On dit souvent que “le travail de la jeunesse fait le repos de la vieillesse”. En réalité pour nous, le travail de la jeunesse fait en sorte que nos futurs voyages prennent vie. Et quoi de mieux que de travailler a l’étranger pour voir les choses différemment, pour s’imprégner d’une culture différente et tout simplement s’enrichir, mais pas seulement avec de l’argent (même si c’est relativement important).

De nombreux pays proposent désormais ce choix de vie qu’est le visa mêlant vacances et travail et nous avons sélectionné l’Australie car c’est un endroit qui a piqué notre curiosité tant par sa richesse culturelle que sa faune exceptionnelle et endémique.

Je vais paraître gnangnan mais on s’est toujours répété, Janaïna et moi, qu’il fallait qu’on profite de l’instant présent (quoi tu connais pas Carpe Diem ?) et pour nous la découverte de notre planète c’est exactement rendre justice a cet adage. Pour l’instant on ne se voit pas survivre a cette routine métro-boulot-dodo ou plus largement à cette évolution travail-bébé-maison car on trouve ça bien plus facile de vadrouiller maintenant quand on est en pleine forme et avec cette soif infinie de découverte mais surtout parce qu’on ne sait pas de quoi demain est fait.

Le but c’est de n’avoir aucun regret. Et comme on n’a rien sans rien, il faut se donner les moyens de vivre ses rêves, donc parlons peu, parlons bien, le boulot en Australie, ça se passe comment ?

Afin d’être éligible au travail, il faut vous munir comme je le disais plus haut d’un visa vacances travail ou PVT, d’un Tax File Number mais également d’un compte en banque. Si vous voulez plus d’informations a ce sujet, je vous invite a lire notre article qui vous explique toutes les démarches. Bon, après si vous êtes en visa touriste uniquement, il y a toujours possibilité de travailler en “cash in hand”, entendez “travail au noir” mais ça c’est a vous de voir.

Selon que vous soyez qualifié dans un domaine spécifique ou plutôt un(e) gros(se) aventurier(e) qui prend toutes les expériences possibles, vous trouverez assurément votre compte en Australie. Qui plus est, c’est assez facile comparé en France, même si votre niveau d’anglais laisse à désirer. Etant donné que nous, possesseurs de visa vacances travail, sommes considérés comme de la main d’oeuvre avant tout, vous trouverez forcément quelque chose même si c’est à mille lieux de vos habitudes.

Bon d’accord, chercher du travail pour nous est assez facile dans le sens où Janaïna est chef pâtissière en France et qu’en gros son métier, c’est juste le sésame qui t’ouvre quasiment toutes les portes. Donc moi, en bon opportuniste, j’attends une réponse et ensuite on s’arrange pour me trouver un boulot dans la même entreprise, pas con le p’tit Kévin. Mais bon, ne brûlons pas les étapes, on vous explique comment bien s’y prendre afin de trouver les bons plans (ou pas) et on vous présentera par la suite les différents jobs que nous avons exercé en Australie.

Pour ceux qui se foutent un peu des démarches, je vous propose de vous téléporter vers la lecture de nos principaux boulots en cliquant ici !

GUMTREE

Notre pourcentage de réponses positives pour le travail est plutôt élevé sur ce site. C’est un peu comme notre leboncoin, vous trouvez de tout et même du travail. Pour améliorer vos chances d’être visibles par les employeurs, nous avions l’habitude de poster une annonce en précisant la ville où nous nous situons (avec une photo de nous deux) et d’énoncer nos expériences passées que ce soit en France ou en Australie. Ne pas oublier de se vendre bien évidemment (dire que vous êtes des travailleurs acharnés qui apprennent vite ou que vous avez une personnalité décontractée et pétillante fera toujours la différence, après tout dépend de l’emploi).

Autre point important, même si vous avez des difficultés en anglais, renseigner votre numéro de téléphone australien, c’est toujours un bon point de se rendre accessible vis-à- vis de l’employeur. Par contre, ne soyez pas effrayé par leur temps de réponse, ça peut être ultra rapide comme ça peut prendre des plombes surtout si vous êtes a court d’argent. Donc prévoyez de la marge.

En plus de créer une annonce, nous répondons aux annonces créées par les employeurs. Une chose est sûre, notez bien sur un papier les entreprises que vous contactez parce que si on vous appelle, c’est mieux d’être au courant de l’endroit et du travail auquel vous avez postulé. N’hésitez pas a joindre un CV en anglais biensur pour que l’employeur porte un peu plus d’intérêt a votre profil. Encore une fois, ne soyez pas trop pressé d’avoir une réponse, ça peut prendre du temps.

AUTRE SITE D’EMPLOI (SEEK, INDEED, JORA, …)

On a souvent épluché ce genre de site mais c’est un peu le même système qu’en France, il s’agit là de plus grosses sociétés, ou de grands groupes. Donc si vous voulez du travail dans votre domaine, c’est par ici que ça se passe mais les démarches peuvent prendre du temps.

DANS LA VILLE OU VOUS VOUS TROUVEZ

  • – DÉMARCHAGE AUPRÈS DES ENTREPRISES

Oui, le porte à porte peut marcher, nous en sommes la preuve. Dans ce cas, imprimez plusieurs CV, rendez vous dans les entreprises qui sont à portée ou que vous avez repéré, et on prend son meilleur accent anglais pour convaincre l’employeur. Des fois ça paye, des fois non, faut juste oser.

  • –  HOSTEL – AGENCE INTÉRIM

On n’est pas trop friands des hostels en général, mais il semblerait qu’on y trouve beaucoup d’annonces sur les panneaux à l’accueil. Cela peut émaner d’agence d’intérim en partenariat donc n’hésitez pas à demander au personnel sur place, ils pourront sans doute vous aiguiller vers cette agence ou celles à proximité

  • – SUPERMARCHÉ

Il est possible également de trouver son bonheur dans les supermarchés, soit vous y accrochez votre annonce papier en écrivant que vous êtes à la recherche d’un job, soit vous attendez de tomber sur une offre intéressante, c’est aussi simple que ça.

L’ENTOURAGE ET LES RÉSEAUX SOCIAUX

Comme partout, le bouche à oreille peut porter ses fruits, on en a fait l’expérience une fois et il s’avère que les Australiens feront le maximum pour vous aider. On vous en parle plus tard dans l’article.

Les groupes de Français en Australie sur Facebook peuvent aussi clairement vous aider. On a pas expérimenté mais ça peut être une option à envisager si vous êtes vraiment en galère ou si vous n’êtes pas patients. En effet, beaucoup d’entre eux seront à la recherche d’un taf comme vous mais certains échangent des plans, et ça c’est quasiment du tout cuit !

Quoi de mieux que de vous montrer ce qu’il nous est arrivé en matière de travail. Bon plan ou pas ?

Premier job, chez Neil à Oldbury près de Perth (pour nous 2)

Trouvé grâce à Gumtree

Notre premier boulot, on l’a un peu cherché tard. Je ne dis pas qu’on aurait du faire autrement, sinon on n’aurait pas vécu ce qu’on a vécu mais je pense qu’il est judicieux de travailler quasiment aussitôt votre arrivée en Australie, ça vous empêchera de taper dans vos économies ! Pour nous, c’était près de Perth, à l’opposé de notre ville de départ Sydney. Ça se passait chez Neil à Oldbury.

Neil est un particulier qui souhaite mettre un peu d’ordre dans ses entrepôts car il a été victime d’une crise cardiaque. Multicasquette et touche à tout, c’était un peu notre McGyver. Il est propriétaire d’un business de tri pour déchetterie, mécanicien moto qui a suivi de nombreux pros sur les courses australiennes, il loue également un bout de ses 20 hectares à Greg qui gère une pépinière.  Il nous laisse son camion aménagé (celui qu’il utilise pour les courses de moto à travers l’Australie) pour que nous ayons plus de confort que dans notre petit van ! Ce sera du luxe et nous nous en priverons pas.

Nous avions convenu d’un taux horaire au départ qui n’a pas été tenu. Soyez donc sûrs de vous être bien fait comprendre avec ce genre de contrat. Quand tout est écrit noir sur blanc, c’est toujours mieux.

En un mois de temps, nous aurons déménagé toutes ses affaires d’un entrepôt à un autre, utilisé un chariot élévateur, puis un tractopelle pour faire le tri dans sa déchetterie, aidé Greg à rempoté les plantes de sa pépinière, rencontré des araignées red back en pagaille (dont une qui aura tenté de grimper sur mon mollet… je rappelle qu’elles sont très dangereuses !), des lézards blue tongues (qui se débarrassent des escargots dans la pépinière), des scolopandres de la taille d’une main (très dangereux également).

Enfin bref, tout ça nous aura bien aidé à mettre des sous de côté pour partir en Thaïlande :).

Nous gagnerons 600 AUD par semaine et par personne avec l’hébergement compris et pour 30 heures par semaine. Au total, on a récupéré 1500 € par mois chacun pour très peu d’heures de travail. À côté, nous payons la bouffe, l’essence et les activités.

Deuxième job, avec Bacchus Labour à Margaret River (pour nous 2)

Trouvé grâce à Gumtree

Deuxième boulot, on se lance dans les fermes. Tout backpacker en Australie doit tenter cette expérience, pour comprendre déjà à quel point c’est un métier difficile, mais parce que grâce à ce genre de travail, il est possible d’effectuer une seconde année en Australie, à la seule et unique condition d’effectuer 88 jours en ferme (pour les détenteurs du visa 417). On n’y a pas songé au départ mais finalement à l’heure où je vous écris ces mots, nous sommes en pleine seconde année.

Bon, on ne vous ment pas, cette expérience des vendanges pour nous a été plus que médiocre, nous étions payés au rendement et au départ, malgré toute notre bonne foi, nous n’étions pas des plus rapides. Et c’est lorsque nous prenons un peu d’assurance et que nous sommes plus efficaces que nous faisons des “picking” qui ne durent que 4 heures.

Nous voulions nous refaire une petite santé au niveau des comptes bancaires et ce n’est pas en travaillant 4 heures par jour et 4 fois par semaine que nous y arriverons.

Au bout de moins de deux semaines, nous décidons donc d’aller imprimer des CVs dans l’espoir de décrocher un boulot en cuisine ou dans un hôtel en tant que housekeeper (entendez “femme de chambre”). Nous ferons le tour des restaurants et hôtels de Margaret River, au bout d’une quinzaine d’établissements, le responsable de l’hôtel du Quality Inn nous demande de faire un essai à peine nous le rencontrons. Ce qui nous amène à notre 3ème job.

Bon on a jonglé entre ce job et le 3ème job à l’hôtel Quality Inn, mais au cumul des pickings, nous avons reçu 480 AUD pour Janaïna et 380 pour moi (soit 300€ et 235€…). À côté, nous payons la bouffe, l’essence et les activités. Autant vous dire que c’était tellement merdique qu’il nous fallait trouver autre chose. Si vous voulez une chance de faire toute une saison de vendange en gagnant votre vie comme il se doit, ne passez pas par les agences ou visez celles qui sont réputées ^^, ou autrement allez voir directement les propriétaires des vignes.

3ème job, au Quality Inn à Margaret River (pour nous 2)

Trouvé en faisant du “porte à porte”, en parallèle des vendanges

Après une petite semaine suite à l’essai effectué, l’hôtel du Quality Inn me rappelle pour signer un contrat de 20 heures mais pour Janaïna, ils n’avaient apparemment besoin de personne en cuisine (alors pourquoi faire un essai…). Bref, elle continuera à faire un peu de “picking” tandis que je fais pression auprès de ma manager pour qu’elle embauche Janaïna et ce sera chose faite au bout de deux semaines.

Pourquoi on ne cherche pas un autre boulot avec plus d’heures ? Parce que nous faisons du woofing pour l’hébergement (impossible de dormir gratuitement à Margaret River sans se faire embêter par les rangers) et qu’il nous faut un peu de temps pour effectuer les travaux chez notre hôte. En plus d’être “homme de ménage”, j’effectuerais également 2-3 extras en tant que serveur dans le restaurant de l’hôtel car certaines conférences s’y tiennent et même des mariages !

Du coup, j’aurais accumulé 2000€ sur 2 mois avec 20 heures par semaine en moyenne. Janaïna, pour sa part, aura un peu moins car elle est arrivée plus tard, c’est-à-dire 1330 €. À côté, nous payons la bouffe, l’essence et les activités.

4ème job, au restaurant Arc of Iris à Margaret River (pour Kevin)

Trouvé grâce à notre entourage, en parallèle des vendanges et de l’hôtel

Alors que nous travaillons toujours à l’hôtel, Sen, notre collègue japonais nous donnera un coup de main pour obtenir un peu plus d’argent. Il me propose un poste de plongeur dans l’un des restaurants réputé du centre de Margaret River, l’Arc of Iris. C’est histoire de 3 services au soir par semaine, mais voilà de quoi mettre un peu plus de beurre dans les épinards pour le mois qu’il nous reste à faire. Je vous avouerais tout de même que c’est particulier comme impression, car c’est pour moi comme un retour en arrière de 10 ans, lorsque j’étais plongeur en saison…

Sur le dernier mois, en plus de l’argent gagné à l’hôtel, j’ajoutais plus ou moins 125 € par semaine. À côté, nous payons la bouffe, l’essence et les activités.

5ème job, à l’Ivanhoe Cafe à Kununurra (pour Janaïna)

Trouvé grâce à une agence spécialisée en ville

Nous avons donc remis en cause notre second visa à cet instant du voyage. Pourquoi ne pas s’accorder une seconde année en Australie pour finir de découvrir ces merveilles et continuer à se faire de l’argent ? Il nous restait 4 mois pour obtenir plus ou moins 70 jours de ferme et pour Jaja, le boulot qu’elle a trouvé était une sérieuse aubaine… Elle a obtenu un job à l’Ivanhoé Café qui jouxte la ferme du même nom.

Ce qui est bien, c’est qu’elle fera ce qu’elle aime (de la pâtisserie) et que ça compte pour ces jours de ferme, en gros, le bon plan. Bon, ce n’est certes pas de la pâtisserie française mais c’est une opportunité qu’on ne refuse surtout pas avec notre besoin imminent d’argent. Grâce à ce job où elle alliera pâtisserie, service et prise de commande, elle trouvera le moyen d’apprendre l’anglais en s’immergeant complètement dans la vie australienne.

L’établissement où travaille Janaïna, et bien d’autres, nous embarqueront également à une soirée particulière qui rassemble tous les plus gros fermiers de la région de Kimberley, où nous sommes. Jaja aura l’honneur et le privilège de contenter 120 convives. Et pas avec n’importe qui, avec Marc Olive, l’un des plus grands chefs aborigènes d’Australie (de quoi goûter des mets comme le kangourou, ou même le crocodile).

L’événement se déroulera à la Hoochery, distillerie de rhum qui se trouve à Kununurra. Très belle expérience pour tous.

Bon vous voyez ma p’tite tête, on ne peut rien vous cacher, je serais de la partie. Mais d’abord, je vous raconte comment ça a commencé pour moi.

Janaïna se fera 6500 € pour 13 semaines dans le café, pour 38 heures par semaine. À côté, nous payons l’hébergement, la bouffe, l’essence et les activités.

6ème job, à la Rocky Lerch Farm à Kununurra (pour Kevin)

Trouvé grâce à une agence spécialisée en ville

Une semaine après que Janaïna se soit fait embauché, c’est à mon tour. Et pour un gars qui a l’habitude de passer ses journées devant un ordinateur, autant vous dire que je suis loin, voire à milles lieux de ma zone de confort ^^. Tadaaaaaaaa, je suis ramasseur de citrouille et de courge butternut (ça fait grave rêver !)

La première journée de travail pour ma part a été la pire qui soit, arrivés comme des princes en short / t-shirt, nous subissons les attaques des plantes urticantes qui nous arrivent jusqu’au genou dans les champs. De plus, le patron a l’air d’être un trou du cul fini, franchement on se dit que c’est vraiment la merde.

Le lendemain, on s’arme finalement de leggings pour couvrir nos jambes et nos bras, nous sommes enfin prêts, et on se dit que les seules douleurs que nous aurons désormais, ce sont les courbatures car nous n’avons pas le temps de plier les jambes, il faut courber l’échine et pas autrement. Génial. J’y passerais 1 mois entier car une autre opportunité se présentera à moi tandis que les semaines de boulot devenaient trop courtes et que le boss était encore plus con qu’au début.

C’était tout de même drôle de partager, on va dire, la même merde avec des gens du monde entier (Japon, Allemagne, Pays de Galles, Belgique). Du dur labeur mais des bons moments tout de même.

 

Ce job m’a permis d’amasser 2575 AUD, soit 1600 €, pour 4 semaines et pour 35 heures par semaine. C’était pas énorme pour la pénibilité du travail et sachant que le boss était un connard fini… À côté, nous payons l’hébergement, la bouffe, l’essence et les activités.

7ème job, à l’Ivanhoe Farm à Kununurra (pour Kevin)

Trouvé grâce à des connaissances dans le caravan park où nous vivions

Suite à mon premier job au ramassage de courges butternut, je vais rejoindre la ferme où travaille ma chérie, grâce à deux personnes qui vivent dans le même caravan park que nous. L’une travaille au café (comme Janaïna) et l’autre à la ferme (emploi spécialement crée pour elle). Mais comme ils ne vont pas tarder à partir, je compte récupérer son travail (à la fille qui travaillait en ferme).

En quoi ça consiste, à l’emballage des courges butternut (oui, on est en plein dans la région ^^), en somme moins physique et payé au rendement donc plus rentable. Le tout c’est d’être rapide et efficace. J’irais cependant aider sur les champs mais c’est assez rare et finalement, alors que Luca, le superviseur, est sur le point de partir, je “monte en grade” car je passe à la supervision du packing et organise le départ de la production vers les villes dAdélaïdeMelbourne et Perth).

Au fait, j’avais beau manger comme un porc et boire des bières, j’ai jamais perdu autant de kilos qu’à Kununurra et j’ai jamais été aussi sec de ma vie. Comme quoi, un taf physique ça fait du bien (et puis je suis revenu en France et j’ai repris 12 kilos ! Merci, au revoir ^^)

Janaïna terminera son contrat avant moi. Pour ma part, c’était moins une pour terminer mes 88 jours de ferme, problème d’offre et de demande… Mais finalement, le patron nous annonce une dernière semaine sûre. De quoi obtenir la totalité de mes jours :D. Ensuite, malgré la cessation des activités liées aux courges butternuts et aux citrouilles, Darryl m’offre une dernière semaine de travail pour ramasser des mangues. Merci à eux, sans qui nous n’aurions pas eu la possibilité de revenir en Australie !

J’aurais accumulé 7460 AUD, soit 4650 € en 2 mois et 8 jours. C’est dommage car certaines semaines je me faisais 715 € et d’autres 350 €, la faute à l’irrégularité des commandes des produits. Il y avait des semaines à 50 heures et d’autres à 25, c’est la dure loi des récoltes malheureusement. À côté, nous payons l’hébergement, la bouffe, l’essence et les activités.

8 et 9ème job, à Kununurra (pour Janaïna)

Trouvé grâce à l’agence spécialisée en ville

Janaïna a finalement travaillé quelques jours en ferme, la seule, l’unique, la vraie. C’était du bonus, pour éviter de m’attendre à rien faire. Elle trouvera 3 jours de travail dans une usine qui trie les haricots et 4 autres jours dans une entreprise qui vise à améliorer les récoltes des fermiers du coin en effectuant divers tests sur des plantations comme les pois chiches, le millet, le chia. Sous une chaleur cuisante, Janaïna effectuera sa première expérience dans les champs et ce ne sera pas de tout repos surtout qu’elle fera plus de 40 heures en 4 jours.

Malheureusement, on ne retrouve plus combien elle a gagné pour le tri des haricots. Cela dit, Janaïna aura récolté en plus des pois chiches ^^ 526 € pour 4 jours et 40 heures de travail. J’y ajouterais 60 € car j’ai travaillé à ses côtés pour sa dernière petite journée. À côté, nous payons l’hébergement, la bouffe, l’essence et les activités.

10ème job, chez nos hôtes en woofing à Darwin (pour nous 2)

Trouvé grâce au bouche à oreille

Alors que nous étions supposés travailler contre l’hébergement, nos hôtes se sont démenées pour nous trouver du travail rémunéré. En effet, comme elles avaient compris que nous étions un peu en galère pour effectuer les travaux sur notre véhicule (oui, on a du changer la courroie de distribution et ça nous coûtera la modique somme de 800 €), elles ont fait appel à leurs ami(e)s mais aussi à leur incroyable générosité.

Au cumul, ce n’était pas des travaux trop longs, mais ça nous a permis d’avancer ! Premier micro job, Janaïna a du faire deux gâteaux d’anniversaire pour la fille d’une amie de nos hôtes. Deuxième petit job, nous avons du distribuer des flyers dans tout Darwin pour une exposition sur l’art aborigène. Et troisième job un peu plus conséquent mais rapide, nos hôtes avaient besoin de casser une dalle en béton devant chez elle. Je n’ai jamais fait mais je ne suis pas plus bête qu’un autre, alors je m’accorde 4 grosses matinées pour ce travail et deux après-midi pour faire l’aller retour à la déchetterie.

 

 

Avec ces petits gâteaux (30 €), cette distribution de flyer (250 €) et cet éclatage de béton (350 €), il ne nous reste plus qu’à ajouter une petite somme pour payer les réparations de notre véhicule ! À côté, nous payons la bouffe, l’essence et les activités.

11ème job, à la Douglas Station à 2h30 de Darwin (pour nous 2)

Trouvé grâce à Gumtree

Deux jours avant qu’on nous propose ce job, nous avions fait le tour de Darwin avec nos CVs à la main et il s’avère que Janaïna a fait un essai dans un bar à huîtres et qu’elle a été prise instantanément. Bon, personne n’a voulu de moi alors on a accepté la proposition de Michelle et Tony qui recherchent une cuisinière et de la main d’oeuvre pour 1 mois dans leur station d’élevage dans la région de Douglas Daly. On a répondu présent même si on s’était mis en tête qu’on ne referait plus de boulot en ferme.

Mais là, c’était pas n’importe quoi, c’était l’occasion de vivre l’expérience australienne par excellence. On nous en avait souvent parlé mais il fallait qu’on la vive. Le fait qu’on atterrisse dans une station de plus de 1500 kilomètres carrés, avec plus de 8000 vaches / taureaux / veaux / buffles a rendu la chose unique. Et malgré le fait que ça puisse être dur à supporter parfois, c’était inoubliable.

Le travail de Jaja consistait principalement à remplir nos ventres de ces mets les plus succulents. Dès 4h30 du matin, elle préparait le petit déjeuner. Elle nous préparait les p’tits sandwichs du midi et des gâteaux tous aussi bons que les autres. Et le soir, elle devait faire le dîner. Je connais très bien la cuisine de Janaïna, mais pour les loulous de la ferme qui ne se nourrissent que de pain et de viande, autant vous dire qu’ils se sont régalés (c’était un vrai déchirement pour eux quand nous devions partir, ils voulaient à tout prix qu’elle reste, mais moi je pouvais partir ^^). Elle a eu minimum 5 bouches à nourrir, maximum 14 !

Elle s’occupait également des poules, des chiens lorsqu’ils n’étaient pas au travail avec moi, des chevaux, et faisait en sorte que l’endroit où nous vivions respire la propreté. C’était notre Maman à tous pour 1 mois et une semaine (moi quand je le dis, ça fait archi chelou).

 

Pour ma part, je deviens cowboy du bush pour un mois. Franchement, j’en ai chié, mais j’ai adoré. J’effectuerais essentiellement du travail avec le bétail, dans les “yards”, là où il rassemble le bétail pour qu’il soit trié, vacciné, etc. En gros, je les bouge d’enclos en enclos pour les amener dans un ultime couloir où ils sont finalement immobilisés pour recevoir leur traitement.

Outre le travail avec le bétail, il m’arrivait de participer à ce qu’on appelle familièrement le mustering. C’est le rassemblement des bêtes soit dans les yards (pour les traiter) soit dans leurs enclos respectifs qui peuvent se trouver à perpet. On utilise des buggys, des quads mais aussi des hélicoptères, rien de plus banal me direz-vous. Dans les grandes lignes, j’ai aussi fait de la mécanique (alors que je déteste ça), du fencing (rétablir les clôtures barbelés qui sont cassées), rapatrier un buffle sauvage dans nos enclos (c’était de la pure folie…), déposer des blocs à lécher de 100 kg chacun dans les enclos avec un camion sans frein ^^ ou encore faire des contre feu pour éviter que le feu principal ne se répande ailleurs.

Malgré les horaires importants (12 heures par jour), c’était moins éprouvant physiquement que pour le ramassage des courges / citrouilles. Cela dit, il faut avoir le cœur accroché parce que les gars du bush ne font pas dans la demie-mesure (abattage de bétail blessé à la carabine, décornage des vaches, castration des veaux…).

Je ne me suis pas fait ménager par le bétail non plus, entre les attaques des taureaux ou des vaches énervées, des coups de sabot des veaux. J’ai eu des sacrés coups d’adrénaline (Intervilles, ça te dit quelque chose ?) mais on a eu notre lot de surprise avec notre première rencontre avec un python à tête noire, avec un crocodile d’eau douce que j’ai pu apercevoir le dernier jour près de la rivière où nous dormions et avec un p’tit tour en hélicoptère grâce à notre patron !

Nous empocherons 2000 € chacun pour 5 semaines et 1 jour. Ça peut paraître peu pour le taux horaire mais nous étions logés, nourris de la plus belle des manières (merci Jaja) et blanchis. En somme, on ne dépense rien et tout va sur le compte en banque. Qui plus est, le patron nous payait les bières ! Et vu le prix des bières en Australie, c’était un super bon plan au final

12ème job, à la Douglas Station à 2h30 de Darwin (pour nous 2)

Trouvé grâce à Gumtree

Alors que nous recherchions un poste sur Cairns, on nous a proposé quelque chose dans un lieu isolé… Aurukun pour travailler dans un lodge ! On nous paye le billet d’avion pour y aller, on est nourris, logés, blanchis et si l’on reste 12 semaines, on nous paye le billet d’avion retour ainsi qu’une semaine de “congés payés”. En dépit du caractère isolé de la ville et du fait que l’alcool y soit interdit, on a sauté sur l’occasion car on a connu le fait de ne rien dépenser et c’est carrément une aubaine pour mettre des sous de côté !

Janaïna est engagée comme chef du restaurant attenant au lodge et après que je fasse une à deux journées de plonge et de “femme de ménage”, le patron souhaite que je sois son assistant. Plutôt pas mal comme promotion.

Cette expérience, nous l’avons aussi accepté car nous aurons enfin la chance de pouvoir partager avec le peuple iconique de l’Australie : les aborigènes. Lésés par la société australienne, ils se font fait manger leurs terres petit à petit et aujourd’hui on les oblige à vivre comme des blancs, alors qu’ils vivaient de la chasse, de la pêche et puis c’est tout. Nous avons déjà eu la chance de participer à une cérémonie funéraire typique et on se rend compte à quel point nous sommes chanceux !

En réalité, ici nous vivons comme si nous travaillons sur une croisière, il n’y a rien autour de nous. Une plage à 5 minutes de voiture remplie de crocos et de requins, c’est notre seule attraction ! Heureusement, les couchers de soleil sont plus que parfaits !

On ne peut pas actuellement vous dire combien nous sommes payés au total, mais par semaine, nous touchons plus ou moins 500 € pour 40 heures semaines en étant logés, nourris et blanchis. Et on ne dépense rien car il n’y a strictement rien à faire lol !

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