À première vue, vous répondez toujours présents ! Ça tombe bien, nous avons beaucoup de choses à vous raconter… Voilà, après ce second séjour à Bali, où mes parents ont fait un bout de chemin avec nous, nous voilà de retour pour notre seconde année en Australie. Notre van étant toujours à Kununurra, nous débarquons à Darwin chez nos anciennes hôtes HelpX qui n’ont pas hésité une seule seconde à nous reprendre.

Nous resterons 5-6 jours chez elle à effectuer des tâches particulièrement sommaires donc ça nous laisse pas mal de temps libre. Pique-nique sur la côte, pêche et même une soirée Opéra au Waterfront de Darwin où Claire jouera de son instrument : le violon.

australie

Après ces quelques jours, nous prenons la direction de cette ville qui nous a permis de décrocher notre second visa grâce à une expérience très sympathique en ferme, Kununurra. De quelle manière ? Comme nous l’avions fait la première fois dans l’autre sens, en stop ! Claire a l’amabilité de nous déposer en dehors de Darwin pour nous faciliter un peu la tâche. Ah et j’oubliais, Alison nous a fait une super pancarte.

 

On est parés !

Pour commencer, notre premier chauffeur nous amène un peu plus loin à Noonamah et un autre nous prend à peine déposés pour nous laisser à Adélaïde River. Après un moment de flottement où il n’y a pas grand chose autour à part une roadhouse, Tim nous conduit 490 kilomètres plus loin à Timber Creek. Et là, plus de trafic ! Il n’est que 16 heures donc c’est dommage de s’arrêter en si bon chemin mais c’est le jeu… Le problème, c’est que nous ne savons pas où dormir car l’unique “hôtel” de la ville nous propose une nuit à 150$.

Heureusement que nous pouvons compter sur la générosité des français. Ils sont à 2 vans et nous proposent une tente et un matelas avant de reprendre la route le lendemain. Gros coup de bol ! Nous passerons finalement une agréable soirée à partager nos différentes expériences et impressions sur l’Australie.

australie
australie
australie

Nous nous levons de bon matin et laissons derrière nous le groupe de français sans qui nous serions bien dans la merde. 15 minutes après s’être posés sur le bord de la route, notre dernier chauffeur nous conduit jusqu’à l’Ivanhoe Cafe où la voiture est entreposée.  Mais dans un premier temps, avant de la retrouver, on s’accorde un bon petit déjeuner dans l’établissement de nos anciens patrons.

Malgré les quelques difficultés qu’il a pour démarrer, Dundee semble en très bon état. Il faut quand même qu’on lui redonne un coup de propre dans notre ancien lieu de résidence, l’Hidden Valley Caravan Park. C’est très bizarre d’y retourner sachant que tous les copains sont partis !

australie

Plein de courses et plein d’essence fait,

voilà qu’on refait le chemin dans l’autre sens. C’est parti !

Nous devons maintenant amener notre Dundee au garage afin de changer la courroie de distribution, pour cette raison, nous retournons à Darwin. C’est une opération qui coûte un bras, donc on est prêts à se sortir les doigts du cul. Avant toute chose, en chemin nous nous arrêtons dans la ville de Katherine pour barboter dans les Hot Springs.

Un bel endroit où se ressourcer dans des eaux claires et chaudes

d’autant plus que l’endroit est gratuit.

australie
australie

Ensuite, nous prenons la direction des beautés de la région de Douglas (nous n’imaginons pas encore ce que cette région nous réserve !). Dans un premier temps, les chutes Robin Falls. Une petite balade de 15 minutes suffit à l’atteindre. Malheureusement, très peu d’eau mais c’est l’occasion de se rafraîchir. Pour ceux qui passent par là, sachez qu’l est possible de dormir sur le carpark.

Dernier arrêt qu’on s’accorde avant de revenir à Darwin, le Litchfield National Park qui se trouve à plus au moins 2 heures. D’ailleurs, l’entrée du parc est gratuite et la route est bitumée, donc tout le monde peut y avoir accès. Sans oublier qu’on y trouve beaucoup de spots pour se baigner.

Au vu de la chaleur, ce n’est pas de refus de faire trempette !

Nous y verrons d’énormes termitières puis effectuerons la boucle des Florence Falls avec à mi-parcours une piscine naturelle. Ni une ni deux, on s’y jette pour se rafraîchir malgré les panneaux indiquant la possible présence de crocodiles ! Tout le monde s’y baigne donc on ne craint rien apparemment.

australie
australie
australie

Buley Rockhole figure également sur la liste des endroits où il est possible de se baigner. Il s’agit en réalité de plusieurs trous d’eau et d’un flux constant qu’on pourrait qualifier de “cascades”. Toujours est-il qu’il est bon de se prélasser même si l’endroit est très prisé.

Fin d’après midi, nous prospérons vers Tolmer Falls. Ici, pas de bassin, uniquement une passerelle d’où l’on peut l’admirer. Tout simplement pour préserver l’habitat des chauve-souris qui vivent dans la grotte en bas de la chute. Dans ce genre de situation, on est content d’avoir le drone.

Avant que le soleil ne se couche, nous finissons la découverte du parc avec les Wangi Falls. Le meilleur pour la fin, même si malheureusement il est impossible de s’y baigner. Le point de vue est parfait, surtout à cette heure de la journée car il n’y a absolument personne. Nous y resterons un moment et nous nous poserons finalement au Finiss River Crossing pour la nuit. Nous retournerons chez nos hôtes le lendemain.

australie
australie
australie

De retour à Darwin, on profite des spécificités de la ville, de son marché de nuit à Mindil Beach. Le coucher de soleil est particulièrement sympa mais il y a beaucoup de monde.

 

 

australie

On profite également de la générosité de nos hôtes, évidemment en leur rendant la pareille. Janaïna préparera un festin pour l’anniversaire d’Alison et elle sera même amenée à faire 2 autres gâteaux d’anniversaire pour la fille d’une invitée (elle recevra un petit billet pour l’occasion).

C’est déjà ça de pris !

Comme on vous le disait, on cherche un job et Alison et Claire font absolument tout pour nous dégoter quelque chose parce qu’on fait chou blanc pour le moment. Elles en parlent à tout leur entourage et elles font le maximum pour nous aider ! Grâce à Tania, un de leurs amies, nous distribuerons des flyers dans tout Darwin pour un événement propre à l’art aborigène. ça nous prendra plus ou moins 1 jour et demi et nous en tirerons 400$ pour 2.

Alison et Claire me propose également de détruire une dalle en béton dans leur jardin contre un billet. Chose dingue car nous sommes hébergés en échange de travaux chez eux. Il n’est normalement pas question d’argent. Claire m’achètera l’équipement pour me protéger dont une paire de chaussure (dont je me servirais pour la suite du voyage). Plus généreux, tu peux pas ! Mise à part le fait que ce soit bruyant et poussiéreux, il m’aura fallu quelques après-midi pour tout casser et pour apporter les gravats à la déchetterie.

Elles me fileront 560$ donc c’est super !

Nous financerons donc une grande partie du changement de la courroie de distribution grâce à ces deux petits boulots. À côté de ça, nous déposons des CVs dans les restaurants du centre de Darwin pour mettre toutes les chances de notre côté. Malgré l’essai réussi de Janaïna dans un bar à huîtres, c’est l’annonce publiée sur Gumtree (notre fameux leboncoin australien) qui nous mènera vers notre prochaine aventure.

Même si nous n’avions pas en tête d’effectuer un nouveau travail en ferme, cette expérience que l’on nous propose en cattle station (station d’élevage) est l’occasion rêvée de vivre typiquement à l’australienne. Janaïna sera engagée pour préparer les repas aux différents travailleurs et moi j’effectuerais un peu de tout mais surtout du travail avec le bétail !

Même pas peur

Avant de décoller de Darwin, on effectue la vidange de la voiture et le remplacement des filtres puis on récupère notre nouveau kit de panneau solaire / batterie / convertisseur à la Poste (acheté 580$ sur eBay). J’allais oublier ! Nous assisterons au match France – Australie dans un bar bondé du quartier de Nightcliff. Ambiance sympathique et puis c’est cool de voir les Australiens râler.

Bref, bienvenue à la Douglas Station, notre maison pour le prochain mois.

australie
australie
australie

Changement radical de décor, nous débarquons sur ces terres qui paraissent infinies et nous faisons la connaissance du patron Tony qui nous sert à accent sacrément appuyé ! On fait la rencontre des collègues, des deux chiens, des dizaines de poules et des chevaux du champ d’à côté.

Finis les réveils tardifs

C’est 5h debout maintenant et plus tôt pour Jana qui doit préparer les petits déjeuners. Avec les gars, on part directement sur les “yards”, là où le bétail est rassemblé, trié, vacciné, … Mon rôle quand nous sommes à cet endroit, c’est d’assurer un flux ininterrompu de vaches, taureaux, génisses, veaux à Trent, Erb et le boss (mes principaux collègues). Je les bouge d’enclos en enclos pour les amener dans un ultime “couloir” où ils sont finalement immobilisés pour recevoir leur traitement. Dès le premier jour, j’assiste au décornage de certaines bêtes. C’est rude et faut avoir le cœur bien accroché. Je ne m’attendais pas non plus à autre chose, c’est un travail parfois difficile…

australie
australie

On apprendra au fil des discussion que le patron n’effectue que de l’import / export. Il a acheté 1500 km² de terres pour 8 millions de dollars et aujourd’hui, elles en valent 24 millions… Il a 8000 bêtes au total.

C’est complètement dingue

Le travail de Jaja consiste principalement à remplir nos ventres de ces mets les plus succulents. Dès 4h30 du matin, elle préparait le petit déjeuner. Elle nous préparait les p’tits sandwichs du midi et des gâteaux tous aussi bons que les autres. Et le soir, elle devait faire le dîner. Je connais très bien la cuisine de Janaïna, mais pour les loulous de la ferme qui ne se nourrissent que de pain et de viande, autant vous dire qu’ils se sont régalés (c’était un vrai déchirement pour eux quand nous devions partir, ils voulaient à tout prix qu’elle reste, mais moi je pouvais partir ^^). Elle a eu minimum 5 bouches à nourrir, maximum 14 !

Elle s’occupait également des poules, des chiens lorsqu’ils n’étaient pas au travail avec moi, des chevaux, et faisait en sorte que l’endroit où nous vivions respire la propreté. C’était notre Maman à tous pour 1 mois et une semaine

Moi quand je le dis, ça fait archi chelou.

australie
australie

Outre le travail avec le bétail, il m’arrivait de participer à ce qu’on appelle familièrement le mustering. C’est le rassemblement des bêtes soit dans les yards (pour les traiter) soit dans leurs enclos respectifs qui peuvent se trouver à perpet. On utilise des buggys, des quads mais aussi des hélicoptères, rien de plus banal me direz-vous. Dans les grandes lignes, j’ai aussi fait de la mécanique (alors que je déteste ça), du fencing (rétablir les clôtures barbelés qui sont cassées), rapatrier un buffle sauvage dans nos enclos (c’était de la pure folie…), déposer des blocs à lécher de 100 kg chacun dans les enclos avec un camion sans frein ^^ ou encore faire des contre feu pour éviter que le feu principal ne se répande ailleurs.

Malgré les horaires importants (12 heures par jour), c’était moins éprouvant physiquement que pour le ramassage des courges / citrouilles. Cela dit, il faut avoir le cœur accroché parce que les gars du bush ne font pas dans la demie-mesure (abattage de bétail blessé à la carabine, décornage des vaches, castration des veaux…).

Intervilles, ça vous dit quelque chose ?

Je ne me suis pas fait ménager par le bétail non plus, entre les attaques des taureaux ou des vaches énervées, des coups de sabot des veaux. J’ai eu des sacrés coups d’adrénaline…

Mais on a aussi eu notre lot de surprise avec notre première rencontre avec un python à tête noire, avec un crocodile d’eau douce que j’ai pu apercevoir le dernier jour près de la rivière où nous dormions et avec un p’tit tour en hélicoptère grâce à notre patron !

Il y a tellement à raconter qu’il est difficile de synthétiser tout ça ! Heureusement, nous sommes tombés sur des personnes adorables qui ont fait de ce mois passé une expérience hors du commun et mémorable.

C’est ça, c’était comme on l’imaginait

 

Malgré le fait que nous soyons isolés, nous avons profité de nos quelques weekends pour nous changer les idées. À peine à 20 minutes de notre station d’élevage, il y a des sources chaudes, les Douglas Hot Springs ! C’était pas grand chose mais ça a le mérite de nous détendre et surtout à deux pas de notre “maison”.

Pour ne pas trop s’éloigner de notre vie de cowboy, nous avons également assisté à un rodéo ! Sport complètement stupide mais nous étions curieux de voir ça de plus près. Nous nous sommes mis dans l’ambiance, chemises à carreaux et chapeau de cowboy pour Jaja. Le show se déroule plusieurs fois par mois à Noonamah (à 30 minutes de Darwin) et les places sont à 30$ par personne.  Maintenant que nous avons conscience de la force de ses vaches et de ses taureaux, on imagine à quel point c’est difficile de les monter, mais aussi idiot, faut l’avouer ! D’ailleurs, on assistera à 3 grosses blessures en direct, on peut vous dire que ce n’était pas des pauvres foulures au poignet…

Même si c’est attractif, on se disait… mais pourquoi ?

 

Durant un weekend, nous nous sommes également lancés à la poursuite du crocodile d’eau de mer qu’on appelle ici “saltwater crocodile”. Bon, lancés à la poursuite est un bien grand mot parce que nous sommes passés par un organisme… En effet, nous n’arrivons pas à en dénicher dans la nature, c’est pourquoi nous avons pris cette décision.

Estimés à 100 000 crocodiles d’eau de mer dans la région du Northern Territory et pouvant atteindre plus de 6 mètres, ça en fait d’eux une certaine curiosité. Je vais pas vous mentir, j’en ai fait des cauchemars !

Bah oui, en Australie, tout veut te tuer…

Nous sommes passés par l’organisme Adelaïde River Cruises. Assez sympa, dans le sens où vous les voyez de près, mais ça coûte tout de même 45$ par personne et ça ne dure qu’une heure. Le fait qu’on les appâte avec de la viande de buffle rend ça également moins authentique mais bon, c’est comme ça. On ne va pas faire les rabats-joie, ça reste des crocodiles qui, s’ils en avaient l’occasion, nous boufferaient tout cru !

Avant de partir à la conquête de l’Uluru situé à plus ou moins 2000 kilomètres de l’endroit où nous sommes, on termine les différentes visites du nord de l’état. Le parc national de Kakadu est notre prochaine étape, et pas des moindres. En plus d’être l’un des plus gros parc national d’Australie, il n’est pas donné. Oui, 40$ par personne. Ce parc est connu pour abriter une multitude d’espèces animales typiques mais aussi des peintures anciennes aborigènes. Nous avons traversé le parc de bout en bout, depuis la ville d’Humpty Doo, nous avons rejoins Pine Creek.

Entre deux, plusieurs endroits plus ou moins sympathiques à visiter.

Nous avons foncé vers la seule ville qui se trouve à l’intérieur du parc, Jabiru. Ville minière et base centrale pour tout ce qui est découverte des marécages. Nous y avons juste mis de l’essence pour rejoindre Ubirr, une galerie à ciel ouvert d’art rupestre aborigène. Avant de s’y rendre, on s’arrête à Cahills Crossing, ces fameuses routes qui font office de passage d’un côté à l’autre d’une rivière. Cette traversée de rivière est considérée comme la plus dangereuse d’Australie et pour cause, de nombreux crocodiles d’eau de mer y guettent la moindre personne qui ose franchir cette route à pied… Nous regarderons juste de loin le spectacle en en remarquant quelques uns qui sont immobiles en bord de rivière ou qui nagent discrètement !

Comme nous le disions précédemment, nous rejoignons Ubirr qui propose un petit circuit d’un kilomètre à la découverte de peintures rupestres disséminées ici et là sur les roches rouges.

Et si vous souhaitez une magnifique vue sur les plaines inondables du Kakadu, grimpez jusqu’au Nadab Lookout. L’ascension n’est pas très difficile et ne vous prendra que quelques minutes.

C’est plutôt sympa

Nous nous cherchons ensuite un endroit où dormir pour la nuit, le Malabanjbanjdju Campground fera l’affaire car il est sur notre route. Il faut compter $6 par personne pour la nuit et il n’y a que peu d’emplacements donc c’est assez calme. Il fera juste une chaleur de pute folie et on sait d’ores et déjà qu’on passera une nuit… humide !

Ce qui est plutôt sympathique pour le lendemain, c’est qu’en direction de Yellow Water (où se trouve les excursions à la rencontre des crocodiles qu’on zappera), il y a le Cooinda Lodge où vous pouvez profiter de la piscine extérieure et des douches.

Etant donné la nuit que nous venons de passer, c’est absolument bienvenu.

Même si nous zappons l’excursion à Yellow Water, nous nous y rendons pour observer la faune du coin. De gros cormorans se font dorer la pilule et un unique crocodile pas loin guette dans les eaux troubles. On arrivera à filmer une super scène avec ce même crocodile en pleine chasse, c’était hallucinant.

 

S’ensuit la découverte des attractions au départ de Cooinda,  on se lance alors sur ces routes non goudronnées qu’on appellent ici “corrugated roads” et c’est un vrai calvaire. Il est préférable d’avoir un 4×4 et quand bien même vous aurez l’impression que votre véhicule fait une crise d’épilepsie car la route forme des sortes de vaguelettes insupportables. D’ailleurs notre panneau solaire fixé sur le toit devra être refixé plus tard…

Heureusement, le chemin pour atteindre les Jim Jim Falls, hautes de 250 mètres est super agréable. Même si la cascade est inexistante en raison de la saison sèche, le paysage est splendide et la lumière qui pénètre le canyon est éblouissante. Jugez par vous-mêmes.

Tout ce chemin, nous l’avons parcouru pour accéder à la fois à Jim Jim Falls et Twin Falls mais il semblerait que l’accès à Twin Falls soit fermé. Nous utilisions l’application du parc national pour obtenir les infos mais il semblerait qu’ils aient oublié de mentionner celle-là. Ça fait chier surtout quand tu te tapes des routes de merde.

Avant que le soleil ne se couche, nous effectuons une dernière balade sur la Barramundi Gorge Trail qui mène à la Maguk Falls. Elle n’est pas impressionnante mais elle aura le don de vous rafraîchir une nouvelle fois.

 

Et puis c’est toujours l’occasion de découvrir la faune locale.

Nous privilégions une aire de camping proche de notre visite de demain, le Gungurul Campground. Et cette visite, c’est les Gunlom Falls, accessible après une trentaine de kilomètres sur de la route non goudronnée. Il y a possibilité de nager au bas de la chute, dans ce qu’ils appellent la “Plunge Pool”, cependant nous avons privilégiez les hauteurs. Après 1 petit kilomètre qui grimpe un chouïa, nous découvrons pleins de petits bassins. On a décidé de ne pas faire voler le drone parce que c’était un endroit assez calme et petit et je sais que le bruit du drone peut parfois agacer. On profite juste de l’endroit qui surplombe les terres infinies du parc national !

C’était notre dernière étape du parc national de Kakadu et si on devait vous donner notre impression, on vous dirait qu’on a été un peu déçus. On nous l’avait peut-être trop vendu sur les blogs… C’est à cet instant que l’on se rappelle des paroles de Tony, notre ancien patron de la cattle station : Kakadu, ici on l’appelle Kakadon’t parce que c’est loin et il n’y a pas grand chose à voir. Bon, nous avons quand même vu des choses magnifiques, on ne va pas se mentir.

Sans doute que nos attentes étaient trop élevées

Nous terminons la journée par le parc national de Nitmiluk qui se trouve à 3 heures au sud de Gunlom Falls. L’attraction phare, les chutes d’Edith Falls. Nous y arrivons alors que le soleil amorce sa descente alors nous avons la chance d’éviter la foule de touristes et d’assister à un joli spectacle sur les falaises qui entourent les bassins. En effet, nous décidons simplement de nous rendre au bassin principal, ce qui nous empêche pas de visiter les “Upper Pools” avec le drone.

On peut dire qu’on est des feignasses

Janaïna voulait à tout prix se rendre jusqu’à la cascade et pour moi qui pense toujours qu’il y a des crocodiles partout, je regarde toujours derrière moi si je ne me fais pas suivre ^^. Tout s’est finalement bien passé. Et puis ça nous a rafraîchi étant donné les chaleurs du moment.

La nuit commence à tomber, nous sommes proches de la ville de Katherine que nous connaissons déjà. Ça tombe plutôt bien car il nous faut changer notre batterie de voiture qui commence à nous lâcher ! En effet, depuis notre départ de la cattle station, difficile de rédémarrer le van. Nous sommes obligés de demander aux personnes dans la même zone que nous s’ils peuvent nous aider à chaque fois que nous arrêtons le moteur. Le hic, c’est que nous arrivons un samedi soir et que rien n’est ouvert le weekend. Nous nous posons donc au Northbank Caravan Park qui fournit un emplacement sans électricité pour $20. L’endroit n’est pas magnifique mais c’est uniquement pour attendre jusqu’à lundi car il n’y a pas de free camp dans le coin.

Nous retournerons aux Katherine Hot Springs que nous avons déjà mentionné plus haut et nous irons au Frank Streten Park où il est possible de se détendre près de la rivière. Finalement, nous irons à la Katherine Gorge qui fait partie du parc national Nitmiluk. Il est possible de rejoindre Edith Falls sur une randonnée de 66 kilomètres, mais étant donné la température actuelle, nous nous cantonnons à un petit circuit d’1,8 kilomètres avec à mi-chemin le Burawei Lookout. Le personnel du Visitor Centre nous avait indiqué qu’il était assez inutile d’aller plus loin car les cascades qu’on trouve plus loin ne sont pas alimentées en eau, donc c’est pas ouf quoi…

Dès le lundi matin, nous nous rachetons une nouvelle batterie pour la somme de $150, non prévue dans le budget bien évidemment.

 

Mais au moins nous sommes de retour sur la route !

 

Malgré toute cette route qui nous attend pour atteindre le fameux et célèbre rocher Uluru, nous sommes enthousiastes comme jamais. Après tout il n’y a que 1650 kilomètres de désert… Heureusement, il y a quelques arrêts intéressants sur la route. On vous prévient tout de suite, il n’y en a pas des milliers. Premièrement, les sources de Mataranka. Dans ce genre de situation plutôt désertiques, on s’y jette sans hésiter ! En plus, c’est un magnifique endroit… Deux choix de baignades, les Mataranka Thermal Pool (il faut passer par un camping donc venez-y tôt le matin sinon ce sera blindé) ou les Bitter Springs. Petite préférence pour le second car il a un côté plus naturel.

Nous camperons à Mataranka pour la nuit

Le lendemain, nous poursuivons notre chemin jusqu’aux Devils Marbles, à 660 kilomètres au sud. Entre deux, rien de bien excitant. Nous nous arrêterons pour faire le plein ou pour manger.  Enfin arrivés, nous remarquons ces amas de granit rose arrondis. Nous apprendrons que ces rochers se trouvent sur les terres ancestrales des peuples Warumungu, Kaytetye, Alyawarra et Warlpiri. D’ailleurs, ils ont baptisé cette endroit “Karlu Karlu” qui signifie littéralement “blocs rocheux arrondis”.  C’est plutôt un bel endroit même si je vous entends déjà dire… “C’est des cailloux quoi”.

410 kilomètres nous séparent de la “grande ville” d’Alice Springs que nous décidons de zapper tellement nous avons hâte d’être à l’Uluru. Nous passerons en premier lieu vers les beautés du parc national du West MacDonnell. En effet, pleins de beaux endroits en perspective ! L’Ellery Creek Big Hole sera notre première découverte et pas des moindres. Nous y sommes pour le coucher de soleil, il n’y a personne et encore une fois, les jolies couleurs de fin de journée nous régalent.

On était un peu comme ça

Pour la nuit, nous nous arrêtons sur le Neil Hargrave Lookout, un superbe endroit pour admirer le coucher de soleil. Nous ferons la rencontre de deux jeunes américains et partagerons la soirée ensemble. Nous avons beaucoup discuté du voyage, de la France et des Etats Unis, autant vous dire qu’il y avait des choses à dire. Nos chemins se croiseront simplement car ils partent dans l’autre sens. Au moins, nous repartons avec quelques conseils en poche pour la suite de l’aventure vers l’Uluru.

La suite de la découverte du parc se trouve à Ormiston Gorge pour nous. On se dégourdira les jambes sur le circuit d’une heure et demie qui mène jusqu’au Ghost Gum Lookout. On longera les falaises rougeoyantes puis on redescendra du côté des nombreux trous d’eaux à même le sable pour boucler la boucle. On fera également la rencontre d’un couple de perruche à collier jaune en pleine discussion maritale.

 

Trop mignon

 

Maintenant, afin de se rendre à Kings Canyon, un point d’intérêt à ne pas manquer lorsqu’on est si proche de l’Uluru, il faut emprunter la Mereenie Loop Road. Les Américains nous avaient prévenu qu’il s’agissait de la route la plus courte car elle nous évite de faire marche-arrière.  Le truc, c’est que c’est une route non goudronnée encore une fois bien dégueulasse et qu’il faut un permis pour la traverser… Nous n’avons pas compris pourquoi nous devions payer étant donné que c’était une route à chier non entretenue mais bon, ce n’était que $5. Il est possible de se le procurer à ces endroits :

  • – Au Visitor Centre
  • – Au Glen Helen Resort
  • – A la Hermannsburg Petrol Station
  • – Et finalement au Kings Canyon Resort

S’ensuit 2 heures de secousses intenses qui risquent une nouvelle fois de nous détacher le panneau solaire. Heureusement, nous y sommes arrivés sans encombres. Et puis notre spot pour dormir, le Ginty’s Lookout, était absolument magnifique.

1 heure de route plus tard après notre campement, nous voilà enfin au Kings Canyon. On opte pour la randonnée nommée Kings Canyon Rim Walk de 6 kilomètres jugée difficile. Nous marchons au milieu des dômes de grès jusqu’à atteindre le sommet du canyon avec un panorama de folie. Les vues depuis les promontoires accidentés sont incroyables. Il s’agit d’une randonnée théorique de 3-4 heures, nous la terminerons en 2h30 en marchant à allure modérée et en faisant même un petit arrêt drone.

Et pour atteindre le grand final de cette aventure dans l’état du Northern Territory, il nous faut encore parcourir à peu près 300 kilomètres. Nous avons trouvé un très bon campement gratuit à l’entrée de la ville de Yulara pour être certain de ne pas rater le lever de soleil le lendemain. L’entrée du parc est de $25 par adulte et vous accordera l’accès pendant 3 jours consécutifs.

Finalement, nous qui hésitions à venir (à peu près comme tout voyageur ici en Australie étant donné les distances), nous avons été surpris. Surpris par cette atmosphère pleine d’énergie, par ce calme qui pèse malgré la masse de touristes et par la beauté de ce simple rocher. Son nom géologique exact, c’est l’inselberg, c’est-à-dire une “montagne-île”. Voyez plutôt, les photos sont peut-être plus parlantes :

Après cet instant où l’on se sent comme privilégié, nous nous rendons au pied de l’Uluru pour effectuer la balade tout autour. Il s’agit d’une marche facile de 10,4 kilomètres. C’était assez sympa de le voir sous tous les profils avec ses différentes aspérités causées par les millions d’années d’érosion. Et puis on se sent vraiment tout petit parce qu’il culmine quand même à plus de 850 mètres !

Dans les caves sculptées, on retrouve même des traces des enseignements aborigènes. On s’imagine très bien les anciens qui apprennent les rudiments de la chasse aux enfants, c’est juste fou.

En pleine après-midi, on se gare tout de suite au meilleur endroit pour observer le coucher de soleil. Après la petite sieste avec la vue sur le rocher, on se prépare un petit festin à la hauteur de ce que nous avons sous les yeux. Mettre les petits plats dans les grands comme on dit.

Encore une fois, des couleurs hallucinantes et une ambiance mystique qu’on adore !

Nous dormirons au même endroit que la veille car le lendemain nous irons découvrir l’autre beauté du parc national, le Kata Tjuta. Il s’agit cette fois-ci d’un groupe de formation rocheuse, exactement de 36 dômes sur une distance de 20 kilomètres.  Nous décidons également de faire une randonnée, celle-ci d’ailleurs se nomme Valley of the Winds Walk, et en effet, c’est plutôt venteux. D’une distance de 7,4 kilomètres, elle nécessite un peu plus d’efforts par endroit mais elle est super agréable.

Au retour de notre balade, nous avons la chance d’apercevoir des dromadaires sauvages. Les Européens les ont introduit en Australie au 19ème siècle et voilà qu’aujourd’hui ils vagabondent dans tout le pays. Ils étaient évalués à 1 million en 2010, donc autant vous dire que sur un aussi vaste territoire, nous avons la chance d’en apercevoir !

Nous avons vécu beaucoup de choses dans cet état de l’Australie, de l’insensé, du dangereux, des longues heures de route et des paysages encore une fois à couper le souffle. Voilà encore des endroits dont nous nous souviendrons encore longtemps. Notre prochaine étape, c’est de rejoindre l’état du Queensland et plus particulièrement Cairns, c’est juste situé à 2584 kilomètres. C’était certainement les plus longs de notre roadtrip car il n’y a pas grand chose à voir.

En attendant, on vous laisse sur cette curiosité qu’on a vu sur la route, ça se passait à Wycliffe Well, où l’on retrouve dans toute la station essence des milliers de représentations d’extraterrestre. À croire qu’ils sont passés par ici…

Bisous tout le monde !

Découvrez notre page YouTube

  • YouTube

Venez nous rejoindre sur Instagram