme prévu la suite, et pour nous, elle n’a pas été de tout repos. Et pour un gars qui passe ses journées devant un ordinateur, autant vous dire que je suis loin, voire à milles lieux de ma zone de confort ^^.

La première journée de travail pour ma part a été la pire qui soit, arrivés comme des princes en short / t-shirt, nous subissons les attaques des plantes urticantes qui nous arrivent jusqu’au genou dans les champs. Nous aurons des démangeaisons sur les jambes et les avant bras de 7h du matin à 15h, de quoi sérieusement péter un câble. De plus, le patron a l’air d’être un trou du cul fini, franchement on se dit que c’est vraiment la merde. En rentrant du travail, le soleil nous détruira un peu plus en posant ses rayons sur nos brûlures (je m’en souviens encore).

Le lendemain, on s’arme finalement de leggings pour couvrir nos jambes et nos bras, nous sommes enfin prêts, et on se dit que les seules douleurs que nous aurons désormais, ce sont les courbatures au dos et aux ischios car nous n’avons pas le temps de plier les jambes, il faut courber l’échine et pas autrement. Génial. J’y passerais 1 mois entier car une autre opportunité se présentera à moi tandis que les semaines de boulot devenaient trop courtes et que le boss était encore plus con qu’au début (jamais de bonjour, de merci, d’encouragements, uniquement des reproches). C’était tout de même drôle de partager, on va dire, la même merde avec des gens du monde entier (Japon, Allemagne, Pays de Galles, Belgique). Du dur labeur mais des bons moments tout de même.

Avec la petite bande d’amis avec qui nous traînons désormais, nous passerons la soirée dans l’un des 2 bars de Kununurra (Wouhou…), pas de quoi s’extasier mais de quoi partager des bons moments autour d’une bière.

Maintenant que tout le monde travaille plus ou moins, nous utilisons nos week-ends comme il se doit, entre repos, sortie pêche, salon de coiffure (Baptiste) et salon de massage (Jérôme). Et si on a du bon poisson (un barramundi ci-dessous), c’est pas grâce à nous, mais plutôt à Gaël, l’ami belge !

Et puis il y a des jours où tu fais une rencontre super sympa avec les locaux, en effet, alors que l’on rentre tous un par un du travail, Scott, un australien, vient près de nos vans pour savoir si nous voulons faire une sortie bateau avec lui. Ni une ni deux, nous acceptons la balade avec grand plaisir. En réalité, ce qu’il souhaitait, c’était se faire tracter en bateau pour faire du ski nautique sur le lac, mais si ça nous permet de nous amuser un peu, à quoi bon tergiverser. Mélanie prendra la barre alors que Scott s’éclate sur sa planche, et finalement Baptiste et Mélanie s’essaieront à l’exercice, et c’était une franche rigolade tant ça avait l’air compliqué ! Bref, le soleil se couche et les lumières sur le lac deviennent magnifiques. On rebrousse chemin et on se dit que nous réitérerons la sortie avec Scott mais il n’y aura pas de prochaine fois et c’est pas très grave. On immortalise le moment avec Scott, ce genre de mec adorable qu’on aimerait rencontrer plus souvent.

À part ça, comment se dépayser et sortir de cette routine à Kununurra ? Aller à El Questro par exemple ! Etant donné que nous n’avons pas les mêmes jours de congés, Jaja, Mélanie, Anaïs et Romain iront ensemble une première fois, tandis que Baptiste et moi irons ensemble une autre fois. Les filles et Romain ne verront qu’Emma Gorge tandis que nous aurons le temps de faire Amalia Gorge et Zebedee Springs en plus (sources d’eau chaude), mais malheureusement notre seul jour de congé étant le samedi, il y a un monde inconsidéré et il est impossible de trouver une place pour en profiter. Le cadre est tout de même joli !

Amalia Gorge sera une agréable balade où nous irons nous baigner (compter 1h à 1h30 pour faire l’aller-retour).

Et finalement Emma Gorge, où il y a un peu plus de monde mais où c’est tout autant dépaysant et magnifique pour les yeux. Les filles et Romain auront la chance de croiser un serpent, qui ressemble à un tree snake.

Enre temps, nous troquons notre free camp pour nous poser au Hidden Valley Caravan Park histoire d’avoir un peu plus de confort. Douche à volonté, cuisine, congélateur, frigo et électricité, de quoi nous sédentariser et c’est pas plus mal. Nous ferons également de jolis rencontres et c’est aussi ça que l’on recherche dans le voyage.

Juste à côté de notre emplacement, nous trouverons un nid de ce fameux oiseau berceau qui se révélera être un sacré séducteur (il pioche des éléments un peu partout de la même couleur qu’il met au bord de son nid et pour séduire sa bien-aimée, il arbore une crète rose / violette qui est surprenante).

Quand je vous parlais de la nouvelle opportunité que j’ai eu suite à mon premier job au ramassage de courges butternut, je vous explique enfin. Deux personnes au Caravan Park travaillent actuellement au même endroit que Janaïna, une au café et l’autre à la ferme (emploi spécialement crée pour elle). Mais comme ils ne vont pas tarder à partir, je compte récupérer son travail (à la fille qui travaillait en ferme). En quoi ça consiste, à l’emballage des butternuts, en somme moins physique et payé au rendement donc plus rentable. Le tout c’est d’être rapide et efficace. J’irais parfois aider sur les champs mais c’est assez rare et finalement, alors que Luca, le superviseur, est sur le point de partir, je “monte en grade” car je passe à la supervision du packing (en gros, je fournis mes collègues packeurs, essentiellement des gars de l’île de Timor, en bins, j’empile les bins de butternut emballés avec le chariot élévateur, je pèse et organise le départ de la production vers les villes d’Adélaïde, Melbourne et Perth). Ci-dessous, les photos de la soirée de départ de Luca avec au menu des fourmis vertes (super bon !) et des bières aussi :D.

Les habitants de l‘île des Timor possèdent un partenariat avec l’Australie, en effet, ces derniers n’ont pas de visa comme nous, mais ils fournissent de la main d’oeuvre permanente pour les travaux en ferme. Contrairement aux backpackers, ils ne partent pas du jour au lendemain et garantissent donc aux fermiers des travailleurs durant une saison entière. C’est un avantage sachant que l’île est à 1h30 en avion de Darwin, et cela permet aux habitants de cette île d’apporter un sacré billet pour leur retour au pays. En terme de comparaison, ils gagnent généralement entre 50 et 200$ australien par mois dans leurs pays, tandis qu’en Australie, ils peuvent se faire entre 3000 et 5000$ le mois. C’est valable, mais nous trouvons ça tout de même courageux de leur part car ils laissent leur famille pendant une période d’au moins 3-4 mois, si ce n’est plus, et ils ne rechignent pas le travail malgré les douleurs qu’elles peuvent infliger et les horaires à rallonge.

Bref, revenons à mon explication, le matin, je mets sur palette les bins qui serviront à accueillir les fruits de l’après-midi, ce qui m’amènera un jour au Medical Center car je me suis enfoncé une agrafe dans le pouce après avoir utilisé le pistolet à agrafe. Bien gentiment, c’est la patronne qui a pris en charge les frais (90$ la consultation) et heureusement, au bout d’une semaine, le doigt retrouve de sa souplesse et les douleurs lancinantes disparaissent (c’était pas loin du tendon et heureusement que ça n’a pas empiré sinon c’était direction Darwin pour chirurgie et tout le toutim, et ça n’aurait pas coûté un doigt mais plutôt un bras). Les après-midis au packing s’avèrent plus calmes et chaleureuses car mes collègues des Timor sont des grands chanteurs et leur musique à fond dans l’entrepôt vaut sacrément l’écoute (un mélange entre Mike Brant, Enrico Iglésias et Francky Vincent, de quoi envoyer du pâté en somme). J’irais même aidé au café où Janaïna travaille certains dimanches en tant que serveur.

Petite parenthèse pour dire qu’à chaque fois que nous nous rendons au travail, un micro crocodile d’une trentaine de centimètres se fait dorer la pilule au bord de la rivière.

L’établissement où travaille Janaïna, et bien d’autres, nous embarqueront également à une soirée particulière qui rassemble tous les plus gros fermiers de la région de Kimberley, où nous sommes. Je ferais office de serveur et Jaja aura l’honneur et le privilège de contenter 120 convives. Et pas avec n’importe qui, avec Marc Olive, l’un des plus grands chefs aborigènes d’Australie (de quoi goûter des mets comme le kangourou, ou même le crocodile). L’événement se déroulera à la Hoochery, distillerie de rhum qui se trouve à Kununurra. Très belle expérience pour tous.

Janaïna ira une nouvelle fois à El Questro et plus précisément à El Questro Gorge avec sa collègue allemande Paola. Cette fois-ci, elle gérera seule la traversée d’une rivière qui atteignait le pare-choc de la voiture. Elle a flippé mais elle y est arrivée comme une experte ! La balade dans la gorge d’El Questro est plus physique et plus longue que pour les autres, il faut compter au minimum 4 heures pour faire l’aller-retour. Le final est agréable mais Jaja a préféré Emma Gorge. Sur la route, elle verra des oiseaux que nous n’avons pas encore croisé, cette grue brolga par exemple, ou cette outarde d’Australie.

Même si nous voulons à tout prix faire de l’argent, il s’avère que la production est irrégulière et que Darryl, mon boss, est obligé de nous donner des jours de repos (au total, j’aurais 4 semaines incomplètes, du style 3-4 jours au lieu de 6 jours), et ça ce n’est pas bon pour les jours de ferme que j’essaie d’engranger ! Bref, tout de même grâce à ces jours de repos, Janaïna et moi nous lançons à la découverte du Lake Argyle car tout le monde nous en parle et ce n’est qu’à une heure de Kununurra. C’est une des attractions de la région. Nous partons dès 15h pour profiter de la piscine à débordement du Caravan Park du même nom mais surtout des dernières lueurs du jour.

Le lendemain, nous nous levons très tôt pour profiter pleinement de notre journée et prenons un petit déjeuner gourmand car la matinée sera physique. Nous allons à même le lac faire du kayak pour une durée de 4h, de 8h à 12h. La location du kayak est de 25$ par personne.

La sortie est agréable (même si j’en chie et que Jaja me met un train d’avance par moment), nous nous sentons vraiment seuls au monde car nous pagayons dans un calme olympien. Nous n’apercevrons malheureusement pas de crocodiles (les petits, rassurez-vous) mais ce n’est que partie remise, nous l’espérons. Nous irons jusqu’au Jump Rock où il est possible, comme son nom l’indique, de sauter d’un rocher. Je ne sais pas exactement à quelle hauteur était le point le plus haut (entre 5 et 8 mètres) mais c’était rigolo de se jeter de la falaise.

Le trajet du retour pour rejoindre le point de départ est épuisant malgré tout mais nous y serons parvenus par la force du mental :). Nous pique-niquerons près du barrage, sur une aire prévue à cet effet avec de nombreux oiseaux berceau qui joueront les curieux et surtout les grosses gueules ! Et irons une dernière fois profiter de la piscine avant de retrouver notre chez nous.

Autre soirée, autre endroit à visiter à quelques pas de notre ferme, l’Ivanhoe Crossing. Nous irons avec Baptiste, Mélanie, Romain et Anaïs, et même si les locaux aborigènes nous avertissent de la présence des crocos, tout le monde décide de traverser le “pont” à pied tandis que je le traverserais en voiture car je suis un gamin et j’adore rouler dans l’eau (et que j’ai un gros 4×4 :p). Connu pour être un bon spot de pêche, cette simple chaussée en béton traverse l’Ord River et était la route principale pour rejoindre Wyndham. Tout de même un bel endroit très photogénique.

24 Septembre, voilà que Janaïna vit son dernier jour à l’Ivanhoé Café. Pour ma part, c’était moins une pour terminer mes 88 jours de ferme car le patron me dit qu’il n’y a plus de boulot un peu avant cette date. Mais finalement, Darryl a passé quelques coups de fil et il s’avère que certains magasins réclament encore des butternuts donc c’est reparti pour une semaine sûre. De quoi obtenir la totalité de mes jours :D. Bref, pour la dernière soirée de Jaja, toute son équipe décide d’inviter Sue et Darryl, nos patrons respectifs, à la Pump House, l’un des deux meilleurs restaurants de la ville avec le Country Club que nous avions déjà testé. Donc cette ancienne station qu’est la Pump House est une structure iconique bâtit sur le lac Kununurra et était autrefois une partie intégrante du système d’irrigation de l’Ord River. L’endroit a été effectivement “désaffecté” en 1971 et est finalement devenu un restaurant en 2008. En tout cas, la soirée était cool et l’endroit est très bien placé.

Comme nous avons les meilleurs patrons de la ville, nous ferons un sortie en avion pour visiter vu des airs les attractions aux alentours de Kununurra. Cette activité vaut la modique somme de 355$ par personne (avec la compagnie Kingfisher Tours) alors nous nous sentons vraiment privilégiés d’effectuer ce petit tour en avion qui durera tout de même 2 heures. Bon d’accord, l’Australie comme nous avons pu le constater, c’est des étendues arides, sans rien et parfois, vu de l’avion ce n’est pas grandiose.

Nous survolerons tout de même cette ville dans laquelle nous avons mis les pieds, mais également le Lake Argyle où nous avons pagayé quelques heures, aussi le parc national des Bungle Bungles qui offre un tout autre panorama vu du ciel. Nous aurons même le droit de voir une mine de diamant toujours en activité. Franchement sympa. Oui, sympa si je n’avais pas été malade. Agrippé à mon sac vomito, je tente d’apprécier les belles images qui paraissent sous mes yeux, mais parfois le pilote penche l’avion pour apercevoir les gorges de plus près et mon estomac en est tout retourné. Ce n’est pas la première fois que ma sensibilité stomachal (ou de l’oreille interne) me gâche la visite (rappelez-vous de notre rencontre avec les raies manta). Bref, nous avons apprécié la sortie et l’attention toute particulière de nos patrons, mais je suis tout barbouillé !

Malgré la cessation des activités liées aux courges butternuts et aux citrouilles, Darryl m’offre une dernière semaine de travail pour ramasser des mangues. Janaïna trouvera 3 jours de travail dans une usine qui trie les haricots et 4 autres jours dans une entreprise qui vise à améliorer les récoltes des fermiers du coin en effectuant divers tests sur des plantations comme les pois chiches, le millet, le chia. Sous une chaleur cuisante, Janaïna effectuera sa première expérience dans les champs et ce ne sera pas de tout repos surtout qu’elle fera plus de 40 heures en 4 jours.

Pour clôturer la saison comme il se doit, Darryl, mon boss, nous amène (mes collègues de l’île des Timor et moi) pour une sortie bateau sur le lac de Kununurra. Au programme, de la bouée tractée, un nouveau Jump Rock et une petite balade pour aboutir à une cascade. Mes collègues étaient excités comme des enfants, c’était leur première fois, je revois encore leurs sourires et entends encore leurs rires éclatants couvrir les bruits du moteur. C’était agréable pour nous et pour le patron !

Avant de dire définitivement au revoir à Kununurra, il nous faut simplement effectuer deux choses que nous laissons traîner depuis notre arrivée dans la ville (surtout car nous n’avions pas de jours de congés en commun et que nous avions la flemme). Dans un premier temps, on se rend au Kangaroo Haven, c’est un centre qui recueille les bébés kangourous orphelins et les nourrit. Mais ils ne s’arrêtent pas là car ils récupèrent également les oiseaux blessés (aveugles, ailes cassées, …) afin de les rabibocher pour les relâcher. C’était superbe de voir la dévotion de cette femme qui nous explique tout sur ces petites bêtes en manque de soins et de tendresse. Nous avons adoré !

Voilà, et la dernière des dernières choses avant de partir, c’est de grimper en haut de la petite montagne rocheuse que l’on aperçoit de notre campement pour voir le coucher de soleil. Ils annonçaient 1h pour 1,2 kilomètres d’ascension, en 10 minutes c’était plié. En tout cas, le point de vue est très sympa !

Cette fois-ci, il est vraiment temps de dire au revoir à Kununurra, à nos amis que nous reverrons sûrement et de laisser notre van Dundee entre les mains de nos patrons jusqu’à notre retour. Par contre, comment rejoindre Darwin désormais ? C’est soit nous utilisons le bus de la compagnie Greyhound qui part à 9h pour arriver 11h plus tard (et c’est 146$ par personne), soit nous nous lançons dans notre première expérience d’auto-stop (et c’est gratuit) ! Nous choisissons donc l’option 2 car nous préférons dépenser peu avant la prochaine destination. Il nous aura fallu attendre 1h30 pour qu’un vendeur de souvenirs nous embarque, il s’est simplement arrêté 2 heures au Lake Argyle pour vendre ses produits, mais nous sommes arrivés à Darwin comme prévu vers 20h30.

Super aimable en plus, notre chauffeur nous prendra en photo devant la frontière entre l’état du Western Australia et du Northern Territory.

Arrivés à 20h30 à Darwin, nous avions prévu l’hébergement à l’avance. Nous avons repris un HelpX pour les trois jours qu’il nous reste dans une famille adorable vivant dans une maison typique de Darwin, c’est-à-dire “bush tropical”. Nous nous occuperons de cette magnifique maison en contrepartie de l’hébergement et nous accompagnerons même Alison et Claire (nos 2 hôtes) à travers la ville pour admirer quelques galeries d’art. Oui, car Alison est peintre et sculptrice, et Claire est violoniste. Le séjour aura été court, mais nous rappelle encore une fois combien les Australiens peuvent être accueillants et chaleureux. Nous retrouverons également Gaël, l’ami belge, pour un petit dîner avant l’avion (il nous déposera d’ailleurs à l’aéroport bien gentiment).

Voilà nous sommes dans l’avion, avant de décoller vers la prochaine destination, nous faisons une escale à Sydney et c’est un bon moyen pour revoir la toute première famille chez laquelle nous sommes allés (Kim & Raymond) et dans laquelle nous avons été accueilli comme des rois. De quoi nous raconter ce qui s’est passé durant cette année et de nous retrouver derrière un très bon jeu de société (Catan, pour ceux qui aiment le Risk par exemple).

 

 

Allez, on vous retrouve bientôt, de même pour l’Australie. C’était top mais ce n’est pas fini :p. Bisous à vous tous.

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De Broome à Darwin, saison à Kununurra et fin du premier visa / Partie 1

De Broome à Darwin, saison à Kununurra et fin du premier visa / Partie 1

Ça fait un bail, n’est-ce pas ? C’est donc reparti pour un peu, que dis-je, beaucoup de lecture :p !

Entre Port Hedland et Broome, 600 kilomètres ! À part des roadhouse pour refaire le plein (avec des paons…) et des aires 24HR Stopping, rien à l’horizon. N’empêche que même s’il y a rien, nous pensons entendre Baptiste et Mélanie (les amis de Camille et Clément croisés au Karijini) au moment où nous allons nous coucher sur cette même aire de repos. Nous pensons car nous croyons reconnaître le super accent anglais de Baptiste qui discutait avec un australien. Bref, nous verrons bien demain.

Nous continuons donc d’avaler des kilomètres jusqu’à Broome et à peine nous arrivons dans cette ville que nous sentons déjà que l’endroit nous plaît. Les roches rouges contrastent avec la végétation et le bleu pénétrant de la mer, encore une fois dommage de ne plus posséder de drone pour avoir un point de vue sur cette terre ocre qui borde la mer. Allez, on ne désespère pas pour le drone. Gantheaume Point a été l’un de nos repères durant cette semaine passée à Broome parce que les côtes nous rappellent un peu la Bretagne et que c’était un spot de pêche correct pour faire passer le temps (eh oui, nous avons réussi à en attraper ! Mais bon ils étaient trop petits ^^). On y retrouve même des traces de pattes de dinosaure à marée basse mais malheureusement nous ne verrons que celles façonnées par l’homme à l’aide d’un pochoir…

Town Beach est un endroit également agréable pour se détendre. La plage en soit ne vaut rien, mais l’azur de l’eau bordé par les mangroves (avec rarement la présence de crocodile) donne un joli panorama.

Cable Beach est notre deuxième repère à Broome parce que nous y avons retrouvé Baptiste et Mélanie, parce que nous y avons mangé chaque soir, parce que nous y avons fait trempette (oui, il s’agit de l’une des dernières plages où l’on peut se baigner, les futures plages seront désormais l’habitat de grosses bebettes, les crocodiles), parce qu’on y trouvait les seules douches gratuites de la ville, parce qu’on y faisait un peu de sport et parce qu’il y avait aussi ce joli spectacle qu’est la petite balade des dromadaires le long de la plage, accompagné par un coucher de soleil comme on en fait peu.

À part déposer des CV dans les hôtels et restaurants du coin, nous nous occupions comme nous pouvons, tantôt au marché pour découvrir les produits locaux ou même des serpents en liberté qui grimpaient sur la tonnelle (ils appartenaient à un refuge), tantôt à la plage.

Et tout en essayant d’être discrets, nous redevenions les gens du voyage que nous avions laissé de côté afin de faire sécher notre linge…

Les filles ont eu la bonne idée de vendre des crêpes sur la plage de Town Beach mais malheureusement, rien n’est rentré dans la tirelire mais tout est rentré dans nos ventres pour éviter tout gaspillage… Pour les déguster comme il se doit, nous avons pris notre 4×4, nous avons embarqué les filles à l’arrière et nous avons roulé le long de la plage de Cable Beach pour nous poser à même les vagues afin d’admirer les célèbres dromadaires de Broome.

Et puis une séance photo a suivi…

N’ayant eu aucune réponse pour un éventuel travail, nous poursuivons la route en faisant un arrêt à Derby pour observer le Boab Prison Tree, rappelant les horribles périodes que le peuple aborigène a dû enduré. En effet, avant que la ville de Derby soit établi en 1883, le peuple aborigène a été kidnappé depuis la région de Kimberley Ouest. Les kidnappeurs, connus sous le nom de “blackbirders”, étaient des colons reliés à l’industrie de la perle. Ils recherchaient des plongeurs et des travailleurs pour leurs bateaux de perles. Ils ont alors rassemblé le peuple aborigène, les enchaînant et les traînant jusqu’aux côtes. À quoi servait donc cet arbre, simplement à les garder captifs en attendant qu’un bateau arrive. Sale histoire en somme…

Derby est également le point de départ (ou d’arrivée) de la fameuse Gibb River Road. Après s’être tâtés, nous avons préféré prendre la route principale pour rejoindre Kununurra, quitte à manquer des beaux endroits, nous le savons, mais surtout afin d’éviter toute mésaventure et réparation non prévue dans le budget. Oui car la Gibb River Road est une portion de route de plus de 600 kilomètres avec des rivières à traverser uniquement praticable avec un 4×4. De plus, nous étions accompagnés de Baptiste et Mélanie qui n’avait qu’un van 2 roues motrices donc nous avons peut-être fait les fiottes mais nous avons jouer la prudence.

Après avoir poursuivi notre chemin, traversé la ville de Fitzroy Crossing, rencontré vaches et zébus tout au long de la route, nous nous arrêtons une nouvelle fois sur une aire 24HR Stopping entre Halls Creek et Ord River. Nous essayons d’allumer un feu dans un foyer de fortune malgré la sécheresse alentour, seul résultat, nous avons failli foutre le feu au campement. À défaut d’avoir la lumière au sol, on essaye de la capturer au dessus de nos têtes, la pollution étant inexistante.

Nos chemins avec Baptiste et Mélanie se séparent pour un petit moment parce que nous choisissons de faire un détour par le parc national des Bungle Bungles aussi appelé Purnululu. Nous y allons seuls car il est uniquement accessible en 4×4.

Nous avons passé plusieurs rivières avec Dundee, les premières se traversent tranquillement mais lorsque nous arrivons devant une étendue d’eau d’une trentaine de mètres, nous faisons moins les malins. Mais c’est passé sans encombres, avec certes un peu d’anxiété mais une bonne dose d’adrénaline (nous avions de l’eau jusqu’à mi-parechoc). Nous passons ensuite la station de ranger pour payer l’entrée au parc (12$) mais également une nuit au Kurrajong Campsite (20$). Suite à ça, nous commençons notre petite balade en démarrant par le Domes Trail qui ne présente pas un énorme intérêt mais nous emporte déjà au plus près de ce qui fait la beauté et la caractéristique du parc national, les roches en forme de dôme.

Nous marchons le long de Piccaninny Gorge, longue de plusieurs dizaines de kilomètres, pour atteindre Cathedral Gorge. La petite randonnée est très agréable même si la chaleur intense se fait ressentir. On trouve sur notre chemin plusieurs grenouilles sèches et mortes qui offre un passage où le bouchage de nez est conseillé. Cela dit, le spectacle devant nous est saisissant, les roches nous entourent au plus nous progressons et le final est plutôt super sympa.

La voûte rocheuse est difficile à deviner sur les photos mais l’écho est bien là lorsque nous faisons du bruit. Dommage que l’eau en face de nous soit une mare d’eau stagnante (en effet, pas de cascade durant la saison sèche…). Toujours est-il qu’on a adoré s’y poser pour déjeuner.

Après avoir alimenté nos bidons en énergie (non négligeable), nous continuons la balade vers le Piccaninny Lookout et ensuite vers The Window. C’est beau, c’est calme, il n’y a personne mais qu’est-ce qu’il fait chaud. Pas moins de 36°C, c’est certain.

Nous faisons finalement machine arrière car il fait vraiment très chaud et nous n’avons pas prévu assez d’eau. Nous rejoignons donc l’aire de camping du parc national et improvisons une douche avec les moyens du bord pour décrasser nos corps tous transpirants. Jaja se fera attaquer par les innombrables moustiques comme d’habitude, mais aussi par des centaines d’échardes en forme de mini fourchettes en fouinant dans les arbustes à la recherche de bestiole, curieuse comme elle est.

Le lendemain, nous réservons notre matinée à la découverte de l’autre côté du parc, plus particulièrement The Chasm (= gouffre). Encore une fois, nous déambulons dans le lit de la rivière (sèche à cette époque de l’année) et nous sommes agréablement surpris par ce magnifique décor de palmeraie. Nous avançons au milieu des conglomérats de roches à la couleur orangée dû à leur contenance en fer (elle prennent cette teinte car elles sont exposées aux éléments naturels, c’est un peu la rouille qu’on retrouve sur une vieille voiture), et petit à petit, les palmiers laissent place à l’entrée du Chasm. Les murs se rapprochent à mesure que nous avançons, et même si ça sent l’oppression, nous avons cette impression de pénétrer dans les entrailles de la Terre.

Suite et fin de la balade au niveau du Osmand Lookout avec un panorama infini sur les dômes et la verdure omniprésente.

Sur la trajet du retour, à peine quelques minutes après avoir quitté le Chasm, nous trouvons un autre lookout qui donne un nouveau point de vue idéal pour faire quelques photographies (et où nous trouverons même des oiseaux qui ressemblent à des pigeons qui marchent plus qu’ils ne volent et également de couleur rouille, Janaïna a d’ailleurs failli marcher dessus tellement ils se confondent avec la terre).

Voilà, les Bungle Bungles c’est terminé, il faut désormais effectuer le trajet retour et la traversée de la rivière (c’était clairement plus facile la deuxième fois). Nous rejoignons finalement la ville de Kununurra où nous allons dans un certain sens nous éterniser. Baptiste et Mélanie sont déjà là et ils ont même pu obtenir 3-4 jours de boulot dès leur arrivée.
C’est aussi là que commence la remise en question de notre visa, en effet, nous avons finalement décidé de nous donner l’opportunité de retourner en Australie pour finir de voir ce que nous avons manqué mais surtout pour y travailler dans un contexte qui nous est propre (pâtisserie pour Jaja et informatique pour Kévin). Pour cela, il nous faut obtenir 88 jours de ferme (relatif à notre visa 417), heureusement nous avons déjà quelques jours de ferme que nous avons obtenu à Margaret River dans les vignes, il suffit de compléter tout ça. Nous postons alors plusieurs annonces que ce soit sur GumTree, sur le panneau publicitaire de Coles et nous assistons même aux réunions du vendredi de la seule agence de la ville qui gère les jobs avec les fermes avoisinantes, JobShop.

Kununurra est connu pour ses plantations de citrouilles, butternuts et autres mangues, quinoas, pois chiches, etc. Malheureusement, les saisons ont pris du retard mais nous avons tout de même attendu. Heureusement avec Baptiste et Mélanie, le temps passe un peu plus vite car nous partageons un peu plus que si nous étions que tous les 2. Nous connaissons désormais tous les genres d’oiseaux qui occupent le Celebrity Tree Parc, et c’est plutôt un bonheur pour nous qui adorons ces petites bêtes.

Malgré l’attente, nous avions de magnifiques images dès le coucher du soleil sur le lac où nous pouvions apercevoir quelques “freshwater crocodiles” si nous étions chanceux. Ils ne sont pas très grands (1 mètre 50 en général) et ont une mâchoire qui effraient moins que les “salty crocodiles”, bien plus gros et flippants (peuvent atteindre plus de 6 mètres).

Pour patienter, nous irons passer une nuit dans la ville voisine de Wyndham (à 1 heure de Kununurra). On nous avait beaucoup parlé des crocodiles à cet endroit, malheureusement, notre seule consolation c’était de voir l’énorme sculpture en plein milieu de la ville (qu’on pourrait qualifier de morte…).

Nous engageons également une ascension avec la voiture pour arriver aux “Five Rivers Lookout” (ascension qui s’est avérée difficile car la voiture broute de plus en plus…), un endroit correct mais sans plus.

Le lendemain matin, nous petit déjeunons en bas près de la rivière, dos à cette dernière. Un australien qui passait par là nous prévient qu’il y a un crocodile de plus de 4 mètres qui vit juste derrière nous depuis plusieurs années et que même s’il n’avait jamais fait de dégâts humain, valait mieux être vigilants :D. Sur ce très bon conseil, nous partons rejoindre notre chez nous, Kununurra.

Le parc de Kununurra sera pour nous notre espace détente, notre jardin, notre cuisine, notre terrain de jeux, notre salle de sport, un peu de tout quoi. Nous nous y ferons chié, comme nous nous y amuserons.

Nous irons également découvrir le parc national de la ville, Mirima. Rien à voir avec les Karijini et autres grands parc nationaux, mais l’endroit a eu le mérite de nous occuper quelques heures.

Être à Kununurra et ne rien faire, c’est le meilleur moyen d’être en cohabitation avec la nature. Nous cherchions les meilleurs spots de pêche, nous irons jusqu’à suivre les déplacements de milliers de chauves souris et débusquer les plus beaux oiseaux. Nous découvrirons également de nombreux boab, voisins des fameux baobabs de Madagascar. Chose assez rigolote, les locaux les appellent les “Upside Down Tree” car le haut de ses arbres ressemblent étrangement aux racines qui doivent se trouver sous terre.

Le 21 juin, nous célébrerons nos 6 ans de vie commune avec Janaïna dans l’un des meilleurs restaurants de la ville, le Kelly’s Bar & Grill (clin d’oeil à ma petite soeur ^^). Un bon moyen pour nous de changer de notre nourriture banale, de nous faire servir, de picoler un peu et de rire un bon coup.

Le lendemain, Jaja a finalement obtenu un job au Ivanhoé Café qui jouxte la ferme du même nom. Ce qui est bien c’est qu’elle fera ce qu’elle aime (de la pâtisserie) et que ça compte pour ces jours de ferme, en gros, le bon plan. Bon ce n’est certes pas de la pâtisserie française mais c’est une opportunité qu’on ne refuse surtout pas avec notre besoin imminent d’argent. Grâce à ce job où elle alliera pâtisserie, service et prise de commande, elle trouvera le moyen d’apprendre l’anglais en s’immergeant complètement dans la vie australienne.

En attendant, toujours au parc, je patiente et fait une nouvelle fois des rencontres improbables avec cette mante religieuse venu d’un autre monde (elle faisait, sans mentir, la taille de ma main).

J’irais également au garage Barramundi Mechanical Service car la voiture fait un bruit de chaos dans le moteur, en effet, un roulement a rendu l’âme (je croyais que ma courroie était morte). Mais heureusement Craig, le gérant du garage me l’a remplacé gratuitement en 45 minutes (sachant que l’heure de main d’oeuvre est de 130$). Nous commanderons également un régulateur de pression d’essence car le notre doit être remplacé (il fuit, malheureusement, pièces et main d’oeuvre = 350$). Craig pense que la voiture broute essentiellement à cause de cette fuite, nous croisons les doigts pour que ce soit ça et non les bougies d’allumage qu’on nous avait conseillé de remplacer depuis Bunbury (au dessus de Margaret River).

Faute de l’envoi d’une mauvaise pièce au garage et en attente de recevoir la bonne, Dundee restera cloué au garage. Mais sachant que c’est notre maison, nous resterons dormir 2 nuits à cet endroit. Heureusement, ils nous fournissent l’électricité ! Finalement, la nouvelle pièce qui convient parfaitement est plus chère que prévue, la facture s’envole un peu plus (700$) mais Craig, professionnel et gentil comme tout, nous baissera la facture à 400$. C’était très aimable ! Bon même si après le remplacement de cette pièce, Dundee broute toujours un peu… Dans tous les cas, il aurait fallu le faire. Nous remettons tout de même le remplacement des bougies à plus tard.

Ca y est, j’ai enfin trouvé du travail, avec Baptiste qui plus est. Par le biais de JobShop, on nous offre un boulot de ramasseur de citrouille et courge butternut ! On nous prévient de l’ardeur de la tâche mais nous voulons nos jours de ferme (mais aussi de l’argent) alors on dit oui tout de suite. Et nous ne serons pas déçus…

Mais pour vous ménager, car il y a beaucoup de lecture, on vous raconte tout dans le prochain article !

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De Margaret River à Broome, 2600 kilomètres d’asphalte et d’une faune et d’une flore remarquable

De Margaret River à Broome, 2600 kilomètres d’asphalte et d’une faune et d’une flore remarquable

Voilà, nous nous retrouvons enfin. Et pour le coup, il y aura beaucoup de lecture… C’est donc fini Margaret River, nous disons au revoir à notre hôte Caralynn qui aura été d’une gentillesse extrême avec nous et les autres. Nous devons nous rendre à Bunbury, ville à 1h30 de Margaret River et à mi-chemin de Perth, pour effectuer un check-up de la voiture avant de reprendre notre roadtrip : “La prudence avant tout”. Et puis le prix bat toute concurrence, 20 $AU seulement ! Rendez-vous à 9h donc à EBH, nous déposons Dundee puis profitons de la Wi-Fi gratuite du McDo pour continuer les recherches sur les visites à faire. C’est une heure plus tard qu’ils nous rendront le verdict sur son état. Pas de panique, des changements à faire, mais qui selon lui ne pressent pas. Il nous aura par ailleurs changé le filtre à essence, que nous avions préalablement acheté sur eBay, pour la modique somme de 10 $AU. Donc petite facture de 30 $AU et pas de réparations majeures, de quoi nous rassurer !

Nous ferons ensuite un détour dans le centre-ville pour tenter de négocier la réparation de notre GoPro. Il y a 3-4 mois, nous l’avions abîmé en la laissant sans protection, le verre de la lentille étant maintenant rayé. Nous avions donc acheté une lentille de remplacement toujours sur eBay et c’est en voulant jouer les apprentis techniciens que nous avons empiré la situation (surtout qu’elle est tombée au sol alors qu’elle était ouverte). Résultat, les circuits électroniques sont désormais arrachés mais la lentille est remplacée… . Pas de bol, le gars nous annonce 200 $AU, et le réparateur ne revenant que dans 2 semaines, il aurait fallu attendre ou du moins nous la faire renvoyer par la Poste une fois les travaux effectués. Nous abandonnons l’idée 🙁 !

Nous remontons alors vers des contrées que nous connaissons déjà, en marquant un arrêt aux Serpentine Falls (juste à côté de la ville de Rockingham) que nous avions manqué lorsque nous étions sur Perth. L’entrée dans le parc national du même nom est payante (12 $AU) et nous paierons cette fois car des caméras surveillent les allées et venues des visiteurs. La chute en elle-même n’est pas grandiose mais le coin est paisible et truffé de kangourous dont certains sont plus farouches que d’autres (oui, parce que quand il y en a qui grognent et qui bombent le torse, ce n’est pas rassurant).

Suite à cette visite, nous irons en banlieue de Perth car nous vendons le drone ! Eh oui, ce dernier perdant énormément de côte, nous préférons le céder avant qu’il n’ait plus de valeur et pour, espérons-le, le remplacer par du plus haut de gamme. Si travail il y a sur la route, drone il y aura ;). Nous prospérons ainsi vers le Nord, nous qui voulions un peu plus de chaleur, c’est déjà chose faite ! À peine 400 kilomètres parcourus et on se prend 6 ou 7° de plus ! Nous réalisons également que nous allons effectuer notre dernier plein d’essence à pas cher (1,16 $AU), car là-haut, ce sera tout à fait autre chose. Bref, nous passerons la nuit en banlieue. Le lendemain, nous avalerons un peu plus d’asphalte sachant que d’une grande ville à une autre, il y a au moins 200 à 300 kilomètres de désert qui les séparent. Nous roulerons d’abord à travers des quartiers neufs le long de la côte, qui grignotent les zones anciennement désertiques. Nous passerons ensuite devant les énormes dunes de sable de Lancelin qui viennent ajouter du relief et de la blancheur au paysage, façon Dune du Pilat.

La prochaine étape, c’est les Pinnacles Desert (entrée également de 12 $AU, et impossible de passer outre, peut-être après la fermeture des guichets à 16h30…). Enfoncé un peu dans les terres, cet endroit est assez particulier. D’un sable jaune tout droit sorti de l’univers de Mad Max, s’érigent des monticules de calcaire sortis de Dieu sait ou. Petits et grands, tous se confondent et contrastent étonnamment bien avec le bleu du ciel ! Nous opterons pour le petit circuit de 4 kilomètres en voiture et ferons quelques arrêts dans ce décor désertique.

La suite est plus ou moins quelconque, nous nous poserons dans la ville de Geraldton pour y passer la nuit. Geraldton est ce qu’on appelle une ville “Friendly” car elle met à disposition des emplacements pour les vans et les camping car en plein centre-ville. Nous avions déjà apprécié ce genre d’endroit dans le South Australia par exemple. Ce soir-là, nous serons nombreux à partager l’aire de repos. Ce n’est qu’à 9h que nous partirons enfin de Geraldton, après avoir fait le plein de courses, d’essence et après avoir fait l’acquisition d’une bidon d’essence de 10L (qui nous aura coûté 23 $AU au fameux Supercheap Auto de la ville). Nous aurons juste vu l’ensemble de la ville en voiture ce qui suffit amplement vu l’intérêt de cette dernière.

La prochaine étape, c’est Kalbarri, on ne voit pas les kilomètres passer, des déserts nous entourent mais nous longeons la côte alors la température reste clémente : 35° ! Ce n’est que 4 heures plus tard que nous arrivons sur les côtes de Kalbarri où plusieurs jolis points de vue s’offrent à nous. On essaye de tous les faire plus ou moins, nous passerons donc par le Natural Bridge, Island Rock, Eagle Gorge, Pot Alley, Red Bluff

Une fois ces différents “lookout” aperçus, nous pénétrons en plein cœur du parc national. Il est connu pour sa fenêtre de pierre qui donne directement sur la Murchison River. Manque de bol, en passant devant la route qui y mène (vers la fenêtre et d’autres points d’intérêts comme le Z-Bend), un panneau nous indique que l’endroit est fermé pour cause de travaux de novembre 2016 à juillet 2017 (soit disant parce qu’ils construisent un SkyWalk…), ce sera donc pour une autre fois ! En continuant notre chemin, nous pouvons accéder tout de même à Hawk’s Head et Ross Graham. Un check-point avec une “Honesty Box” s’y trouve (le personnel du parc attend que les gens paient l’entrée du parc de manière honnête), nous décidons de ne rien donner pour la simple et bonne raison que la plus grosse attraction n’est pas “visitable”. C’est donc en délinquant que nous pénétrons dans ces terres devenus ocres, toujours accompagnés par des mouches par centaine. Beaucoup de gens que nous croisons (y compris nous) ont une moustiquaire de visage, nous sommes tous un peu ridicules mais ça nous protège comme il faut. Au point de vue Hawk’s Head, un superbe panorama sur un canyon s’étale devant nos yeux et à Ross Graham, nous descendrons jusqu’à atteindre la Murchison River en empruntant un chemin parsemé de roches où nous appréhendons toujours de tomber sur Dieu sait quel serpent venimeux. Mis à part les perruches et les mouches, nous ne croiserons rien de bien méchant.

Pour la nuit, nous trouverons un super coin au milieu des “caravaneurs” de luxe (j’entends retraités avec gros 4×4 qui tractent une caravane de 9-10 mètres avec des roues de 4×4) sur un terrain “24 HOUR STOPPING” le long d’une rivière comme nous en trouverons d’autres durant notre road trip.

Au matin, nous serons plongés dans une purée de pois, nous ne voyons pas à 3 mètres mais une demie-heure après avoir pris la route, ce dernier se dissipera pour laisser les rayons du soleil nous transpercer. Nous prenons la direction de Monkey Mia, où nous ferons un arrêt pour voir les stromatolites d’Hamelin Pool. Curieux de savoir ce qui nous attend, nous apprendrons que ces stromatolites, formés par des cyanobactéries, seraient la plus ancienne forme de vie terrestre sur notre planète. À Hamelin Pool, ce phénomène s’accompagne d’un cadre tout bonnement paradisiaque avec une passerelle qui surplombe les eaux translucides.

Autre escale sur la route, la plage de Shell Beach qui n’est constituée que de petits coquillages avec une eau des plus turquoise mais deux fois plus salée que la normale.

Plus au nord, nous nous arrêterons à Eagle Bluff, où il est normalement possible de voir une faune riche du style requins de récif, tortues, raies… Mais nous n’observerons rien de tout ça. C’est tout de même un très bel endroit où se poser et à défaut, nous verrons un couple d’émeus en arrivant sur les lieux.

Quelques kilomètres plus loin, on retrouve Denham, l’un des seul villages dans les environs. Vous y trouverez essence, ravitaillement et camping (à des prix plus élevés étant situé au milieu de nulle part). Mais nous préférons continuer pour enfin nous poser a la plage de Monkey Mia. Nous croyons y découvrir un village mais ce n’est en fait qu’un cul de sac qui mène sur une plage et un camping occupé par un très grand nombre de touristes, mais pas que.

Passage obligatoire par le checkpoint de la réserve marine de ce site (12$AU par personne pour une durée de 24h). Le complexe “hôtelier” ayant l’exclusivité sur la plage, nous nous y rendons histoire de s’y poser (en dérogeant à notre règle qui est de ne pas dépenser un rond pour l’hébergement) car le parking qui jouxte le camping est très certainement surveillé par les rangers du coin. Nous paierons 35$AU pour un site sans électricité mais nous jouirons des douches chaudes, de la piscine et de la plage où se côtoient pélicans, dauphins, raies et tortues.

L’établissement ne semble pas surchargé mais les emplacements ont quand même quasiment tous été pris d’assaut. Nous déploierons table et chaises, nous nous accorderons même une pinte de bière au bar (c’était l’Happy hour ! Radins bonjour :)), et dormirons le toit ouvrant béant comme nous le faisons depuis que nous sommes partis de Margaret River pour avoir un beau spectacle sur les étoiles et ce vent nocturne pour rafraîchir notre sommeil.

Nous nous levons de bonne heure pour assister à l’attraction ô combien touristique du nourrissage des dauphins. Nous débarquerons sur la plage, voyant les premiers ailerons des cétacés émanant de la mer. Nous sommes amenés à rejoindre le flux de touristes sur le ponton car ce n’est pas encore l’heure. 7h45, nous nous approchons de la mer, tandis qu’une petite dizaine de dauphins s’approchent du rivage. Ils sont plus d’une vingtaine au total mais tous ne sont pas au rendez-vous ! Alors que nous avons le droit à de nombreuses explications sur ces mignonnes petites bêtes, chacun s’émerveille devant ce ballet. Le nourrissage est très réglementé aujourd’hui car dans le passé, le sur-nourrissage et du coup le fait de ne pas les inciter à chasser de manière naturelle, en a fait disparaître un bon nombre. Dorénavant, c’est 1 kg de poisson par jour (les dauphins doivent se satisfaire de 12 kgs) donc de quoi les obliger à suivre leur comportement naturel. Aussi, ils ne nourrissent que les femelles car les mâles s’avèrent être plus “brutaux”.

Nous jouons donc le jeu touristique du tirage au sort ! Qui va donner le poisson aux dauphins ? Mais nous ne serons pas choisi car nous sommes teellllement nombreux :(…

Nous assisterons aux 2 nourrissages sur les 3. L’attraction en elle-même émerveillera ceux qui rêvent de voir des dauphins, c’est sûr ! Pour nous, c’était génial de les voir de si près MAIS on se serait vraiment cru dans un parc aquatique et ça dénature la rencontre avec ces cétacés (éternels insatisfaits).

Bref, nous remballons notre campement de fortune pour prendre la route vers la “grande ville” qu’est Carnarvon (7000 habitants). Difficile de qualifier une grande ville quand c’est désert. En effet, nous roulerons 4 petites heures au milieu des termitières, des étendues sauvages où naissent des tornades de sable, pour découvrir en pleine après-midi une ville quasi morte. À part quelques nomades comme nous qui viennent refaire le plein de vivres et d’essence, rien à l’horizon. Toutes les devantures dans la “galerie marchande” sont closes. Carnarvon est connue dans le sens où elle produit 70% des fruits et légumes exotiques de l’Australie (quand même !). Ça ne devait finalement pas être la saison des récoltes d’où cette ambiance quelque peu étrange. Nous irons jeter un œil à la One Mile Jetty avant de fuir ce trou à rat. Jeter un coup d’œil parce que pour la traverser, il faut débourser 5$AU (encore plus cher que celle de Busselton alors qu’elle semble être en plus mauvais état). Nous emportons avec nous quelques clichés des épaves et ruines qui constituent le musée d’à côté.

Nous passons notre chemin et cherchons finalement un endroit où dormir au nord de la ville en direction de Coral Bay. C’est là que nous apercevons les champs qui s’étendent à perte de vue (bananes, tomates, mangues, …) et là nous comprendrons mieux les 70%.

Nous trouverons une aire de repos juste à côté de la route mais ça ne nous convient pas alors nous continuons en suivant le panneau “Quobba Blowholes” alors que le soleil se couche petit à petit. Nous atterrirons après 45 minutes dans un endroit magnifique, coupé de tout. D’un côté, le phare qui se tient seul face à la mer qui s’agite et percute ces côtes rocheuses ocres, tous droits sortis de Mars. L’endroit est désert et calme, même si les vagues savent se faire entendre mais mieux vaut ce genre de berceuse que des roadtrains en pagaille.

Les étoiles étaient également plus visibles que jamais car aucune pollution, aucune lumière… Voyez plutôt :

C’est compliqué de faire transparaître par de simples mots ou photos à quel point certains endroits provoquent ce sentiment de liberté mais cette solitude ponctuée par la présence de dauphins (oui, encore), de balbuzards (la région en regorge), de cette pleine lune accompagnée de milliers d’étoiles comme plafond astrale, c’est indescriptible et beau à la fois. Enfin bon, on s’égare ! Nous admirons une dernière fois cette faune dense et ces vagues clinquantes créant des explosions d’eau de plusieurs mètres, avant de faire machine arrière pour retrouver l’axe principal qui mène jusqu’à Coral Bay. Nous aurions pu longer la côté jusqu’a Gnaraloo sur une piste 4×4 mais nous n’aurions pas pu atteindre notre destination par ce chemin (et ça nous aurait pris des plombes).

Plusieurs centaines de kilomètres (toujours cette route bordée de nids de termites par centaines) suivirent avant d’atteindre Coral Bay, endroit réputé avec Exmouth pour ces excursions en compagnie des requins baleines. Nous rejoignons la plage principale en passant devant plusieurs campings tous aussi blindés les uns que les autres. On retrouve beaucoup de vans sur le parking, dont un qui appartient à un couple de lillois à qui nous avions vendu une canne à pêche à Margaret River et avec qui nous déjeunerons. Nous discuterons également avec deux autres français (Camille et Clément) pour savoir où dormir, où se doucher (les rudiments des romanos que nous sommes devenus). Verdict, il faut faire 30 kilomètres pour dormir sans se faire déranger par les rangers, pas top donc !

Nous sonderons tout de même dans les hôtels et restaurants pour savoir s’ils recherchent du personnel mais nous faisons chou blanc. Nous nous renseignerons alors sur les prix pour nager avec les requins baleines mais encore une fois (comme à Port Lincoln avec les cages à requins), les tarifs sont exorbitants : 380$AU par personne en snorkeling… . De quoi faire un petit trou dans notre compte bancaire sachant que des réparations sur Dundee s’imposent… Nouvelle déception, mais ce n’est que partie remise (dans un autre pays de préférence). Avant de laisser Coral Bay derrière nous, nous effectuerons notre séance de snorkeling obligatoire (car comme le nom de la ville le sous-entend, nous sommes proches de la barrière de corail). Vêtus de nos combinaisons de plongée (il est conseillé de les porter à cause de la présence des méduses “irukandji” qui provoque le syndrôme du même nom, c’est-à-dire un arrêt cardiaque si la piqûre n’est pas traitée). Janaïna emportera du pain de mie pour attirer les petits poissons et notre Opinel au cas où l’on rencontrerait un requin menaçant ^^. Pas de photos malheureusement car toujours pas de GoPro, mais mis à part des coraux denses mais bien affaiblis et des superbes poissons aux couleurs pittoresques, rien à signaler.

Le soir même, une envie de poisson nous a fait bouger au port pour y poser la canne à pêche, mais en bien piètre pêcheur, nous n’emportons pas d’appât ! Cependant, quelques morceaux de poulet auront fait l’affaire si seulement le deuxième poisson attrapé n’avait pas pété la ligne et emporté avec lui notre dernier hameçon. Janaïna fière de sa première prise (pas plus de 15 cm) voulait absolument la faire griller pour l’apéro mais la nuit déjà tombée et les barbecues tous occupés, nous avons abandonné l’idée. Nous ne jugerons pas cette ville car nous n’y avons passé qu’une après-midi, mais il est vrai que nous n’avons pas été très enthousiastes de l’avoir “visité”. Une simple rue avec quelques campings hors de prix, des activités qui vous coûtent un bras, une épicerie où la nourriture vaut 2 à 3 fois plus cher que la normale. Bref, nous continuons notre route en espérant trouver mieux ailleurs.

C’est quelques heures plus tard, après avoir passé la nuit en bord de route, que nous arrivons à Exmouth, ville fondée en 1967 simultanément à la création d’une base de communication très basse fréquence (on y verra d’énormes antennes qui viennent enlaidir la côte). De luxuriantes maisons y poussent comme des champignons. Elles sont quasiment toutes reliées à la marina et sont pourvus de yachts plus gros les uns que les autres. Nous tenterons d’en savoir plus sur la ville en se rendant à la librairie mais pour utiliser Internet, il faut payer… Seule possibilité, aller au “Visitor Center” où il est possible d’avoir 30 minutes de Wi-Fi gratuite (surtout que nous n’avons pas le moindre signal téléphonique avec ce maudit opérateur qu’est Vodafone !). Nous nous renseignerons sur les prix des excursions en bateau mais ils sont sensiblement les mêmes qu’à Coral Bay, nous décidons donc de sortir des CVs à la librairie et faire le tour des hôtels pour décrocher un job et ainsi pour espérer aller à la rencontre des requins baleines. Nous déposerons en priorité nos CVs au luxueux hôtel Mantarays Resort où les anciens propriétaires de Dundee ont bossé durant 3 mois en tant que “housekeeper”. L’idée nous a plu alors nous remplissons consciencieusement les 5 pages du formulaire pour postuler. Nous soupirons mais nous sommes contents d’y être parce que le cadre est magnifique et l’endroit est frais (nous croisons les doigts). Nous irons ensuite vendre nos compétences à 8 ou 9 autres hôtels et campings qui nous refuserons tout bonnement ou nous donnerons des réponses évasives du style “on ne sait jamais si on a besoin de quelqu’un”. Nous espérons sans trop y croire, car les propriétaires nous rappellent que la saison n’a pas vraiment commencé… Zut !

Après les CVs distribués, on fait notre “popote”, douche presque chaude face à la mer, vaisselle, courses (où nous retrouverons Camille et Clément de Coral Bay et à qui nous donnerons rendez-vous ce soir pour dîner ensemble), machine à laver… puis nous nous posons dans un parc à deux pas de la mer, certes à l’opposé du coucher de soleil mais avec une lune pleine qui s’affirme autour d’un dégradé de couleur irréel. Séance photo obligatoire !

Quelques minutes plus tard, Camille et Clément nous rejoignent et comme ils sont en tour du monde, c’est l’occasion de discuter voyages. Après avoir raconté nos périples réceptifs et ri de nos anecdotes, nous bougeons pour se trouver un endroit où dormir à l’abri des rangers. C’est 15 kilomètres plus loin, près des étranges antennes de la ville que nous nous installons, c’est à l’écart et il n’y a personne. En route, nous roulions à 40-50 km/h car il y avait des kangourous à la pelle (ne pas conduire en Australie la nuit surtout si vous avez le pied lourd, ça peut faire de gros dégâts).

Alors que nous sommes tous entrés dans nos vans respectifs, Jaja qui était en train de se préparer à fermer la porte du van nous fait signe de sortir car la police vient juste d’arriver. L’agent de police nous demandera simplement où nous comptions dormir, Janaïna répond alors que nous ne savons pas pour l’instant. Il nous conseille alors de dormir au pied du phare et de se réveiller assez tôt car ici les rangers passent régulièrement ^^. Sur le cul, nous sommes ravis que les fonctionnaires de police nous donnent des astuces :D. Nous prenons donc la direction du phare, toujours en roulant comme des tortues car les kangourous sont vraiment en bord de route. Ils traversent au moment où nous nous approchons d’eux, d’ailleurs, un kangourou aura cogné une portière du van de Camille et Clément alors qu’ils étaient à 15 km/h à peine (ils sont autant attirés par la lumière que nos lapins de France). Pas de bobo pour eux heureusement. Arrivés, nous photographions les étoiles avant de dormir et nous mettons le réveil à 5h30.

Nous sortirons finalement le bout de notre nez à 6h30 pour un agréable lever de soleil et nous constaterons que les policiers l’apprécient également car ils sont montés jusqu’au phare pour prendre une photo ^^. Nous passerons la journée à la plage en attendant une quelconque réponse mais de ce côté RAS.

Nous prenons alors la décision de visiter le Cape Range National Park qui se trouve sur la côte opposée d’Exmouth et nous rendons donc au DPAW (Department of Parks And Wildlife) pour réserver 2 nuits dans un campground (10$AU par personne donc 40$AU en tout pour 2 nuits), sans électricité biensûr. Encore une fois, nous dérogeons à notre règle de ne pas payer l’hébergement, mais nous n’avons pas le choix et nous n’avons pas envie de risquer une amende 5 fois plus salée !

Alors que nous sommes sur le point de quitter le centre-ville, nous apercevons un jeune émeu apeuré, il est vraisemblablement coincé dans un terrain vague bordé de clôtures, il fait un drôle de bruit en se cognant partout alors nous venons à sa rescousse (même si l’émeu fait un peu peur à Jaja). 5 minutes plus tard, le volatile enfin libéré s’en va buter de l’autre côté de la route contre une autre clôture encore tout affolé. Il a sûrement du se perdre le pauvre loulou… Bref, après une seconde nuit au phare, nous nous dirigeons vers le parc national et au niveau du checkpoint où il faut déposer 12$AU dans cette fameuse “Honesty Box” pour l’entrée, nous tombons nez à nez avec 3 dingos (un noir et deux marrons clair), dont un qui est penché sur une carcasse de kangourou, les babines pleines de sang. Ils ne se trouvent qu’à quelques mètres de Dundee, nous nous arrêtons alors pour prendre quelques souvenirs. Ils n’ont pas l’air méchants ou agressifs, on dirait vraiment des chiens, mais mieux vaut se méfier de ces petits monstres.

La côte du Cape Range fait plus ou moins 90 kilomètres, sans point d’eau potable (donc faire le plein avant de s’y rendre). Une fois au bas du parc, une route 4×4 vous permet de rejoindre Coral Bay. De notre côté, nous nous arrêterons un peu partout grâce à une carte prise au “Visitor Center”. Les 3 plus beaux coins de snorkeling étant Turquoise Bay, Oyster Stack et Lakeside. Il est tôt quand nous arrivons à Mangrove Bay, et encore un peu trop tôt pour se baigner à Lakeside alors nous marchons le long de la plage accompagnés de nos amis les kangourous. Nous suivons les centaines de traces d’animaux qui s’entrecroisent dans le sable ocre, ça nous amuse de deviner de quelle bête il s’agit (oui, on s’amuse avec un rien ^^).

Un peu plus tard, nous nous posons à Turquoise Bay. La marée est montante et tout le monde se fait surprendre par l’eau qui trempe les mots croisés et avale les tongs. Toujours est-il que l’eau turquoise est bien là. Le problème, c’est qu’en faisant du snorkeling, on n’y voit pas à 1 mètre (à cet endroit, deux courants contraires peuvent vous emmener au large si vous ne faites pas attention…).

Nous rentrerons finalement au campement “Kurrajong” que nous avions réservé, le “Camp Host” responsable de l’endroit viendra vérifier que nous avons bien payé pour dormir ici. Encore une fois, nous nous délecterons d’un magnifique coucher de soleil à l’australienne.

Le lendemain matin, nous privilégions une petite randonnée avant que les températures n’atteignent des sommets. Nous nous rendrons aux Mandu Mandu Gorge et marcherons en plein cœur du canyon qui ne présente aucune trace d’eau. Après avoir pris un peu de hauteur, nous aurons un agréable panoramique sur la côte et les vagues qui s’agitent contre la barrière de corail.

Le chemin n’est pas difficile en soi et c’est alors que nous longeons les côtes pour retourner à la voiture que nous sentons une étrange odeur de biquette. Nous nous approchons alors de la falaise assez abrupte et apercevons les coupables : deux biquettes allongées sur un pan de mur qui leur laisse à peine de quoi bouger. Nous ayant remarqué, elles disparaissent en un rien de temps, escaladant les roches escarpées, ne laissant que derrière elles une odeur bien prononcée.

Suite à cette randonnée matinale, nous irons sur le 3ème spot de snorkeling (Oyster Stack) où il est conseillé d’y aller à marée haute. Nous ferons 3-4 plongées en laissant une période de repos entre chacune, les coraux étant magnifiques, les poissons si colorés, nombreux et curieux… Nous y verrons même une tortue très calme malgré les courants puissants. En effet, nous sommes ballottés dans tous les sens en plus de dériver de 40-50 mètres depuis notre point de départ. Pas besoin de palmer et c’est pour cette raison que nous décidons d’en faire une à marée basse. Le risque était de nous blesser avec les coraux ou de les abîmer mais sans palmer et avec ce courant, nous nous laissions guider avec précaution et les yeux grands ouverts ! Deuxième nuit au camping, nous retentons de pêcher (ne jamais partir sur une défaite) mais nous repartirons bredouille, LOL.

Le troisième jour, toujours au matin, nous nous attaquons à une randonnée théorique d’1h30 à la Yardie Creek (dernier endroit le plus au sud du parc national avant la piste 4×4). Cette fois-ci, nous longeons tout de suite les falaises car l’eau est bien présente. Pas de difficultés majeures si ce n’est la chaleur. 1h suffira pour cette très belle balade.

Finalement, le parc national de Cape Range est plutôt agréable à découvrir. De beaux paysages et de quoi s’épanouir dans une mer clairvoyante, en plus ce dernier est tout à fait accessible pour ceux qui ne possèdent pas de 4×4. En revenant sur Exmouth, nous passons devant l’épave de Mildura et c’est à ce moment là que le drone me manque car une photo classique dans ces conditions ne vaut rien face à une photo aérienne.

N’ayant aucune réponse des différents hôtels d’Exmouth, nous continuons notre chemin vers un endroit que nous avions hâte de découvrir : le parc national de Karijini. Les kilomètres sont durs à encaisser sous cette chaleur (en croisant cette fois-ci vaches sauvages et brebis égarées) mais nous arrivons finalement à bon port dans la ville de Tom Price pour refaire le plein d’essence avant de disparaître derrière les “montagnes” qui composent le Karijini. Nous dormirons au point de vue “R.I.P Lookout“, endroit qui pourrait paraître glauque car de nombreux visiteurs disposent des roches gravées (en l’honneur d’un père, d’une mère ou d’un ami décédé…) les unes au dessus des autres. Ce qui est bien, c’est que personne ne nous embêtera et que la voie lactée était plus visible que jamais !

Arrivés au parc national, nous paierons 12$AU une fois de plus au checkpoint. Nous décidons d’accorder 2 jours complet à cet endroit, nous irons donc au soir réserver une nuit de camping aux Dales Gorge Campground (10$AU par personne sans électricité). Avant tout, nous visiterons les Weano Gorge de bon matin (nous avons de la chance car il n’y a pas trop de monde) et la magie du Karijini opère dès les premiers instants. Durant notre première marche à la “Upper Weano Gorge” et “Lower Weano Gorge“, la verdure qui se mêle aux roches rouges massives et aux eaux transparentes des gorges nous décrochent automatiquement des sourires, des “Oh” de surprise et des “Ah” d’émerveillement.

Le niveau des eaux nous arrivant à la taille et n’ayant pas prévu de maillots adéquats… nous déambulons en culotte et boxer afin de rejoindre la “Handrail Pool“.

Nous pénétrons finalement entre les falaises, qui ne vous laissent qu’un bon mètre de large (on s’imagine que nous allons finir dans un endroit secret), là où l’eau ruisselle jusqu’à finir sa course dans une piscine naturelle où la baignade est fraîche et revigorante. Nous retrouverons Camille et Clément que nous avions vu à Exmouth, accompagnés de Baptiste et Mélanie, deux amis qu’ils ont rencontré sur la route.

Nous irons également sur les hauteurs des gorges, au Junction Pool et à l’Oxer Lookout pour avoir une vue différente de l’endroit.

Après un bon déjeuner sous un soleil de plomb, nous débutons l’après-midi par la ballade des gorges Hancock qui mènent jusqu’à la magnifique Kermit’s Pool. Cette fois-ci, nous avons de l’eau jusqu’aux épaules si ce n’est davantage mais les différents stops sont juste superbes, nous pensons à l’Amphitheatre, la Spider Walk (où vous pouvez marcher le long des murs au risque de vous viander…) et finalement la piscine Kermit.

Il est à peine 15h alors nous décidons de terminer cette agréable journée avec la visite des Joffre Falls. Nous empruntons la gravel-road qui nous fait gagner de précieux kilomètres et de précieuses minutes mais qui nous fait malheureusement bouffer beaucoup de poussières (un nettoyage s’imposera dans la prochaine grande ville). Encore une fois, de bien belles images gravées dans nos têtes.

Nous nous rendons finalement au Dales Gorge Campground alors que la nuit avale les dernières lueurs du jour. Et il faut faire la queue dans la petite cabane des “Camp Hosts” (ceux qui s’occupent de l’aire de camping, en l’occurrence deux papys qui n’entendent plus grand chose) pour réserver sa place. Seul avertissement, attention aux dingos (mais nous n’en verrons pas) !

Le lendemain, comme nous en sommes très proches, nous nous rendons aux Dales Gorge qui mènent d’un côté à la Circular Pool et de l’autre côté à la Fern Pool et aux Fortescue Falls. Nous irons d’abord à la Circular Pool, enjambant les formations rocheuses et les arbres les transperçant. Ce décor nous fait un peu penser au “Livre de la Jungle” et au territoire hostile des orangs-outans et le résultat final est tout simplement magique.

Personne à l’horizon, Jaja se jette à l’eau pour de jolis photos.

Nous rejoignons finalement le côté opposé de la gorge, toujours au milieu d’une faune surprenante pour atterrir finalement aux Fortescue Falls où la baignade est plus que conseillée.

Nous croiserons une nouvelle fois Camille, Clément, Baptiste et Mélanie aux Fortescue Falls et comme ils prennent la direction contraire, nous disons au revoir à Camille et Clément qui retournent à Melbourne pour rendre le van qu’ils louaient (ils repartent pour la suite de leur tour du monde). Nous nous dirigeons finalement vers la Fern Pool qui offre un spectacle saisissant, nous nous y baignerons pas car nous venions de le faire juste avant et puis nos ventres commencent à crier famine. Alors que nous quittions les lieux, des visiteurs s’agitent et c’est alors qu’une énorme araignée fait son apparition et tente en vain de s’approprier la gourde de visiteurs australiens. Quand on dit énorme, c’est vraiment pas un mensonge…

Nous terminerons la visite du parc pleins d’étoiles dans les yeux et c’est à grand regret que l’on quitte ce magnifique et incontournable endroit qu’est le Karijini. Nous passerons l’après-midi sur la route jusqu’aux portes de la ville de Port Hedland (très très industriel au vu des mines de sel, des plateformes pétrolières) où nous passerons la nuit (sur une aire de repos où des centaines de road-trains hyper bruyants nous casseront les c******* pendant toute la nuit). Le lendemain, nous nettoierons le van, achèterons l’huile et le filtre à huile au magasin RepCo du coin pour effectuer la 2ème vidange de Dundee. Nous dormirons dans un lotissement à l’abri des regards avant de reprendre la route jusqu’à la prochaine grande ville au doux nom de Broome.

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Découverte du sud-ouest de l’état du Western Australia et renflouage des caisses à Margaret River

Découverte du sud-ouest de l’état du Western Australia et renflouage des caisses à Margaret River

Nous avons découvert le sud ouest du Western Australia un peu en pagaille, pendant notre mois de travail chez Neil en janvier, mais aussi après notre retour de Thaïlande, de fin février jusqu’à fin avril. Donc nous raconterons nos découvertes de façon géographique et non chronologique !

Au sud de Perth, nous sommes restés plusieurs soirs (à des dates différentes) dans la ville de Mandurah qui, par son cadre apaisant et par sa bibliothèque qui a une super Wi-Fi :), nous a définitivement plu. Les dîners, alors que le soleil se couche, ont été nombreux et pas un ne nous a déçu. L’Avalon Foreshore Reserve est un endroit où il est possible de dormir dans son van sans se faire embêter !

Un peu plus en dessous, sous la ville de Bunbury où nous ne nous sommes pas arrêtés, se trouve la ville de Busselton. Celle-ci présente une singularité, sa jetée d’1,8 kilomètres. Pourquoi est-elle si grande ? C’est simplement qu’après ces premières années de construction, où elle ne faisait que 150 mètres (en 1865) puis 281 mètres (en 1875), cette dernière a été ensablée au cours des 10 années qui suivirent. En gros elle a continuellement été allongé jusqu’en 1960 pour atteindre 1841 mètres. Elle est, de ce fait, la plus longue jetée de l’hémisphère sud.

L’accès à la jetée est payante (3 AUD si vous êtes à pied, 8 AUD si vous souhaitez prendre le train qui a remplacé le cheval en 1911) et l’observatoire au bout de la jetée également (15 AUD) où vous pourrez découvrir les fonds marins et la biodiversité remarquable (je le vends, mais nous n’y sommes pas allés).

À courte distance de la jetée, se trouve un petit parc où les passionnés d’ornithologie trouveront leur compte, le Malbup Bird Hide. Un petit chemin mène à la cabane d’observation mais avant d’y arriver, vous trouverez beaucoup de kangourous de passage.

Malheureusement, le temps, ce jour-là n’était pas de la partie et pour cause, un bel orage viendra nous accompagner pour la nuit. De quoi voir la jetée sous un autre angle.

Légèrement plus à l’ouest de Busselton, Dunsborough et Yallingup se sont révélés d’une beauté sans pareille. Si votre but est de chiller sur les plages, de faire un peu de snorkeling dans des eaux bleues azur, alors cet endroit est idéal. Castle Rock Beach et Meelup Beach (où vous pourrez même croiser des kangourous la nuit tombée) font partie de nos coups de coeur. Yallingup Beach n’est pas mal, surtout pour y observer le coucher de soleil. Le Cape Naturaliste vaut également la petite balade.

Autre endroit (un peu plus au sud) où nous avons passé la nuit et où c’est vraiment super sympa, c’est Canal Rocks, là où les roches ont naturellement formé un canal suite à l’érosion.

Suite à l’été, la côte ouest était déchaînée, de quoi faire venir les surfeurs du monde entier pour une compétition près de Margaret River (qui se tenait fin mars début avril). Nous n’irons pas à l’événement, forcément payant, mais observerons chaque jour beaucoup de férus de vague surtout dans les coins de Gracetown, Rivermouth, Surfers Point ou encore Gas Bay.

Entre ces différents spots, se trouve la plage de Gnarabup, lieu que nous avons squatté un moment car arrivés à Margaret River, nous avons été embauché pour faire les vendanges (c’était un endroit stratégique pour atteindre les vignobles à 5h du matin). Gnarabup Beach étant le seul endroit où nous pouvons nous doucher (à l’eau froide évidemment) et utiliser gel douche et shampoing. En effet, à Surfers Point et Rivermouth, il est simplement autoriser de se rincer et de n’utiliser aucun produit sous peine de se prendre une amende !

Gnarabup est également pleine de vie et de requins que nous n’aurons pas croisé (ouf !), toujours est-il que lorsque la sécurité des plages en aperçoit, des panneaux d’information sont placardés par les shérifs. Nous aurons seulement observé des dauphins de loin.

Nous avons donc pour la première fois de nos vies effectué les vendanges, nous étions payés au rendement et malgré toute notre bonne foi, nous n’étions pas des plus rapides. Et c’est lorsque nous prenons un peu d’assurance, que nous sommes plus efficaces que nous faisons des “picking” qui ne durent que 4 heures. Nous voulions nous refaire une petite santé au niveau des comptes bancaires et ce n’est pas en travaillant 4 heures par jour et 4 fois par semaine que nous y arriverons.

Au bout de moins de deux semaines, nous décidons donc d’aller imprimer des CVs dans l’espoir de décrocher un boulot en cuisine ou dans un hôtel en tant que housekeeper (entendez “femme de chambre”). Nous ferons le tour des restaurants et hôtels de Margaret River, au bout d’une quinzaine d’établissements, le responsable de l’hôtel du Quality Inn nous demande de faire un essai à peine nous le rencontrons. Je pars donc rejoindre Tina qui s’occupe actuellement d’une chambre et tente de faire la meilleure impression pour décrocher le poste. De son côté, Janaïna retournera faire un essai dans le restaurant de l’hôtel au soir.

En attendant une quelconque réponse, nous nous changerons les idées avec les quelques personnes rencontrées aux pickings. Nous irons boire un verre avec nos amis belges Sébastien et Claudia dans une des nombreuses brasseries de la ville (chose que nous ferons rarement car le prix d’une pinte est de 10 AUD, tout comme le verre de vin) et irons même jusqu’à se laisser embarquer dans une bush party (10 AUD l’entrée) avec Sébastien et Claudia, mais également des amis des Vosges, Paul et Flavien. Une bush party, c’est quoi ? Tout simplement une fête en plein milieu de la forêt, dans le bush quoi ! Ce sera un prétexte pour goûter la boisson favorite des backpackers, le goon (le cubis de vin). Bon, mis à part le fait que ce soit dégueulasse, nous passerons une soirée agréable même si la musique tape sévèrement au cerveau ^^.

Tandis que nous attendons toujours une réponse positive pour un autre travail, et que nous continuons à “picker” du raisin, nous décidons de rechercher un hôte HelpX car l’été commence à s’enfuir et prendre une douche froide quand il fait une vingtaine de degrés, ce n’est plus pareil que lorsqu’il faisait 30°C ! D’autant plus que nous nous faisons avertir deux fois par des rangers, et comme nous ne voulons pas payer 100 AUD d’amende par personne, il faut définitivement se bouger.

Caralynn nous hébergera donc chez elle à Witchcliffe (à dix minutes de Margaret River) alors que dans sa maison se trouve déjà 4 autres français. Elle nous propose une place pour mettre notre van devant chez elle (comme ça, pas moyen de se faire déranger par les rangers) et nous pourrons également utiliser la salle de bains et la cuisine. En contre-partie (et comme nous ne dormons pas à l’intérieur de sa maison), elle nous indique que nous devrions effectuer plus ou moins 8 heures de travaux chez elle, ce qui nous convient parfaitement !

Pendant ce temps-là, l’hôtel du Quality Inn me rappelle pour signer un contrat de 20 heures mais pour Janaïna, ils n’avaient apparemment besoin de personne en cuisine (alors pourquoi faire un essai…). Bref, elle continuera à faire un peu de “picking” tandis que je fais pression auprès de ma manager pour qu’elle embauche Janaïna et ce sera chose faite au bout d’une semaine et demie. J’effectuerais également 2-3 extras en tant que serveur dans le restaurant de l’hôtel car certaines conférences s’y tiennent et même des mariages ! Voilà que nous créons maintenant notre petite routine chez Caralynn, accompagnés de Jérémy et Justine, de Dylan et de Tim (et de Bear, le chien mais aussi de Charlotte et Aslan, deux chats magnifiques). Nous mettrons la main à la pâte, après nos services de housekeeping à l’hôtel, pour les divers travaux qu’elle nous demande d’effectuer, entre autres, remettre un peu d’ordre dans sa maison (car elle s’est occupée de sa maman mourante pendant 2 ans en mettant légèrement sa vie entre parenthèses). Nous mettrons également la main à la pâte (surtout Janaïna) au niveau cuisine en profitant pleinement du four et des choses que nous n’avons pas dans notre van.

Petite anecdote, alors que nous créons un foyer (pour faire du feu) devant chez elle en déterrant le bambou et un énorme pneu de tracteur, nous nous faisons attaquer par des fourmis. Pas nimporte lesquelles, des fourmis taureaux ! Défendant leur territoire, elles n’ont pas arrêté de faire fonctionner leur mandibules hyper puissantes sur nos corps (cette espèce de fourmi varie entre 1 et 4 cm…). Janaïna a gardé la marque des morsures pendant 3 jours, la piqûre est comparable à celle des abeilles, de quoi bien faire mal et nous faire psychoter sérieusement…

Nous aurons même le droit à la visite de plusieurs opossums, animaux que nous n’avions pas vu jusqu’à présent ! Et ils sont trop mignons :D.

Nous découvrirons également à Margaret River, le Lion’s Club une petite brocante qui se tient un samedi sur deux dans la zone industrielle. De quoi se racheter quelques fringues pour une bouchée de pain, et même des combinaisons de plongée pour à peine 15 AUD ! Cet endroit me rappelle le clip de Macklemore (chanson Thrift Shop) et Janaïna joue grave le jeu :).

Comme à notre habitude, nous comblerons nos jours de repos avec la découverte de la région. Nous irons à la plage de Boranup où l’accès se révélera être une véritable montagne russe. Heureusement, Dundee s’en est sorti mais nous n’avons pas fait les malins lorsque nous étions sur le chemin !

Nos spots préférés, là où nous adorions se poser pour apprécier le coucher de soleil autour d’une bière, c’était définitivement Redgate !

Nous n’avons découvert que plus tard la plage de Gas Bay qui est également idéale pour une fin de soirée au calme.

Nous accompagnerons quelques fois Jérémy (une des personnes avec qui nous partageons le HelpX) qui est un fana de surf, et qui nous rappelle encore une fois que ce sport est difficile et extrême.

Petite parenthèse, alors que nous travaillons toujours à l’hôtel, Sen, un collègue japonais de l’hôtel Quality Inn, me propose un poste de plongeur dans l’un des restaurants réputé du centre de Margaret River, l’Arc of Iris. C’est histoire de 3 services au soir par semaine, mais voilà de quoi mettre un peu plus de beurre dans les épinards pour le mois qu’il nous reste à faire. Je vous avouerais tout de même que c’est particulier comme impression, car c’est pour moi comme un retour en arrière de 10 ans, lorsque j’étais plongeur en saison…

Bref, maintenant, comme vous avez été assidus dans la lecture du blog, on vous dévoile notre magnifique dégaine lorsque nous étions housekeepers, nous sommes sûrs que vous allez adorer ! (En prime, une petite photo d’un bandicoot, oui oui, comme dans le jeu vidéo Crash Bandicoot sur Playstation :p).

Une magnifique attraction près de Margaret River, que dis-je, un incontournable, c’est la rencontre avec les stingrays (raies pastenagues) à Hamelin Bay. Ces dernières ne craignent pas l’homme et viennent au bord de la plage pour quelques petites caresses. Nous aurons même le droit à une visite de dauphins !

Autre endroit paisible, Augusta un peu plus au sud. Nous nous poserons le temps d’une après-midi, à contempler les pêcheurs et la vie marine (oui, encore des dauphins !). Petite anecdote, plusieurs pêcheurs adultes faisaient chou blanc, et un petit australien débarque en demandant gentiment un appât à un pêcheur. En deux temps trois mouvements, il ramène des poissons coup sur coup. Son savoir-faire et surtout le visage hébété des autres pêcheurs nous auront bien fait rire !

Il s’est avéré une fois que nous avons eu 3 jours de day offs sur nos deux mois passés ici, alors nous sommes partis explorer l’état un peu plus en profondeur. Nous sommes allés vers Pemberton dans un premier temps mais avant de rejoindre cette ville, nous dormirons une nuit dans le bush et ferons une rencontre assez particulière. Oui, à notre réveil nous avons partagé le couvert avec Marcel le coq :).

Avant de rejoindre l’un des fameux endroits qui vaut le coup d’oeil à Pemberton, nous passerons par les Beedelup Falls et apprécierons cette atmosphère paisible avant de retrouver une atmosphère un peu plus vertigineuse.

Oui, en réalité, à cet endroit se trouve la Vallée des Géants, plus particulièrement des karris (eucalyptus typiquement australien) où ont été construit des cabanes à leur cimes afin d’observer et prévenir le développement des feux de forêts. Le métier n’existe plus désormais mais les visiteurs courageux peuvent dans tous les cas s’y aventurer et découvrir une vue à 360° au dessus de la canopée.

Il est possible de faire l’ascension de 3 arbres différents dans la région :

  • – Le Diamond Tree qui s’élève à 51 mètres ;
  • – Le Gloucester Tree, haut de 61 mètres ;
  • – Le Dave Evans Bicentennial Tree, le plus haut des trois à 75 mètres du sol.

L’entrée des parcs est payante (12 AUD il me semble) sauf pour le Diamond Tree, mais comme nous avons notre pass à l’année dans les parcs nationaux du Western Australia (que nous devons renouveler d’ailleurs début du mois de mai pour la somme de 88 AUD), nous y pénétrons sans nous poser de questions.

Nous opterons pour celui qui semble vraiment transpercer les cieux, celui de 75 mètres. Enfin, juste pour moi car Janaïna a le vertige. Je vous avouerais qu’une fois arrêté sur le parking, je faisais moins le “kéké” à l’idée de grimper à cet arbre. Oui parce que je ne vous ai pas dit mais pour y monter, il faut utiliser des tiges en fer fixées tout autour du tronc et il n’y a aucun équipement de sécurité. Donc il faut simplement s’aider de ses petits muscles pour effectuer l’ascension mais aussi pour redescendre. Je m’y aventure donc, et accède à la première plate-forme de 25 mètres. Je pensais que ça serait vraiment compliqué mais le cerveau a cette capacité à tirer le meilleur de notre concentration pour faire les choses les plus folles, je continue donc en regardant Janaïna devenir de plus en plus petite. Et une fois arrivé au sommet, j’apprécie la vue qui vaut vraiment que l’on se dépasse mentalement et physiquement.

La descente a été plus rapide, et je rejoins ma chère et tendre pour continuer notre exploration des lieux. Nous ferons un détour au point “The Cascade” avant de reprendre la route vers les côtes magnifiques de William Bay.

En effet, 2 heures de route plus loin, on y trouve la Green Pool et l’Elephant Rocks (on dirait vraiment des éléphants figés dans la roche), deux magnifiques endroits propices à la détente mais aussi à l’émerveillement.

Nous prospérons ensuite jusqu’à Albany pour retrouver nos amis belges qui espèrent trouver de meilleures opportunités ici suite au “flop” du picking. Nous passerons la soirée avec eux (nous trouverons une douche chaude à Emu Point, c’est toujours utile pour ceux qui nous lisent) et iront dormir à la frontière nord de la ville pour repartir le lendemain matin pour une journée sportive. En effet, à 80 kilomètres au nord d’Albany, se trouve le parc national des Stirling Range, et si vous aimez les trekking, c’est un endroit à ne pas rater ! Nous optons pour la montée du mont Toolbrunup et non celle du Bluff Knoll (qui semble payante). Nous serons sur le deuxième plus gros pic du parc national (1052 mètres d’altitude) avec 4 kilomètres à parcourir (aller-retour).

Nous nous renseignerons ensuite pour apprendre que l’ascension de cette petite montagne est de grade 5, et nous comprendrons pourquoi au vu des nombreuses roches que nous devions escalader par moment. Mais faut avouer que le jeu en vaut clairement la chandelle car les vues sont totalement époustouflantes !

Nous voulions mettre le cap sur Esperance, le MUST SEE de l’Etat du Western Australia mais il fallait encore faire 5 heures pour y parvenir et le truc c’est que nous devions être rentrés pour le lendemain dans la soirée car nous n’avions que 3 jours de repos. C’est une déception pour nous, mais ce sera l’occasion d’y retourner un jour ou l’autre… Nous faisons donc cap sur la ville d’Hyden où se trouve la célèbre Wave Rock. Nous trouverons une autre douche chaude (hyper bienvenue après le trekking) à Lake Grace et irons dormir à quelques kilomètres de là, sur le bord d’une route car la nuit tombe très rapidement.

Après avoir payé 10 AUD pour le parking, nous nous approchons de cette formation rocheuse naturelle qui ressemble à s’y méprendre à une vague tout droit sortie de l’océan. De quoi reproduire la photo hyper cliché ! Nous terminerons la balade sur les hauteurs des roches et apprécierons cette vue somme tout assez plaisante.

Malgré le trajet un peu longuet, nous quittons cet endroit avec le sourire. Nous laisserons notre ticket de parking à un couple d’australien qui vient d’arriver sur les lieux, ils insisteront pour payer la moitié du ticket ! Sur la route du retour, rien de bien particulier à souligner si ce n’est le fait que nous sommes passés par une ville qui se nomme Wagin et qui affiche clairement une sculpture de bélier aussi grande que kitsch en plein milieu de la ville. La photo est incontournable ^^.

Les derniers jours à Margaret River sont synonymes d’au-revoir, nous passerons une agréable soirée après mon service de plongeur avec quasiment toute l’équipe du restaurant Arc of Iris, ferons nos adieux à nos collègues du Quality Inn, j’irais même faire un dernier picking où j’aurais la chance d’immortaliser notre rencontre avec “Qui“, notre responsable vietnamien qui nous aura bien fait rire avec son accent. Enfin, nous passerons une dernière soirée avec Caralynn (du HelpX) et Aïcha sa fille, dont c’est l’anniversaire. Les autres français que nous avons rencontré, nous leur disons simplement à bientôt car nous migrons tous dans le nord (la saison étant terminée) et parce que nous recherchons de la chaleur, et ça se passe là-haut ! À bientôt :).

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Fêtes de Noël et début de l’année 2017 à Perth

Fêtes de Noël et début de l’année 2017 à Perth

C’est donc à Perth que nous posons nos valises jusque le début de mois de février (car nous prenons un vol jusqu’en Asie le 5 février et Perth s’avère être le meilleur endroit pour ne pas payer trop cher ses billets !)

Bref, nous atterrissons à Rockingham, à quelques kilomètres au sud de Perth, car des coins où dormir à Perth même, nous n’en trouvons pas pour le moment et c’est toujours pas à l’ordre du jour de dépenser nos sous pour l’hébergement. Nous resterons près de Kwinana Beach, près de Wells Park, où le fait de dormir dans son van semble toléré. C’est à ce même endroit que nous “fêterons” Noël, on met entre guillemets car Noël sans la famille, ce n’est pas vraiment Noël. Un petit coup de fil sur Skype avec la famille respective n’arrange pas tout mais nous fera beaucoup de bien !

Bon, nous vivons simplement depuis le début de notre voyage mais pour ce repas particulier, nous comptons y mettre les formes. Bière / Vin / Saumon / Fromage / Raisin, des choses qu’on ne s’autorise pas souvent tant les prix sont ridiculement hauts !

Le parking que nous avions coutume de trouver assez vide depuis notre arrivée est blindé !
Nous vous l’avouons, c’est assez étrange de célébrer Noël alors qu’il fait 30°C dehors. Les gens privilégient un repas dans un parc, en extérieur, et en famille bien sur. Toujours est-il que nous sommes un peu confus mais pour bien nous rappeler que c’est Noël, le Père Noël nous gratifie de sa visite.

Un matin, nous aurons également le droit à une charmante visite. Alors que nous dormons, quelqu’un toque à notre carreau. La première chose à laquelle nous pensons, c’est qu’un shérif vient nous mettre une prune. Et bien non, il s’agissait juste de jeunes gens qui distribuaient de la nourriture, nous avons donc eu le droit à un bon bun avec œuf et bacon ! De quoi bien démarrer une journée :).

Les jolis coins ne manquent pas par ici, la région de Perth en regorge. Légèrement au Sud, à Fremantle ou Freo comme la ville est souvent appelée, nous trouverons à South Beach une sorte de Food Court (groupement de plusieurs food trucks) où mille et une odeurs viendront chatouiller notre nez. Il semblerait que les fêtes de fin d’année fasse pousser ce genre de rassemblement dans le coin.

Même si nous n’avons pas visité ces endroits dans l’ordre où nous les citons, je les rassemble pour faire d’une pierre deux coups. À South Terrace, toujours à Fremantle, vous trouverez l’entrepôt East West Design dont l’énorme devanture est peinte d’une main d’artiste. De bien jolis œuvres d’art en pleine ville !

Nous avons également jeté un œil à la tombe de Bon Scott, leader légendaire du groupe AC/DC au Fremantle Cemetery. Écossais de naissance, sa famille a migré à Melbourne puis à Fremantle lorsqu’il avait 10 ans, lieu où il repose désormais. La visite n’est pas essentiel, mais je voulais ramener un souvenir pour les copains du boulot.

Notre dernière visite à Fremantle a été celle de l’ancienne prison construite en 1850 par les prisonniers. Ayant fermé ses portes en 1991, l’établissement est désormais ouvert aux touristes. Nous désirions la visiter de nuit mais il faut compter 26 AU$ par personne. La visite la moins chère est de 20 AU$ mais nous avons de la chance car le jour où nous y allons, c’est gratuit. Nous n’aurons malheureusement pas accès à la totalité du site, ce qui n’est pas grave en soi.

Nous rentrons donc dans le quartier des détenus, nous y verrons des cellules aussi minuscules qu’un grand placard à balai, mais vers 1900, ils ont décidé malgré tout d’agrandir ces cellules en doublant leur volume.

Le réglement interdisait d’écrire ou de dessiner sur les murs, mais un détenu avait la possibilité de peindre sur les murs de sa cellule car étant atteint de troubles psychiatriques quelque peu sévères, c’était le seul moyen d’apaiser son esprit.

Nous en apprenons beaucoup sur la façon dont est gérée la prison. Nous apprendrons également que jusqu’à la fermeture de l’établissement, en 1991, des pots de chambre faisaient office de toilettes. Il semblerait d’ailleurs que ces odeurs pestilentielles aient persisté durant les deux premières années où c’était ouvert au public. Plutôt dégueu ! Bref, nous ferons également un tour du côté de la cour qui semble avoir été le théâtre de beaucoup de souffrances vis à vis des prisonniers (des coups de fouet été assenées jusqu’à ce que le prisonnier soit à la limite de mourir et ils recouvraient les plaies de sel pour éviter l’infection, tout dépend de la gravité et de la dangerosité des détenus).

Bref, passons à quelque chose de plus gai ! Pour ce qui est de Perth, nous avons posé les pieds au Kings Parc & Botanic Garden, endroit qui offre un très joli point de vue sur le Business Center de Perth.

Les espaces verdoyants sont omniprésents et c’est ce qui fait le charme de cette ville.

Nous parcourerons les allées d’Elizabeth Quay, avec son architecture toute particulière et sa chaleur cuisante (quand t’as un indice UV affiché de 13 et que les recommandations sont de trouver de l’ombre entre un indice de 8 et 11…). Au fait, si vous souhaitez manger pour pas trop cher, rendez-vous à Annalakshmi, en bord de quai. Restaurant ou plutôt cantine indienne familiale, vous pouvez vous y régaler et surtout payer ce que vous souhaitez payer !

Nous irons également nous promener à Watertown durant le Boxing Day (26 décembre), énorme centre commercial à ciel ouvert. Autant vous dire que c’était un calvaire car du monde, il y en avait ! Les idées de Janaïna…

Finalement, à part Kwinana Beach où nous avons élu domicile pendant plusieurs nuits, nous trouverons où dormir sans se faire déranger à Mill Point, en face de la Skyline de Perth. Nous nous amuserons à y pêcher comme le font la plupart des australiens (à y pêcher que du vent bien entendu…) et à admirer l’un des plus beaux panorama de Perth.

Si vous souhaitez passer une soirée à faire la fête, il faut que vous alliez à Northbridge. Vous y trouverez toute sorte de bars pour vous distraire. Nous irons au Mustang Bar pour passer la soirée avec un ancien collègue de Janaïna qui travaille à Perth depuis quelques mois maintenant.

Nous fêterons également la nouvelle année et irons de nouveau à Elizabeth Quay où se tiendra le feu d’artifice. La fête semble battre son plein dans le bar qui jouxte le port mais également dans les bateaux qui naviguaient sur la Swan River (il vous faudra débourser au moins 70 AU$ pour y participer) donc nous déambulerons jusqu’au démarrage du feu d’artifice. Nous avions acheté une bouteille de champagne pour l’occasion, qui n’en était finalement pas une (sorte de Champomy…). Donc gros flop ! Ah oui, et le feu d’artifice n’était pas “ouf”…

Au milieu de tout ça, nous trouverons du travail chez Neil à Oldbury, à moins d’une heure de Perth. Neil est un particulier qui souhaite mettre un peu d’ordre dans ces entrepôts car il a été victime d’une crise cardiaque il y a peu. Multicasquette et touche à tout, il est propriétaire d’une affaire de tri pour déchetterie, mécanicien moto qui a suivi de nombreux pros sur les courses australiennes, il loue également un bout de ses 20 hectares à Greg qui gère une pépinière. Bref, il ne se ménage pas vraiment (il travaille 7 jours sur 7 et ne comprend pas le concept des vacances) et il possède tout le nécessaire pour bosser sans avoir besoin des autres. Nous l’avons souvent appelé McGyver pour ça d’ailleurs. Il nous laisse son camion aménagé (celui qu’il utilise pour les courses de moto à travers l’Australie) pour que nous ayons plus de confort que dans notre petit van ! Ce sera du luxe et nous nous en priverons pas.

Nous avions convenu d’un taux horaire au départ, de 22 AU$ l’heure, mais au bout de 40 heures par jour la première semaine, nous nous rendons compte qu’il nous roule un peu dans la farine. Il nous explique qu’il n’a plus de business à proprement parlé et qu’il nous paye grâce à ces économies. Bref, nous nous sentons un peu bernés (pourquoi ne pas l’avoir dit plus tôt) mais compréhensifs. Nous convenons donc de faire 30 heures à la semaine pour 20 AU$ de l’heure, ce qui ne semble pas l’enthousiasmer.

Finies les joyeuses fins de journée où nous partagions bières et discussions (quand il était “beer o’clock” !), dorénavant, nous avons moins d’interaction avec Neil. J’essaie parfois de percer l’abcès pour retrouver l’enthousiasme et les franches rigolades des premières semaines, ça marchera en partie car nous retrouverons le sourire sur son visage et ces blagues de vieil australien du bush !

En un mois de temps, nous aurons déménagé toutes ses affaires d’un entrepôt à un autre (la plupart “full of shit” dixit Neil), utilisé un chariot élévateur, puis un tractopelle pour faire le tri dans sa déchetterie, aidé Greg à rempoté les plantes de sa pépinière, rencontré des araignées red back en pagaille (dont une qui aura tenté de grimper sur mon mollet… je l’ai kické à temps, oui parce qu’elles sont à moitié dangereuses et peuvent rendre malade ou tuer les adultes faibles ou les enfants…), des lézards blue tongues (qui se débarrassent des escargots dans la pépinière), des scolopandres de la taille d’une main (très dangereux également). Enfin bref, tout ça nous aura bien aidé à mettre des sous de côté pour partir en Thaïlande :).

Nous nous occuperons tant bien que mal lors de nos jours de repos, sur les plages de Rockingham, de Cottlesloe, mais ce qui nous aura marqué le plus, c’est Rottnest Island, île à une trentaine de minutes en ferry qui réserve de bien belles surprises. Nous dépenserons 80 AU$ par personne pour faire la traversée grâce au site de Rottnest Express (le mardi c’est moins cher !). Plusieurs packages sont disponibles, nous voulions ajouter la location d’un vélo au prix du billet, mais il n’y en avait plus de disponible (nous en trouverons sur l’île pour la somme un peu gonflée de 30 AU$ par personne pour la journée…). Le départ du ferry se fait de plusieurs endroits différents, nous partirons de Fremantle, du C Shed où vous pouvez laisser votre véhicule pour 10 AU$ la journée.

Arrivés sur l’île, nous enfourchons notre monture et sommes prêts à boucler un parcours de 22 kilomètres. Les plages sont plus belles les unes que les autres, ne pas hésiter à aller vous baigner, c’est un plaisir garanti !

Ce qui fait la particularité de l’île, c’est qu’on y trouve une petite bête des plus mignonnes ! Rottnest, littéralement signifie “nid de rat”, ça ne donne pas forcément envie mais ayant été confondu avec des rats lors de la découverte de l’île, les quokkas sont un mélange particulier entre le rat et le kangourou. Pourquoi il est si mignon ? Parce qu’on dirait qu’il sourit tout le temps ! Nous passerons de jolis moments avec ces petits marsupiaux curieux et au visage enchanteur.

Pour info, en plus d’en trouver à Rottnest Island, il est possible d’en apercevoir sur l‘île de Bald, près d’Albany ;).

L’île est classée en réserve naturelle de niveau A, ceci lui permet entre autres de protéger sa faune sauvage et marine spectaculaire. En plus des quokkas, représentants officiels de l’île, vous pouvez également observer autour de l’île des phoques sauvages, des tortues, des dauphins, des baleines, … De quoi satisfaire vos envies à condition d’y mettre le prix, évidemment ^^.

Après ces 22 kilomètres où les routes sont hyper vallonnées, nous nous accorderons une petite collation (cocktail + bière = 25 AU$) !

Nous tenterons l’expérience de l’aquarium de Perth, l’AQWA. Si nous avons un conseil, n’y allez pas ! Nous avons perdu 30 AU$ par personne pour très peu de choses exceptionnelles. La visite ne dure pas plus d’une heure, le seul point positif, c’est le “Tunnel underwater” où se mélange bon nombre d’espèces marines. Quand bien même, cela ne vaut pas le coup.

Autre célébration, celle de l’Australia Day le 26 janvier, le plus grand événement civique annuel en Australie ! La date commémore l’arrivée de la première flotte européenne à Sydney Cove en 1788 et la proclamation de la souveraineté britannique sur la côte est. Il n’est donc pas rare de voir flotter les drapeaux australiens à tout va ce jour-là. Au matin, nous resterons en bord de mer, sur notre parc habituel le Wells Park où les familles se réunissent une nouvelle fois à la manière d’un Nouvel an !

Cette soirée-là, un nouveau feu d’artifice sera lancé d’Elizabeth Quay, comme au Nouvel An ! Nous nous y rendrons en nous assurant de ne pas être seuls et nous donnons donc rendez-vous à d’autres français pour ne pas réitérer le flop du Nouvel An. Nous déposons Dundee à la frontière du Business Center et empruntons un bus histoire d’éviter de galérer à chercher une place où se garer. 10 minutes passent et le bus se fait arrêter par plusieurs policiers… Sur le moment, on ne comprend pas trop ce qu’ils essaient de nous dire, nous allons tout de suite sur Internet pour voir qu’un avion vient de se crasher sur la Swan River (endroit où était censé être tiré le feu d’artifice), de quoi nous refroidir un petit peu (oui, parce qu’il y a eu 2 morts quand même) et de quoi écourter notre soirée à regrets.

Malgré le drame, nous décidons tout de même d’aller chercher quelques bières pour fêter l’Australia Day sur la plage de South Beach à Fremantle. Nous discutons devant ce coucher de soleil magnifique, et lorsque la nuit se couche enfin, nous apercevons un feu d’artifice qui vient tout droit du port de Fremantle.

Nous restons finalement un peu à Mandurah pour prendre le soleil, à quelques kilomètres au Sud de Perth. Les jours qui viennent vont être quelque peu différents en Thaïlande ! Nous laissons Dundee entre de bonnes mains dans l’entrepôt de Neil et nous voilà prêts pour changer totalement d’atmosphère !

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