Adélaïde est l’une des villes préférées des backpackers, et on comprend pourquoi ! Il y fait tellement bon vivre… Nous commencerons la visite de la ville par la Haigh’s Chocolate Factory à la périphérie du petit centre ville qui est bordé tout du long de parcs plus ou moins entretenus et verdoyants.

Le fondateur de la chocolaterie, qu’il crée en 1915 (il a suivi ses cours en terre helvète), en a fait un héritage plutôt lucratif car l’endroit, au vu des clients qui abondent dans la boutique, semble très réputé !

Des visites guidées gratuites débutent en début d’après-midi et ce, toutes les demi-heures jusque 15h. Nous avons eu le droit à une petite histoire sur la création, la petite famille qui gère la chocolaterie et sur l’expansion qui résulte de la réussite de l’entreprise. Janaïna ne sera pas tellement impressionnée par les différentes machines ou les méthodes de fabrication (moi, un chouïa plus même si je commence à connaître ce domaine par le biais de Jaja), savoir-faire qui semble ne pas pouvoir sortir du laboratoire (en effet, pas de photos permises !). Mais ce fut tout de même intéressant, nous imaginons, pour les méconnaisseurs, et puis même si ça vous fait chier, vous aurez quand même le droit de déguster quelques chocolats :).

Nous irons garer ensuite notre Dundee près du quartier chinois pour se rapprocher du Central Market, où nous verrons des choses magnifiques… à des prix magnifiques ! Car oui, qu’est-ce que la gastronomie française nous manque… Lorsque nous croisons le regard d’un morceau de raclette à 55 AUD le kilo ou d’une pâtisserie hors de prix, on se dit qu’heureusement notre estomac n’a pas d’yeux car ça lui infligerait une sacrée peine de passer à côté de ça !

À la sortie du marché, nous retrouvons la City illuminée par un soleil fervent. Quelle joie d’y battre le pavé en admirant les beautés architecturales modernes et contemporaines de la ville (le Victoria Square, la Cathédrale St Francis Xavier, l’Université Carnegie Mellon, la Cour des Magistrats, …).

Nous passerons également devant une boutique à l’allure très originale qui vendait toute sorte de sucreries (nous avons tout de suite pensé à la boutique des frères Weasley dans Harry Potter…) et irons prendre un café chez “Please, say please“, petite boutique mignonne proche de l’artère principale, tandis que nous admirons un batteur de rue complètement fêlé, genre de spectacle que l’on voit régulièrement dans les grandes villes.

Nous irons ensuite au nord de la ville afin de situer la bibliothèque pour le lendemain et continuerons la ballade jusqu’à l’Elder Park et la rivière Karrawirra Parri qui serpente au bas du Stadium de Rugby l’Adélaïde Oval. C’est d’un calme très agréable, on se dit alors que nous allons faire du pédalo histoire d’apprécier l’endroit tandis que les cygnes nagent en paix et que les pigeons à crête picorent à côté… c’était sans compter sur le prix affiché à 20 AUD pour quelques minutes !

Nous bouclons la boucle et rejoignons le van qui, à notre grande surprise, est décoré d’un papier sur le pare-brise. Et merde, 50 AUD d’amende dans l’os ! En même temps leurs panneaux de stationnement sont tellement incompréhensibles aussi…

Nous irons dormir près de Semaphore, au nord d’Adélaïde. Beaucoup d’autres vans sont déjà sur les nombreuses places de parking qui surplombent la mer. Nous aurons une vue incroyable sur le coucher de soleil, nous nous lasserons jamais de ces couleurs préambules à la nuit.

Le jour d’après comme prévu, nous irons à la Bibliothèque. Nous nous garerons dans un endroit gratuit à la périphérie des parcs et des terrains de cricket sur Greenhill Road et rejoignerons le Central Market pour y déjeuner. Les prix n’étant pas donné comme nous l’avions dit plus tôt, nous nous résignerons à un stand classique, nous y mangerons sans pour autant nous régaler…

L’après-midi passée, l’article posté nous retournons à Sémaphore, là où nous avons dormi la veille. Nous ferons une petite lessive avant et nous accorderons une soirée junk food avec une pizza bien grasse !

Nous rencontrerons un couple de français en plein dîner, blasés de l’Australie ! Ils ne voyaient que les kilomètres et non les choses qu’il y avait autour (ils ont bossé 1 mois près de Perth et sont directement venus à Adélaïde en se posant la question si ça valait le coup, sachant qu’ils avaient laissé derrière eux, dans le Western Australia, d’innombrables trésors que nous avons hâte de découvrir). Leurs ressentiments envers le pays du kangourous ne nous atteignent pas, au contraire, nous nageons en plein bonheur !

Pour digérer ces calories superflues, nous nous baladerons le long de la plage jusqu’à atteindre une micro fête forraine près d’une jetée où les lumières étaient magnifiques !

Après avoir accordé quelques crédits à cette jolie ville qu’est Adélaïde, nous rejoignons le nord afin de découvrir le parc national des Flinders Ranges. Des nouveaux lacs de sel apparaissent sur notre route, projetant leur reflets rosés jusqu’à nous.

1h30 – 2h après la route principale, nous atteignons finalement le parc national des Flinders Ranges après avoir traversé les villes de Quorn et Hawker.

L’entrée est payante, des petits abris avec enveloppe et description des lieux font office de passe-droit. Il n’y a plus d’enveloppes, nous tentons donc de nous approcher de l’accueil du parc pour pouvoir régler la visite. L’endroit est sec, majestueux avec ces roches qui s’animent à l’horizon. Les émeus et les nombreux kangourous n’hésitent pas à nous saluer lorsque nous les croisons, c’est comme un safari dans un air de désert australien !

L’accueil à Wilpena semble fermé, c’est vrai que nous sommes dimanche (en bref, il nous aurait fallu payer 10 AUD pour le véhicule et 26 AUD pour une nuit de camping sans électricité à Wilpena, sinon 14 AUD sur les autres aires de camping) ! Le camping avoisinant ne donne pas envie d’y séjourner alors nous nous enfonçons dans les terres, empruntant la gravel road à une vitesse modérée pour laisser passer les kangourous qui traversent la route et pour admirer le paysage qui nous oblige à nous sentir tout petit dans la vallée de Bunyeroo.

Nous avons de la chance car il y a très peu de visiteurs, c’est comme si nous étions en tête à tête avec le parc national, et c’est un privilège car c’est de toute beauté :). Au lieu de nous terrer dans un camping, nous nous garons dans un car park à deux pas de l’axe principale. De quoi se rafraîchir (et se dépoussiérer) et s’installer au cœur de la nature.

Le lendemain, contrairement aux panoramas exceptionnels que l’on trouve à Bunyeroo, nous longeons les gorges de Brachina où les routes sont très caillouteuses (heureusement, pas de crevaison !).

Nous croiserons une araignée commune (on dirait une “garden orb weaver“) vers la fin de notre rando 4×4, ainsi qu’un petit varan qui cherche à tout prix à se prélasser en plein milieu de la route.

Nous recroiserons une famille d’émeus sur le chemin du retour, une façon de nous dire “à bientôt” ! Car les jours qui suivent vont être longs, oui on traverse quasiment tout le pays sur la Nullarbor. Suite au prochain épisode :D.

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