Suite à nos aventures au plus près des montagnes, nous allons rejoindre une nouvelle fois les côtes de ce pays qui s’avère absolument surprenant afin de découvrir, cette fois, la région d’Otago et du Southland ! Avant de traverser la frontière régionale, nous faisons un arrêt archi-rapide sur le site d’Elephant Rocks dans la ville d’Island Cliff. Il y a très longtemps, les sables calcaires se sont accumulés au fond de la mer avant de se transformer en roches. Puis, l’activité sismique de la région a fait remonter ces derniers à la surface. Le vent, la pluie et les courants se sont occupés de sculpter ces roches. Dorénavant, les moutons paissent entre ces monticules. L’endroit est situé en pleine prairie et aura même servi de décor dans la trilogie “le Monde de Narnia“. Malheureusement, il fait moche alors nous ne pouvons apprécier cet endroit comme il le mérite.

Bon, nous venons de vous le dire, comme le temps n’est absolument pas de la partie, nous nous rendons assez tôt dans notre deuxième camping payant, le Herbert Forest Camping Ground (nous paierons 25$NZ pour deux, soit 14€). Cet endroit était vraiment parfait, le propriétaire est une crème. Nous avions un coin cuisine assez grand pour nous poser mais aussi des douches (oui, la douche est un luxe !). Le temps était vraiment pourri alors nous profitons pleinement de cet abri pour trier les photos, mais aussi pour ne rien faire car même si nous aimons bouger et découvrir, il est bon de ne rien faire parfois. Nous serons quasiment seuls dans ce camping, personne ne nous dérangera, ah si un faisan est venu nous voir, curieux comme jamais (nous en verrons d’ailleurs un grand nombre sur la route !).

La journée d’après est ensoleillée, par chance, nous rejoignons donc la plage de Koekohe pour apercevoir les fascinantes Moeraki Boulders. D’innombrables théories ont émergé depuis la découverte de ces boules géantes visibles à même le sable. Selon la légende, des navigateurs maoris auraient échoué lors d’une tempête, les restes du canoë et les survivants auraient été changé en pierre. Les gens évoquent même une espèce extraterrestre qui aurait déposé ces œufs qui n’auraient pas survécu au climat. D’autres suggèrent des œufs de dinosaure, théorie pas si farfelue car un squelette de mosasaure et de plésiosaure ont été découvert à proximité. Bref, aussi énigmatique que surprenant, nous nous amuserons à nous photographier devant ces roches. Nous en trouverons même une qui ressemble étrangement à l’étoile de la Mort dans Star Wars (G33k bonjour !).

Après cette courte mais indispensable étape, nous nous rendons à la Moeraki Esplanade Reserve. Nous espérions trouver des manchots à œil jaune mais nous ne verrons que des… moutons. Quand on pense qu’ils sont 40 millions en Nouvelle-Zélande pour 4,6 millions d’habitants (source de 2014), c’est impossible de les louper ! Ils ont beau être peureux, ils sont mignons comme tout :).

Nous progressons ensuite vers Katiki Point et Shag Point où il est normalement également possible d’observer ces fameux manchots. Toujours pas de chance pour nous, mais nous verrons beaucoup de phoques, ce sera notre lot de consolation.

Notre route nous mène 60 kilomètres plus au sud, à Dunedin, la capitale de l’Otago. Cette ville est la deuxième plus grande ville de l’île du Sud après Christchurch et la cinquième de tout le pays. Sa fondation par un groupe d’écossais en 1848 reste visible au vu de son ambiance et de son architecture victorienne et edouardienne. La gare ferroviaire de Dunedin est le bâtiment historique le plus représentatif de ces origines.

Outre ces distinctions historiques, Dunedin peut se targuer d’avoir la rue la plus pentue du monde. D’accord, y’a pas de quoi se vanter mais en tout cas, ça a piqué notre curiosité.

Une chose est sûre, nous n’aimerions pas y habiter, surtout tout là-haut ^^.

Dunedin est une ville vivante, et nous remarquerons que nous ne sommes pas les seuls voyageurs. Nous recherchions un endroit gratuit où se poser pour la nuit dès 18h et l’unique spot pour les vans non-self contained (qui ne sont pas autonome en matière d’hygiène, en gros), ce que nous sommes, était plein à craquer. Il s’agissait du Ocean View Recreation Reserve. Donc si vous n’avez vraiment pas le choix, il faut que vous vous y preniez assez tôt et que vous vous en fichiez d’être serrés comme des sardines.

Autre endroit que nous avons apprécié près de Dunedin, c’est Tunnel Beach. Depuis le parking, il vous faudra descendre un chemin assez raide mais le panorama en vaut vraiment la peine. Les genêts apportent un côté breton à l’endroit, d’ailleurs beaucoup d’endroits en Nouvelle-Zélande nous rappelleront la Bretagne.

Autre immanquable, le Nugget Point Lighthouse ! Les Catlins nous réserve vraiment de belles choses, en témoigne ce cap avec ces rochers qui émanent des eaux.

Nous dormirons au “Catlins Lake Road Side Stop“, sur un petit espace verdoyant après avoir roulé sur quelques kilomètres de gravel road. Bel endroit pour un coucher de soleil romantique.

Les Catlins se caractérisent également par des cascades plus ou moins impressionnantes. La première que l’on trouve sur la route s’appelle Purakaunui Falls. Mignonne comme tout, une petite balade de 10 minutes vous y mènera.

La prochaine se nomme MacLaren Falls, elle est la plus haute de la région et il faut 20 minutes à pied pour l’atteindre depuis le parking. Les chemins à travers la forêt sont agréables et nous présentent la flore locale. Si on devait résumer la Nouvelle-Zélande à une plante, ce serait la fougère arborescente ou argentée. Reconnaissable parmi tant d’autres, cette plante qu’on nomme “Ponga” en maori est d’ailleurs l’emblème des All Blacks. Les nombreuses forêts que nous traverseront en comptent par milliers et c’est vraiment comme si nous marchions sur les traces des dinosaures, un vrai décor jurassique.

Les Kiwis (nom que l’on donne aux Néo-Zélandais à cause de l’animal endémique de l’île), cela dit, ont beaucoup d’humour. Nous nous étions renseigné sur l’endroit donc nous n’avons pas été piégé mais ils ont installé un panneau où est inscrit “Niagara Falls (NZ)“. Beaucoup de curieux y vont et finalement tombent sur une rivière totalement ridicule. Les saligauds !

Nous nous sommes rendus ensuite à une randonnée quelque peu boueuse d’une durée de 3 heures théorique mais que nous avons bouclé en 2h30. Il s’agit de la Waipohatu Waterfall Walk d’une distance de 6,5 kilomètres. Excepté la boue, c’était un bel endroit avec à mi-parcours 2 cascades sympathiques, et puis un chemin une nouvelle fois jonché de fougères argentés.

Avant de terminer la journée où nous nous réservons le site Curio Bay pour observer les manchots, nous nous rendons à Slope Point, le point le plus au sud de l’Île du Sud de la Nouvelle-Zélande. Il y a plus d’une dizaine de kilomètres de gravel road pour l’atteindre. Bon, rien de bien exceptionnel vous me direz mais nous n’étions plus qu’à 4800 bornes du pôle Sud.

L’endroit est particulièrement soumis aux vents puissants, en témoigne les arbres qui poussent plus à l’horizontal qu’autre chose.

D’ailleurs ce vent, nous le subirons de manière glacial en attendant que les manchots à yeux jaunes reviennent de leur pêche. Nous avions beaucoup trop d’avance par rapport au coucher de soleil alors c’était long et vraiment froid. Qui plus est, nous ne verrons qu’un seul manchot qui est d’ailleurs très très loin de nous. Nous l’avons quand même eu et malgré le froid, nous aurons bien ri de sa démarche maladroite et de ses petits sauts pour monter les roches.

Après s’être bien pelé les miches, nous nous rendons sur l’aire Waikawa Recreation Reserve pour y passer la nuit avant de reprendre la route vers les fjords magiques des Milford Sound.

Sur la route, nous nous arrêtons dans l’une des villes les plus australes du monde, Invercargill, pour nous ravitailler. Nous ne trouvons rien de bien intéressant alors nous continuons vers notre 3ème camping payant, le Holt Park (20$NZ pour 2, soit à peu près 12€) qui est géré par des particuliers. Un bloc avec cuisine, douche et buanderie est proposé en face d’un terrain de rugby. La journée est plutôt agréable alors nous nous y reposons et faisons notre popote (lessive, tri des photos, vidéos et même bronzage). Nous nous y reposons car le lendemain, nous avons prévu d’effectuer un bout de la Kepler Track, circuit de randonnée emblématique de la Nouvelle-Zélande d’une distance de plus de 60 kilomètres. Dans un premier temps, nous aurions aimé l’effectuer dans son intégralité, mais dormir dans une “Hut” sur le chemin de randonnée revient à 65 $NZ par personne, soit 80€ pour deux et malheureusement notre budget ne nous le permet pas. Nous décidons donc d’aller jusqu’au mont Luxmore depuis le parking Kepler Track Carpark, théoriquement une randonnée de 13h aller/retour.

Nous partons un chouïa tard étant donné la distance que l’on souhaite parcourir, mais nous mettrons les bouchées double ! 1h30 théorique pour atteindre le premier point Brod Bay mais que nous bouclons en 1h. En effet, c’est du plat et le cadre est sympa car nous progressons toujours entre les fougères arborescentes et longeons le joli lac Te Anau. La suite du chemin est tout autre, c’est une ascension de 3h30 théorique qui nous attend mais que nous effectuerons en 2h45 avec une pause déjeuner au bord des falaises de calcaire. Sur la route, nous rencontrerons enfin le seul perroquet qui vit en montagne, le Kéa. Nous l’attendions depuis un moment et voilà qu’un groupe de 4 kéas se trouvent en face de nous. On aurait dit un groupe de randonneurs qui descendait la Kepler Track, en tout cas, ils ne sont pas farouches du tout.

Nous atteignons finalement les hauteurs et la vue est tout simplement dingue ! Le lac qui caresse le flanc des falaises, c’est juste fou. Nous continuons notre marche jusqu’à la “Luxmore Hut” encore quelques minutes, la “Hut” se situe à 1085 mètres d’altitude. Nous croiserons même un mec qui fait l’ascension en courant, de quoi nous foutre clairement les boules ^^. En tout cas, c’est l’occasion de faire une pause et de relâcher les muscles.

Nous poursuivons avec toujours cet objectif d’atteindre le sommet du mont Luxmore qui culmine à 1472 mètres. Pour cela, encore quelques kilomètres où ça grimpe lentement, où le vent glacial souffle sans ménagement mais surtout où le paysage nous ravit.

À quelques mètres du sommet, Janaïna décide de se reposer tandis que je grimpe jusqu’au pic du mont Luxmore. Autant vous dire que c’est superbe, je suis seul au monde devant cette immensité. Enfin non, pas si seul car un kéa est en train de grignoter les autocollants de quelques barres de fer posées là… Et c’est lorsque je redescends que je m’aperçois qu’il m’attend auprès de Janaïna. Quel curieux celui-là !

Il se fait déjà tard, presque 17h00, nous nous activons donc pour tenter de boucler la descente avant la tombée de la nuit. Alors que nous nous rapprochons gentiment de la voiture, nous sentons que nos jambes commencent à devenir lourdes et que la fatigue est bien présente. Il est maintenant 20h45 lorsque nous atteignons la voiture, nous aurons marché 34 kilomètres et nous en sommes plutôt fiers ! Cependant, nous avons une flemme intergalactique pour cuisiner, nous ferons donc quelque chose de rapide ! Et prenons la route en direction des fjords car il nous est impossible de dormir sur le parking de la Kepler Track. La route est très sombre, nous croiserons deux opossums sur l’asphalte dont un que nous avons failli percuter, nous nous arrêterons vite fait sur le parking d’un début de randonnée près du lac Mistletoe car la fatigue nous gagne et c’est mieux ainsi.

Nous nous lèverons tôt afin de ne pas nous faire embêter par les rangers, et le spectacle au réveil est sacrément beau.

La route pour rejoindre les Milford Sound est superbe, nous nous enfonçons dans les montagnes que nous traversons parfois dans de longs tunnels à voie unique.

Afin de découvrir les fjords de Milford Sound comme il se doit, nous avons réservé une croisière de 2 heures en bateau depuis le site Bookme, qu’on pourrait comparer à Groupon chez nous. Nous paierons donc 40 $NZ par personne soit une activité à 46€ pour nous 2. Ce fjord encerclé par les montagnes présente un point culminant à 1692 mètres d’altitude, le Mitre Peak qu’on ne peut pas manquer à moins que la météo soit capricieuse. Pour nous, le temps est plus que clément :).

Cette croisière, c’est l’occasion d’aller au plus près des fjords, de l’embouchure de la mer de Tasman, de découvrir des lions de mer en pleine séance de bronzage, des dauphins si vous êtes chanceux, de prendre un petit coup de brumisateur lorsque le capitaine du bateau nous conduit au plus près des cascades, en somme d’en prendre plein les yeux et de créer une nouvelle fois un souvenir qu’on n’oubliera pas de si tôt.

Sur le trajet du retour, nous nous arrêterons à Chasm Falls, 5 à 10 minutes à pied suffisent pour y parvenir depuis le parking. Le plus dingue à cet endroit, c’est ces rochers sculptés par la puissance des eaux et de la cascade. Un peu plus loin sur la route, nous voyons un arbre couché sur la rive du lac, un bon terrain pour des enfants comme nous.

Avant de reprendre la route vers la célèbre ville de Queenstown (située à 3 heures de Milford Sound), le fief des sports extrêmes de la Nouvelle-Zélande, nous déjeunons sur une aire de repos où de maigres cascades déferlent sur les flancs de montagnes, une nouvelle fois accompagnés d’un kéa.

Nous trouvons un superbe coin où dormir, au pied du Lac Wakatipu, le plus grand lac de Nouvelle-Zélande affichant 80 kilomètres au compteur. Nous partageons ce vaste endroit avec des voyageurs mais aussi avec des gipsy qui vont de villes en ville afin de présenter des spectacles et des repas. Nous n’avons pas pris de photos mais ces derniers possèdent des petites maisons mobiles plus incroyables et farfelues les unes que les autres.

Nous nous baignerons dans le lac malgré la fraîcheur des eaux, heureusement le soleil était clairement au rendez-vous.

Si vous souhaitez faire du jetboat , rendez-vous à Arthurs Point. Vous effleurerez les falaises sur ce bateau qui génère sa puissance simplement grâce à l’eau sur lequel il navigue. L’activité coûte minimum 76€, (nous sommes donc passés à côté… mais vous pouvez vous renseigner toujours sur le site Bookme pour la réserver) mais avons pu l’observer car nous sommes curieux.

Pour le déjeuner, tous les blogueurs voyage nous ont vendu ce restaurant qu’est le Fergburger alors nous avons fait les moutons mais nous n’avons pas été déçus. Les burgers sont très bons mais il faut s’armer de patience pour être servis (l’attente vaut largement le coup) ! Nous déambulerons dans le centre-ville afin de faire descendre tout ça et nous comprenons tout de suite l’engouement qu’ont les gens pour Queenstown. Ce lac, cet arrière-plan montagneux, ça grouille de partout !

Nous foulerons les allées des jardins de Queenstown, très fleuries en cette période mais aussi où se joue une activité plutôt insolite, le disc golf. Ce jeu est basé sur les règles du golf sauf que l’on utilise un frisbee qu’il faut déposer dans un filet métallique, il faut avoir un sacré lancer car au vu des essais de certains, ça a l’air vraiment galère.

Nous pesons le pour et le contre, mais nous laissons Glenorchy pour une prochaine fois, ville dans la continuité de la route de Queenstown. S’y trouve plusieurs endroits où ont été tourné des scènes du Seigneur des Anneaux, mais d’après certains il faut vraiment se projeter pour reconnaître l’endroit. Bref, nous poursuivons vers le fameux site de Wanaka, un peu plus au nord.

Sur la route, nous passerons dans la vallée de Cardrona qui est connue pour sa clôture de soutiens-gorge. À multiples reprises, les fermiers les ont enlevés, ce qui, au contraire, fit parler de l’endroit et ramena encore plus de soutiens-gorge ;). Pas d’explication quant à l’arrivée des premiers soutiens-gorge, toujours est-il que maintenant s’y trouve une petite boîte aux lettres recueillant des contributions pour la fondation néo-zélandaise du cancer du sein (NZBCF).

Arrivés à Wanaka, nous projetons de dormir dans notre 4ème camping payant, le Luggate Albion Cricket Club Campground. Beaucoup d’avis négatifs sur cet endroit car le propriétaire est un vieux grincheux fini mais si vous respectez les règles, vous apprécierez votre nuit. Surtout quand elle ne vous coûte que 3€ par personne avec un coin douche et quelques ports USB si vous souhaitez charger vos téléphones et tablettes.

Nous discutons avec un voyageur suisse et planifierons nos visites de demain sachant que la météo est sensée se gâter dès le début d’après-midi. C’est avec une grande déception que nous apprenons sur le site du département de la conservation (ceux qui s’occupent des parcs et de la nature néo-zélandaise) que la randonnée phare de Wanaka, la Roys Peak Track de 16 kilomètres aller/retour, est fermée à cette période pour cause d’agnelage, c’est-à-dire de la mise bas des agneaux. Déception, car ça avait l’air vraiment top, regardez par ici sur le blog d’amis blogueurs.

Dans tous les cas, le lendemain, nous allons dans un premier temps voir l’arbre le plus photogénique de Wanaka situé au bord du lac du même nom.

Finalement, comme consolation de la randonnée Roys Peak que nous ne pouvons faire, nous faisons celle qui se nomme Diamond Lake & Rocky Mountain. Pas aussi impressionnant, mais nous avons tout de même apprécié le final. L’ascension est progressive et nous passons dans un premier temps devant le Diamond Lake. Puis deux chemins s’offrent à vous,  le chemin est et le chemin ouest (qui vous permettront de faire une boucle). Nous empruntons le chemin ouest sans vraiment choisir et atteignons enfin le sommet après quelques efforts. Et quel vue ! Un panorama à 360° sur le lac, et derrière nous des montagnes qui semblent caresser le ciel. Finalement, une belle alternative :).

Voilà, voir de si belles choses à la suite en si peu de temps, autant vous dire qu’on y prend goût. On vous réserve tout de même encore plein d’autres surprises. Alors soyez patients, la suite arrive bientôt !

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